04/02/2016

Benjamin Schoos dévoile son côté fleur bleue

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Avec lui, un album en cache toujours un autre. A peine un an et demi après « Beau Futur », Benjamin Schoos revient déjà dans les bacs des disquaires avec « Night Music, Love Songs », son nouvel album studio. Un disque à la fois tendre et attachant, où le chanteur sérésien révèle un côté fleur bleue qu’on ne lui connaissait pas encore. Décidément, celui qui s’est d’abord fait connaître sous le pseudo de Miam Monster Miam n’est jamais là où on l’attend.

« Night Music, Love Songs » est le troisième disque publié par Benjamin sous son nom de baptême. Après le rétro-futuriste « Beau Futur », il s’attaque ici à un autre genre : la pop romantique. « J’aime que mes albums forment un tout, qu’ils soient plus qu’une simple collection de chansons », confie-t-il. « Pour celui-ci, tout est parti de vieux synthétiseurs que je collectionne depuis des années et sur lesquels je me suis mis à composer. Comme j’ai écrit tous les morceaux de ce disque pendant la nuit, j’ai spontanément ralenti le tempo et joué des chansons assez douces. Ce sont donc les instruments que j’ai choisis qui ont déterminé la couleur générale de l’album. Sur des mélodies aussi apaisées, je ne pouvais que parler d’amour. »

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Des textes signés par son vieux complice Jacques Duvall

Pour ce faire, Benjamin a encore une fois fait appel à Jacques Duvall, son comparse depuis de longues années. L’homme que l’on retrouve derrière quelques uns des plus grands succès de Lio, Jane Birkin ou encore Alain Chamfort a sorti sa plus belle plume pour signer des textes à la fois romantiques et terre-à-terre. « Depuis le temps que l’on travaille ensemble, Jacques et moi nous entendons à merveille », sourit Benjamin. « Quand je lui ai fait écouter les morceaux, il a tout de suite compris dans quelle direction je voulais aller. Il faut dire que nous avons déjà co-signé plus de 300 chansons, lui et moi. On peut vraiment dire qu’on se comprend les yeux fermés. »

Cette belle complicité a donné naissance à un disque doux et sensible, où l’ancien trublion du « Jeu des Dictionnaires » laisse pour une fois tomber le second degré pour se montrer tout simplement tendre et émouvant. Dans un monde où le cynisme et le détachement sont érigés en règles de vie par certains, ce parti pris est aussi courageux que bienfaiteur.

 > Benjamin Schoos - « Night Music, Love Songs  », disponible chez les disquaires et sur toutes les plateformes de streaming et de téléchargement.

Crédit photo : P. Schyns

28/01/2016

The K. vient enflammer la Caserne Fonck

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Il ne faut jamais se fier aux apparences. A première vue, les membres de The K. sont des jeunes gens aimables et polis, voire même un peu réservés. Mais dès qu’ils se produisent en concert, ces trois-là se transforment en bêtes de scène. Déjà connu pour leurs prestations explosives et habitées, Sébastien, Sigfried et Geoffrey ont dévoilé une nouvelle facette de leur personnalité avec « Burning Pattern Etiquette », leur deuxième album studio. C’est ce disque à la fois soigné et hargneux qu’ils viendront présenter ce samedi aux écuries de la Caserne Fonck. Show devant.
 
Tous ceux qui les ont déjà vus sur scène vous le diront : The K. en live, ça déménage. Balançant fièrement leur punk-rock rageur et tendu, ces trois excellents musiciens ont aussi un talent inné pour assurer le show. Il suffit de les voir descendre de scène et se produire au milieu du public avec tous leurs instruments, batterie incluse, pour se dire que ces trois-là n’ont pas froid aux yeux. Cette capacité à transformer leurs concerts en véritable évènement, les liégeois l’ont acquise sur les planches, en n’hésitant pas à se confronter à tous les types de public. « Dès nos débuts, nous avons voulu nous produire un peu partout, y compris à l’étranger », explique Sébastien, le chanteur et guitariste de la bande. « Pour nous, cela semblait trop confortable de ne jouer que devant des amis ou des gens qui avaient déjà entendu parler de nous. Cela nous a valu quelques galères, mais aussi de très bons souvenirs, notamment lors d’une tournée en ex-Yougoslavie. Quand tu arrives dans une petite salle au Monténégro et que personne dans le public ne parle le français, tu sais que tu as intérêt à assurer. »

The K - pochette de Burning Pattern Etiquette (c) libre de droits.jpg

Un deuxième opus plus travaillé
 
Le revers de cette démarche, c’est que le groupe s’est fait plutôt rare sur ses terres. Ces derniers temps, The K. a ainsi accumulé les dates en Flandre, en France et dans les pays de l’Est, mais il ne s’est presque jamais produit en région liégeoise. Un mal qui sera enfin réparé samedi prochain, à l’occasion de leur concert à la Caserne Fonck. Ils y seront pour défendre « Burning Pattern Etiquette », un deuxième album plus mature et travaillé que son prédécesseur. « Notre premier disque, c’était quasiment du live », résume Sébastien. « On branchait nos instruments et on enregistrait directement, souvent en une ou deux prises. Pour ce deuxième opus, nous avons voulu travailler différemment, en essayant d’apporter plus de nuances et de profondeur. Des musiciens extérieurs au groupe sont par exemple venus jouer sur l’un ou l’autre morceau. Cela nous a permis de découvrir une nouvelle approche, tout en conservant notre énergie brute pour la scène. » A ce niveau-là, on peut leur faire confiance. Les trois gars de The K. ne sont pas du genre à en garder sous la pédale.
 
 > The K. - « Burning Pattern Etiquette » - disponible chez les disquaires et sur les plateformes de téléchargement.
 > En concert le 6 février aux écuries de la Caserne Fonck (€ 8).
 > www.thek.be  

Bigflo et Oli, nouvelle coqueluche des Ardentes

20160106121834970-0.jpgDeux chroniqueurs de « Touche Pas à Mon Poste » se produiront cet été aux Ardentes. Les messieurs regretteront peut-être qu’Enora Malagré ne figure pas dans le lot, elle qui représente l’atout-charme de la célèbre émission diffusée sur Plug RTL. Mais les plus jeunes se réjouiront sans doute en apprenant qu’il s’agit de Bigflo et Oli, les deux jeunes rappeurs qui ont récemment intégré le casting du show orchestré par Cyril Hanouna. Révélés par un premier album qui s’est directement classé parmi les meilleures ventes de l’année en France, en Belgique et en Suisse, les frères Florian et Olivio Ordonez font partie des petits chouchous de l’équipe des Ardentes, qui les programme déjà pour la troisième fois dans leur festival. A chaque fois, le duo a pu compter sur sa popularité grandissante pour se hisser de plus en plus haut à l’affiche. C’est qu’en plus d’un réel talent dans l’écriture de morceau et d’une belle aisance sur scène, les deux toulousains peuvent compter sur leur forte personnalité pour séduire leur public. La semaine dernière, quelques jours à peine après avoir intégré l’équipe de « Touche Pas à Mon Poste », ils refusaient ainsi de se présenter sur le plateau de l’émission sous prétexte que l’actrice française Véronique Genest y était invitée. Il est vrai que les propos ouvertement islamophobes de l’interprète de Julie Lescaut ne cadrent pas vraiment avec les messages d’ouverture et de respect prônés par les deux rappeurs dans leurs morceaux. Ne vous fiez pas à leurs gueules d’anges et leurs sourires narquois : ces deux petits français ont de la suite dans les idées.

 

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