17/01/2014

MLCD revient en force

MLCD1 (c) Maelle Andre.jpgMLCD est de retour. Quatre ans après l’album-concept « The Tragic Tale of a Genius », les liégeois reviennent avec « The Smoke Behind The Sound », un quatrième opus qui n’a rien à envier à son prédécesseur.  Plus direct et plus moderne, ce nouveau disque est sans doute le meilleur d’une formation qui a pourtant déjà tout raflé sur son passage.

Comment se remettre en selle quand on a déjà tutoyé les sommets ? C’est sans doute la question que ce sont posés les membres de MLCD lorsqu’ils ont commencé à composer leur nouvel album. Meilleur album et Artiste belge de l’année aux Octaves de la Musique, critiques dithyrambiques dans la presse belge et internationale, longue tournée qui les a vus se produire à plus de 120 reprises dans 7 pays différents… les liégeois ont dû se dire qu’ils n’arriveraient jamais à faire mieux que « The Tragic Tale of a Genius ». Ils ont donc eu la bonne idée de faire autrement. Exit la formule d’album-concept racontant une même histoire au fil des morceaux. Exit aussi les orchestrations symphoniques. Place à une simple collection de chansons qui font la part belle aux claviers et aux bidouillages électroniques. Le souci du détail est par contre toujours bien présent, tout comme le goût tu travail bien fait.

Des liégeois sur les traces des Beatles

MLCD2 (c) Maelle Andre.jpgPour enregistrer ces 10 chansons composées lors de longues jam sessions, MLCD a fait appel à Luuk Cox. Ce producteur flamand déjà croisé aux côtés de Girls in Hawaii et de Stromae n’a pas hésité à emmener les membres du groupe dans les célèbres studios d’Abbey Road. « C’était incroyable de se retrouver là-bas », confie Michael Lariviere, le chanteur et guitariste de la bande. « L’esprit des Beatles y est omniprésent. J’ai ainsi commencé à discuter avec un homme qui se trouvait là avant de me rendre compte qu’il s‘agissait du fils de George Martin, le légendaire producteur des Fab Four. On a aussi croisé Jack Bruce, l’ancien bassiste de Cream. Enregistrer dans ce contexte nous a donné envie de nous surpasser. Luuk a d’ailleurs tout fait pour nous pousser dans nos derniers retranchements. Son approche est hyper professionnelle. Personnellement, je n’ai jamais autant travaillé sur ma voix qu’avec lui. Il voulait que tout soit absolument parfait. »

Le fruit de ces longues heures de travail est un disque vertigineux où l’on croise çà et là les fantômes de Beck, dEUS et The National, mais dont la qualité et la singularité permettent à MLCD de s’affirmer comme une formation d’envergure internationale. Prévues le 7 février au Théâtre de Liège, les retrouvailles du groupe avec sa cité ardente s’annoncent plus torrides que jamais.

  • MLCD - « The Smoke Behind The Sound », disponible à partir du 20 janvier.
  • En concert le 07/02 au Théâtre de Liège (complet).

Crédit photo : Maëlle Andre

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