• La saison des festivals n’a pas dit son dernier mot

    Labiur5 (c) libre de droits.jpgIl n’y a plus de saison ma p’tite dame, même pour les festivals. Alors que la durée des journées et le climat maussade trahissent sans vergogne l’inéluctable arrivée de l’hiver, les grands ramdams musicaux continuent à garnir les agendas des amateurs de musique live. Deux évènements du genre sont ainsi programmés dans les jours à venir en région liégeoise : l’Unifestival et un petit nouveau, le Rockhody.

    Rapidement devenu un rendez-vous incontournable de la rentrée scolaire, l’Unifestival n’est pas réservé aux seuls étudiants de l’ULg. La preuve en est qu’il attire généralement plus de 10 000 personnes sur le site du Sart-Tilman. Avec son entrée gratuite, ses trois scènes et son affiche faisant la part belle au rock, à l’électro et aux artistes du cru, les ingrédients de ce succès ont encore été repris pour cette septième édition. On pourra ainsi notamment voir à l’œuvre Chickfight, Scrap Dealers, Volver et The Larsens Lupins, autant de formations en vue sur la scène rock locale. La liégeoise Labiur sera elle aussi de la partie. L’ancienne candidate de Secret Story aura sans doute à cœur de rappeler à tous qu’avant de devenir la coqueluche de la Maison des Secrets, elle était déjà une auteur-compositrice incroyablement douée pour faire danser les foules. Parmi les autres artistes chargés d’animer la fin de soirée, on pointera quelques habitués des nuits liégeoises tels Junior, Warrior Bros ou encore l’excellent Nico Grombeer, tandis que le DJ Parisien Don Rimini se produira en tête d’affiche. On peut compter sur lui pour faire des étincelles.

    Une première affiche qui en jette

    Superlux2 (c) libre de droits.jpgDeux jours plus tard, c’est dans la rutilante salle Ly Hody’s d’Anthisnes que l’on vous fixe rendez-vous pour la toute première édition du Rockhody, un évènement organisé par le Comité des Fêtes du village local. Loin de la Foire aux boudins que nous réservent parfois les associations du même genre, le Rockhody nous propose ici une affiche à la fois pointue et bigrement alléchante. On y retrouvera notamment les brabançons de Crazy Lady Madrid, The High Dolls, 14 Weeks et le combo électro-pop Superlux, décidément omniprésent depuis la sortie de son troisième album en mai dernier. Avec autant d’atouts dans son jeu dès sa première mouture, on parie déjà que le Rockhody ne se limitera pas à ce coup d’essai.

    • Unifestival, le 3/10 (17h-2h) sur le campus de l’ULg-Sart Tilman (gratuit).
    • Rockhody, le 5/10 à la salle Ly Hody’s d’Anthisnes. Préventes (18 euros au lieu de 25 sur place) disponibles sur www.ticketnet.be
  • Le premier livre d’Eric Simon: « Les pelotons d’éclaireurs régimentaires »

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    Un premier livre, c’est toujours un événement marquant dans la vie d’un auteur. A 49 ans, le Liégeois Eric Simon nous présente son premier opus intitulé « Les pelotons d’éclaireurs régimentaires » dans lequel il met en lumière un fait historique oublié dont on ne parle que très peu dans les récits historiques : les petites unités oubliées de la seconde guerre mondiale.

     

    Né à Verviers mais Liégeois d’adoption, Eric Simon est un historien de formation qui a bourlingué. Ce premier ouvrage est le résultat d’une réflexion de plus de dix ans. « Tout a démarré comme dans une histoire de Tintin », nous explique l’auteur. « Il y a une dizaine d’années, je suis tombé sur des revues militaires dans un marché aux puces à Bruxelles. Ces revues de 1938 parlaient de minuscules unités de combat dont personne n’avait jamais entendu parler. Je me suis passionné pour ce fait historique très peu connu du grand public. Ce fut un véritable coup de cœur pour ces hommes oubliés qui se sont sacrifiés pour le bien de tous. » Commence alors pour notre homme de longues années de recherches minutieuses. « Je suis tombé sur l’histoire d’un Ostendais de 94 ans qui est toujours en vie et qui avait participé à ces unités un peu spéciales. C’est d’ailleurs lui qui est en couverture de mon livre. Je l’ai eu plusieurs fois au téléphone, mais nous nous sommes jamais rencontrés. C’est prévu dans les prochaines semaines. Je me réjouis de lui montrer mon livre. » Eric Simon s’est également appuyé sur le témoignage d’enfants et de petits-enfants de membres de ces unités oubliées. « C’était des personnes comme vous et moi, des anonymes, des résistants ou encore des militaires. Leurs rôles était très discret mais très important dans le déroulement des opérations. » Un point qui interpelle dans le livre d’Eric Simon est celui posé sur les motos. « En effet, j’ai remarqué que plusieurs passionnés de motos avaient été interpellés par mes descriptions des véhicules de ces unités. Nombreux étaient ceux qui se déplaçaient en motos FN, Sarolea ou encore Gillet. Elles son représentées en photos dans mon livre et je sais que cela passionne de nombreux lecteurs. » Un premier ouvrage qui comporte 608 pages et qui est remarquablement illustré. « La premier quart du livre s’atèle à la présentation générale des faits. Les trois quarts restants parlent de l’historique des 54 pelotons avec de nombreuses anecdotes, des petites histoires et des flashs historiques. » Ce premier livre est unique en son genre. « C’est le premier qui parle de ce sujet. Il vient combler un vide historique. C’est ce qui m’a motivé en premier lieu. Et je peux déjà vous dire qu’il y a de la matière car il existe d’autres unités oubliées. » Peut-être une piste pour un second ouvrage. « En effet, j’ai d’ailleurs déjà ma petite idée. »

     

    > Éditions Memogrames : Villa Voltaire 65, Chaussée de Nivelles à 7181 Arquennes. 067/63.71.10 et memogrames@yahoo.fr

     

    > Les éditions de la MéMoire. Prix TTC : 66,00 €. Parution : octobre 2013.

  • La première parade « Fieris Féeries » à Seraing le 5 octobre

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    Le samedi 5 octobre prochain se déroulera la première édition de la parade intitulée « Fieris Féeries » à Seraing. Une grande première menée conjointement par le Centre Culturel de Seraing et le Centre d’Action Laïque de la commune. Près de 800 figurants, amateurs, bénévoles, enfants et professionnels seront de la partie afin de participer à l’avenir de la commune.

     

    En tout, c’es cinq tableaux et autant de thèmes différents qui seront présentés dans cette parade socioculturelle. Mercredi dernier, nous avons assisté aux répétitions du groupe des « Jardiniers » qui participera au tableau « Nature ». Composé d’une trentaine d’enfants âgés de 8 à 12 ans et issus des ateliers du mercredi au Centre d’Action Laïque, ces petits artistes en herbe sont coachés par une chorégraphe professionnelle. Le tout sous le regard attentif et bienveillant de la Directrice adjointe du Centre, Cécile Parthoens. « Notre volonté est de faire participer tous les Sérésiens à l’avenir de leur commune », intervient cette dernière. Ces enfants font partie, au même titre que les écoles de cirque et de danse, les 650 amateurs et les 100 artistes professionnels de la parade qui défilera dans les rues de Seraing le 5 octobre prochain. » Attentif au moindre pas de la chorégraphie et à chaque geste posé, les enfants ont réalisé eux-mêmes les costumes qu’ils porteront le grand jour. « Chaque bénévole a créé son propre costume », confirme Cécile Parthoens. « Nous sommes convaincus que la culture peut être un outil très utile dans la construction de l’avenir de Seraing. Nous avons associé les différentes compétences de chaque citoyen afin que tous soient représentés dans cette parade. Une parade haute en couleurs où la diversité sera très présente à l’image de la commune. » Les grands thèmes de cette parade seront la féérie, la convivialité et le burlesque. Le tout dans un état d’esprit festif. « Nous n’allons pas proposer une parade digne de Walt Disney. Nous ne sommes pas dans la démonstration mais plutôt dans la tradition et la proximité d’un art de rue. Il y aura un réel échange avec le public. Notre volonté est de proposer un événement qui correspond à l’image des Sérésiens et de l’avenir de la commune. » Sous le regard attentif de leurs moniteurs, les enfants travaillent comme des vrais pros. « Les enfants comme les adultes mettent énormément de cœur à l’ouvrage. Les répétitions ont lieu depuis quelques semaines déjà au Centre Culturel et au Centre d’Action Laïque. Tous sont supervisés par des professionnels. » Avant de nous quitter, les enfants entonnent en guise d’au revoir les paroles de « Sois Fier Mon Ami », l’hymne créé spécialement pour l’événement par Philippe Anciaux. Un hymne qui sera repris à l’unisson le samedi 5 octobre prochain à partir de 16h00 lors de la grande parade.

     

     

    Esmeralda (12 ans)

    « Je me suis entraînée chez moi »

     

    Du haut de ses 12 ans, Esmeralda est la doyenne du groupe des « Jardiniers ». Issue des ateliers du mercredi du Centre d’Action Laïque, elle prend son rôle très au sérieux. « Je me suis entraînée chez moi durant toutes les vacances. Je joue le rôle d’un sanglier qui vient effrayer les jardiniers. Je suis un peu la grande sœur. »

     

    Aïham (9 ans)

    « J’ai prévenu tout le monde »

     

    Aïham a 9 ans et se réjoui de pouvoir déambuler dans les rues de sa commune. « Je joue le rôle d’un jardinier qui tient un pot de terre. Ce ne fut pas facile d’apprendre la chorégraphie. On y travaille depuis le mois d’avril. J’ai hâte d’arriver au grand jour. J’ai prévenu tous mes amis et la famille pour qu’ils viennent me voir. »