20/02/2014

La nouvelle trouvaille de JauneOrange en concert à La Zone

The Scrap Dealers1 (c) libre de droits.jpgLa scène rock liégeoise est une source intarissable. Depuis quelques années, on y voit constamment de nouveaux groupes émerger et faire parler d’eux à l’échelon national. The Scrap Dealers est la dernière pépite en date de cette véritable mine d’or.

Formé en 2012 sur les cendres d’autres formations locales, le quintet pratique un rock garage teinté de punk et de psychédélisme. Un style musical sans artifice qui a permis au groupe de se tailler rapidement une solide réputation, notamment grâce à ses prestations scéniques endiablées. Le combo est aujourd’hui mûr pour suivre les traces de The Experimental Tropic Blues Band, un autre groupe liégeois qui fait un peu figure de parrain pour eux. « Leur guitariste Jérémy Alonzy est venu voir un de nos premiers concerts », se souvient Régis Germain, le chanteur de The Scrap Dealers. « On l’a croisé quelques semaines plus tard et il nous a dit qu’il avait envie de travailler avec nous. On a d’abord enregistré quelques morceaux chez lui pour le fun. Comme le courant est bien passé, nous lui avons confié la production de notre premier trois-titres, en compagnie d’Alan Snon du groupe Le Prince Harry. Il nous a aussi fait entrer dans le collectif JauneOrange, une structure qui nous a déjà bien soutenu en nous dégotant quelques belles dates de concert en Belgique et à l’étranger. »

S’amuser plutôt que vendre des disques à tout prix

PHOTO - THE SCRAP DEALERS.jpgBaptisé « Red Like Blood », le premier EP du groupe est un petit concentré de rock hargneux et crâneur qui devrait séduire les amateurs du genre. Au petit jeu des comparaisons, le nom du surdoué californien Ty Segall fait presque figure d’évidence. Régis Germain rejette pourtant avec panache ce que d’autres auraient pris pour un joli compliment. « C’est vrai qu’on nous compare souvent à lui, surtout depuis que nous avons fait la première partie de son nouveau projet Fuzz au Botanique », répond-il sèchement. « Je crois surtout que les gens nous associent à lui parce qu’ils ne connaissent pas grand-chose d’autre. Copier un groupe ou un artiste en particulier ne nous intéresse pas. Au contraire, nous essayons de créer quelque chose de personnel et qui ne ressemble à rien de connu. Nos compositions sont d’ailleurs assez différentes les unes des autres, on se sent complètement libres de faire ce qui nous plaît. L’important pour nous n’est pas de plaire à un maximum de gens ou de vendre un tas de disques, tout ce que nous voulons c’est partager notre passion et prendre du plaisir à le faire. »  Par les temps qui courent, un discours aussi intègre fait autant de bien qu’un verre d’eau glacée en plein désert.

- The Scrap Dealers – « Red Like Blood », disponible à partir du 01/03.
- En concert le 01/03 à la Zone en première partie de Magnetix (8 euros).

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