04/05/2016

Le festival Jazz à Liège fait peau neuve

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Il n’y a pas que le rock et l’électro dans la vie. Régnant en maître sur la programmation des festivals musicaux, ces deux genres ultra-populaires laissent heureusement de temps en temps la place à d’autres styles que l’on a moins souvent l’occasion d’entendre. Ce sera notamment le cas du 10 au 14 mai avec le festival Jazz à Liège, une référence internationale dans son domaine de prédilection.

On ne présente évidemment plus cet évènement prestigieux, qui connaîtra cette année sa 26ème édition. Véritable référence pour tous les amateurs du genre, Jazz à Liège reste pourtant tout aussi moderne et dynamique que le style musical qu’il met en valeur. Le festival a ainsi complètement délaissé sa formule traditionnelle pour faire peau neuve cette année. Il ne nous fixera dès lors plus rendez-vous au Palais des Congrès, mais dans huit salles différentes disséminées aux quatre coins de la cité ardente.

Un village couvert sur la Place Xavier Neujean

Le quartier général de l’évènement sera désormais fixé sur la Place Xavier Neujean, le nouveau point central de la culture à Liège depuis les ouvertures successives du cinéma Sauvenière, de la Cité Miroir et du Reflektor. Tous les jours dès 17h, un village couvert y prendra vie en permettant aux spectateurs de prendre l’apéro ou de casser la croûte en musique avant de se rendre à l’un ou l’autre concert. Parmi ceux-ci, ce sont évidemment ceux organisés au Forum qui retiendront le plus l’attention. Avec l’icône de la French Touch St-Germain le 13 mai et l’illustre pianiste Brad Mehldau (photo) le lendemain, Jazz à Liège s’est à nouveau doté de deux têtes d’affiche absolument incontournables.

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C’est pourtant du côté de la place Xavier Neujean que le cœur du festival battra le plus fort, avec des soirées-concerts organisées conjointement au Reflektor, à la Cité Miroir, au Théâtre de la Halte et à la Brasserie Sauvenière. Et s’il est impossible de détailler ici tout le programme, on s’en voudrait de ne pas pointer la venue du Sal La Rocca Trio le 10 mai à la Cité Miroir, d’Aka Moon (photo) le lendemain au Reflektor, du Bart Defoort Quintet le 12 au Sauvenière ou encore la soirée Ca Balance prévue le 13 au Théâtre de la Halte. Avec une affiche aussi riche et variés, les fans de jazz vont en prendre plein les oreilles.

 > Festival Jazz à Liège, du 10 au 14/05 au Forum, à la Cité Miroir, à la Brasserie Sauvenière, au Théâtre de la Halte, au Théâtre de Liège et à la Salle Académique de l’ULg. Des tickets pour un jour et un lieu sont disponibles à partir de 20 euros. Les pass 5 jours pour tous les lieux sont disponibles pour 120 euros. 75 euros pour un accès illimité au Reflektor, à la Brasserie Sauvenière, à la Cité Miroir et au Théâtre de la Halte.
 > Préventes notamment disponibles à la Maison du Jazz, au Forum et sur www.jazzaliege.be

27/04/2016

Dalton Telegramme réussit son passage au format long

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Un premier album représente toujours une étape particulière dans la carrière d’un groupe. Déjà auteurs de 2 EP’s en 2013 et 2014, les liégeois de Dalton Telegramme ont récemment publié « Sous la Fourrure », un recueil de 12 titres aux jolies sonorités folk. Un disque sincère et pleinement abouti qu’ils viendront présenter le 26 mai prochain au Reflektor. Portrait.

L’histoire de Dalton Telegramme a commencé en 2009, lorsque le chanteur et guitariste Quentin Maquet décidait de monter un groupe avec ses acolytes Olivier Cox (batterie), Rémi Rotsaert (guitare) et Bernard Thoorens (basse). Après quelques mois de répétition, le groupe se distingue en remportant coup sur coup le Franc’off de Spa, le concours Musique à la française, « Les Talents Acoustic » sur TV5 Monde puis « Du F. dans le texte ». Ces nombreux succès ont boosté la confiance de ce quatuor qui pratique un joli mélange de folk, de musique country et de chanson française. Un genre musical que l’on retrouve souvent au Québec, mais pratiquement jamais de ce côté de l’Atlantique.

« C’est en allant nous produire en concert à Montréal que nous nous sommes rendus compte que d’autres artistes avaient choisi la même voie que nous », confie Quentin Maquet. « En Europe, la majorité des groupes qui pratiquent ce style de musique sont anglophones. Nous sommes dès lors toujours très heureux de nous produire là-bas, car cela nous permet de découvrir de nouvelles influences. Ce sera sans doute le cas dans les mois qui viennent, puisqu’après la Belgique, la France et la Suisse, notre premier album est en passe de sortir au Canada. »

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Des passages enregistrés en pleine nuit après une soirée arrosée

Pour l’enregistrement de son nouveau bébé, Dalton Telegramme s’est rendu à La Chapelle, un studio situé du côté de Waimes. Disposant de plusieurs chambres insonorisées, il offre la particularité de permettre aux musiciens de jouer tous ensemble au même moment. « C’est principalement pour cette raison que nous avons décidé d’aller là », explique Quentin Maquet. « Nous voulions pouvoir enregistrer dans les conditions du live, pour donner un aspect authentique et spontané à l’ensemble. Et comme l’endroit est situé à près d’une heure de route de Liège, nous avons décidé de travailler en vase clos, en nous enfermant sur place pendant une quinzaine de jours. Nous avons fait appel au producteur et guitariste français Seb Martel, qui a notamment travaillé avec M et Camille dans le passé. On peut vraiment dire qu’il nous a poussés dans nos derniers retranchements, en nous faisant jouer pendant de longues heures pour obtenir le résultat souhaité. Il nous arrivait même de reprendre nos instruments en pleine nuit, après avoir soupé tous ensemble et bu quelques verres. Il y a un morceau sur le disque où on nous entend souffler dans des bouteilles vides. Ce n’était pas du tout prémédité, nous venions simplement de les achever. »

C’est ce disque taillé pour les longues traversées en voiture et les bonnes soirées entre potes que Dalton Telegramme viendra présenter le 26 mai prochain au Reflektor. Pour l’occasion, le quatuor a prévu une soirée riche en surprises, avec notamment quelques invités de marque. Ces quatre-là ont beau rêver de grands espaces, ils n’ont pas oublié le sens de la fête qui caractérise la cité ardente.

 > Dalton Telegramme – « Sous la Fourrure », disponible chez les disquaires et sur toutes les plateformes de streaming et de téléchargement.
 > En concert le 26/05 au Reflektor (12 euros).

22/04/2016

Une expo pour découvrir les coulisses des Ardentes

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Dix ans de bonne musique, ça se fête ! Inauguré en 2006 avec la venue d’Indochine en apothéose, le festival liégeois Les Ardentes célèbrera cette année son dixième anniversaire. A l’affiche, on retrouvera la même bande à Nicola Sirkis, mais aussi quelques pointures internationales telles que Pharell Williams, Suede et Mark Ronson. Histoire de déjà nous plonger dans l’atmosphère toute particulière de la grand-messe, une exposition retraçant ses 10 premières éditions a lieu en ce moment au Reflektor, la célèbre salle de concert du centre de Liège. L’occasion de se souvenir des grands moments déjà vécus sur la plaine de Coronmeuse, mais aussi de découvrir quelques aspects insoupçonnés de l’évènement.

On doit la mise en place de cette exposition à Alexia Bemelmans et Guillian Pirotte, deux étudiants de la Haute Ecole de la Province de Liège qui ont rejoint l’équipe des Ardentes pour leur stage de fin d’études. Photos, vieilles affiches, ancien merchandising et une dizaine de vidéos, tout a été mise en place pour nous plonger dans l’atmosphère toute particulière du festival. « L’expo est divisée en plusieurs thématiques », précise Alexia Bemelmans. « Nous évoquons bien entendu les principaux artistes qui se sont produits sur la plaine de Coronmeuse, mais aussi les bénévoles et les organisateurs des Ardentes. En entrant, les visiteurs reçoivent une tablette numérique qui leur permet de visionner des petits films grâce à la réalité augmentée. On y retrouve des extraits inédits de concerts et des interviews de personnes qui gravitent autour du festival. Ma partie préférée, c’est celle où l’on découvre tous ceux qui travaillent tout au long de l’année pour organiser l’évènement. Quand on y assiste en tant que spectateur, on est loin d’imaginer tous les petits détails qui doivent être mis en place pour que tout se déroule parfaitement. »

L’exposition sera visible gratuitement jusqu’au 27 avril au Reflektor. Si vous vous étiez toujours demandé à quoi ressemblaient les coulisses des Ardentes, c’est le moment où jamais.

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Les groupes débutants invités à ouvrir le festival cet été !

Ils sont nombreux, les artistes qui rêvent de se produire aux Ardentes. Et parmi eux, les liégeois sont évidemment aux premières loges. Cette année, les organisateurs du festival ont décidé d’offrir aux jeunes groupes débutants de Wallonie et de Bruxelles l’occasion de se produire en ouverture de leur grand-messe annuelle. Ils ont pour cela mis en place un concours dont la finale aura lieu le dimanche 19 juin au Reflektor. Concrètement, les artistes intéressés ont jusqu’au 10 mai pour déposer leur candidature via le site internet www.skynet.be/fr/musique/proximus-band. Trois finalistes seront choisis par les programmateurs des Ardentes et un quatrième par le vote du public. Le vainqueur sera désigné par un jury composé de professionnels. Ils éliront le groupe qui ouvrira la prochaine édition du festival le mercredi 6 juillet. Rock-stars en herbe, bonne chance !

 

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