24/03/2014

François Pirette: "Liège, c'est mon Los Angeles à moi!"

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Actuellement en tournée à travers la Wallonie avec son spectacle anniversaire intitulé « C’était trop 30 ans », François Pirette sera de passage à Liège le mercredi 3 avril prochain au Forum. Un retour sur scène pour l’humoriste montois après quatre ans d’absence. Son spectacle écrit pour célébrer ses 30 ans de scène évolue au fil des dates et des villes. Pour sa venue en Cité Ardente, il nous a concocté des dossiers spéciaux « made in Liège » qu’il nous livre en primeur.

 

Que vous inspire Liège ?

Je suis peut-être Montois mais ma relation avec la ville de Liège est très particulière et remonte à mon enfance. J’ai passé une partie de mon enfance et de mon adolescence à Liège. C’était du côté de la route de Tongres à Rocourt. Une partie de ma famille issue du Borinage avait émigré à Liège. Je venais y passer toutes mes vacances scolaires.

Que gardez-vous comme souvenirs de Liège ?

C’était mon Los Angeles à moi. Avec toutes ses lumières, ses musées, ses théâtres, ses cinémas et ses galléries commerciales, Liège était la seule grande ville que je connaissais à l’époque. Elle m’a toujours fasciné. Liège a été très importante dans la construction de ma vie d’adulte.

Vous allez en parler le 3 avril au Forum ?

Absolument ! J’ai écrit des textes spécialement pour le public liégeois. Je me suis intéressé à quelques dossiers en particulier.

Quels sont-ils ?

J’ai réalisé un très long texte sur la Foire d’octobre. C’est le souvenir le plus marquant de mon enfance. Pour moi, c’était comme aller aujourd’hui à Eurodisney. C’est un texte assez nostalgique qui fait 25 minutes. Il n’y a qu’à Liège que je le jouerai dans sa version intégrale.

Ce ne sera pas le seul thème liégeois ?

Non, je me suis également penché sur la Gare des Guillemins dont je ne suis pas fan. Je la trouve complètement disproportionnée. Je ne comprends pas que l’on puisse, dans le contexte actuel, dépenser autant d’argent pour une gare. C’est indécent. J’ai pu observer le travail de Calatrava à Valence. C’est magnifique. Par contre à Liège…

Une autre piste ?

J’ai également prévu de parler du chantier de la tour des finances. Là aussi, il y a de la matière.

Un mot sur le Forum de Liège ?

J’y ai des souvenirs très forts. C’est un endroit au décorum unique en Belgique. Une salle très impressionnante. J’y allais enfant quand c’était encore un cinéma. J’y ai connu par la suite ma première grande émotion sur scène. C’était il y a 25 ans. Et un certain Jean-Marie Bigard faisait alors ma première partie.

Et le public liégeois dans tout ça ?

On rencontre au Forum l’un des meilleurs publics. Tout simplement parce que le meilleur public se trouve là où il y a beaucoup de spectacles. Le public liégeois est un habitué et cela se ressent.

Que retrouve-t-on dans ce spectacle ?

Ce n’est pas un spectacle nostalgique. Je ne suis absolument pas dans l’auto-contemplation. On y retrouve beaucoup de sketchs que je n’ai plus joués depuis longtemps. Ce n’est pas nécessairement ceux auxquels on s’attend.

Vous y abordez quels sujets ?

Les thèmes sont très contemporains. Je me situe toujours dans l’actualité. J’ai repris des sujets actuels que j’ai retravaillés pour la scène. A la télévision, il y a beaucoup de spontanéité. La scène et la télévision sont deux écoles totalement différentes.

Vous parlez également de choses moins drôles…

Je ne suis pas un clown dans la vie. Ce qui me motive à monter sur scène, ce sont aussi ces sujets plus sombres. J’y parle de choses très graves comme le cancer lié à l’amiante, le drame syrien ou encore les exilés fiscaux. Mais je vous rassure, les gens rient beaucoup.

Comment vous sentez-vous aujourd’hui ?

Je suis d’un naturel angoissé et prudent. J’ai peur de lasser les gens. Le titre du spectacle traduit mon inquiétude. J’ai peur de jouer le match de trop. Mais, aujourd’hui ça va, je me sens rassuré.

16:00 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

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