09/01/2014

Junk Shop entre en scène

Junk Shop2 (c) libre de droits.jpgUn premier concert, c’est toujours un moment particulier dans la carrière d’un groupe. Entre stress et impatience, les liégeois de Junk Shop s’apprêtent à connaître cette grisante expérience. Ils ont en plus la chance de pouvoir le faire dans des conditions idéales. Ils se produiront en effet au Centre culturel des Chiroux, qui leur a offert une résidence d’une semaine pour peaufiner leur spectacle dans les moindres détails. Il faut dire que le groupe en est encore à ses premiers balbutiements, mais qu’il n’est pas vraiment constitué de novices en la matière…

Junk Shop est né sur les cendres d’Adrian Bouldt, une formation dont la pop vaporeuse avait connu un joli petit succès au début des années 2000. On y retrouvait déjà Delphine Bouhy (chant), François Petit (guitares, chant) et Michael De Zanet (guitares, clavier). Le trio a été rejoint par le bassiste Denis Muller et le batteur Julien Wollseifen pour donner vie à ce nouveau combo au style beaucoup plus rythmé que son prédécesseur. « L’aventure Adrian Bouldt s’est arrêtée lorsque Delphine est partie vivre au Canada », révèle François Petit. « Quand elle est rentrée au pays, nous nous sommes rendus compte que nos goûts et nos envies avaient évolué. Nous avons donc décidé de repartir de zéro en montant un autre groupe avec de nouvelles compositions. »

Un nouveau style plus remuant

Junk Shop1 (c) libre de droits.jpgUne oreille jetée à la démo postée par le groupe sur Soundcloud permet en effet de remarquer une nette évolution. Les trips contemplatifs d’Adrian Bouldt font désormais place à des morceaux beaucoup plus remuants où se côtoient des influences blues, rock, soul et funk. A l’évidence, François et sa bande ont décidé de faire du neuf avec du vieux. « En Angleterre, les Junk Shops sont des magasins de seconde main où l’on peut trouver toute sorte d’objets dont raffolent les amateurs de style vintage », précise celui qui joue aussi de la guitare au sein de Moladji. « Ça correspond bien à l’esprit de nos morceaux. A l’instar d’artistes comme Jack White ou les Black Keys, on s’inspire des vieux standards en leur apportant une touche plus contemporaine. La formule se veut accessible et la plus efficace possible. Avec Adrian Bouldt, nous étions parfois frustrés de ne pas faire de morceaux dansants. Nous voulons désormais transmettre notre énergie au public et le faire danser. »  Pour découvrir cette opération-charme en avant-première, rendez-vous samedi prochain aux Chiroux.

•    En concert le 18/01 (20h) au Centre culturel des Chiroux (5 euros).

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