16/04/2014

« 13.12.11 »: le film de Patrick Alen sur la tragédie de Liège sort le 25 avril

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Musicien, humoriste ou encore comédien, le Liégeois Patrick Alen est également réalisateur de films. Son prochain court-métrage est intitulé « 13.12.11 » et fait référence à la date de la tragédie meurtrière qui a frappé le centre-ville de Liège il y a bientôt trois ans. Un film de 26 minutes qui a été réalisé en collaboration avec de jeunes artistes âgés de 16 à 20 ans dans le cadre d’un atelier de cinéma. « 13.12.11 » sera présenté en avant-première le 25 avril prochain à 22h00 au Festival International du Film Policier de Liège.

 

Vous le connaissiez certainement déjà à la guitare sous les traits de Francis Joskin dans le groupe « Les Gauff’ » ou encore dans les capsules humoristiques « Tu ne l’as pas volée » aux côtés de Renaud Rutten sur RTL-TVI, mais la vraie passion de Patrick Alen c’est le cinéma. « Depuis 2008, j’anime des ateliers de cinéma en tant que coach pour l’ASBL ABC Cinéma à Liège », intervient cet artiste touche-à-tout. « En janvier 2013, nous cherchions un sujet avec les élèves sur la thématique du drame. Très vite, la tuerie de Liège s’est imposée d’elle-même. Les jeunes ont eu envie de parler de cet événement tragique mais à leur façon. Nous avons alors travaillé pendant de longs mois ensemble sur l’écriture du scénario. » Ce court-métrage est en fait une fiction romancée qui s’est inspirée de faits réels que nous connaissons tous. « Ce n’est en aucun cas une reconstitution. Il n’a y a pas de voyeurisme dans notre démarche. A aucun moment le personnage d’Amrani n’apparaît à l’écran. Il est simplement suggéré. Ce film traite de la problématique du hasard et de la responsabilité des actes sur fond de tragédie. Cette histoire, imaginée par les jeunes de l’atelier, parle d’une classe d’école qui vit les événements en compagnie de leur professeur d’Anglais. »

 

Si les jeunes cinéastes ont participé à l’écriture du scénario, ils font également partie du casting. « Tous ont participé au film », confirme Patrick Alen. Si ce dernier est passé derrière la caméra, il a pu bénéficier du concours d’acteurs confirmés avec Marc Duret (Le Grand Bleu, Nikita, La Haine) et Isabelle Jonniaux. « Le tournage a duré six mois, de juin à novembre dernier. Nous avons tourné à Liège mais également à Spa. C’est une très belle aventure humaine. » Ce court-métrage fait partie des quatre films qui seront proposés en avant-première lors du prochain Festival International du Film Policier de Liège qui se déroulera du 24 au 27 avril au cinéma Palace à Liège. « Nous sommes en train de peaufiner les derniers détails. Le film a été inscrit à de nombreux festivals », conclu Patrick Alen.

 

Témoignage: Floriane Lerho

« Mon examen de math m’a sauvé la vie »

 

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 A 19 ans, la Liégeoise Floriane Lerho participe aux ateliers de Patrick Alen et fait partie du groupe des jeunes qui ont participé à ce film. Actuellement étudiante, elle était en classe au moment des faits. Mais le hasard lui a certainement sauvé la vie ce 13 décembre 2011. « J’avais 17 ans à l’époque des faits », se souvient Floriane. « J’étais à l’école Saint-Jean Berchmans aux Guillemins à Liège. Mais normalement, j’aurais dû me trouver place Saint-Lambert au moment de la fusillade. Nous avions programmé quelques jours auparavant d’aller faire du shopping avec des amis au centre-ville. Mais un examen de math a finalement été programmé le même jour dans l’après-midi. Notre matinée shopping a été annulée contre notre volonté. C’est cet examen qui m’a certainement sauvé la vie. » Et c’est de cette expérience qu’est née l’idée de départ du film. Être là au mauvais endroit au mauvais moment était présent dans toutes les têtes au moment du choix du sujet. « C’est notre hommage aux victimes. Nous ne voulons en aucun cas offenser la mémoire des victimes ou de leurs familles respectives. Cette tragédie est ici prétexte à une fiction. Nous avons tous été fort touchés par cet incident et nous ressentions le besoin de l’exprimer par le cinéma. Nous avions un très petit budget. Le thème du huis clos en classe d’Anglais c’est imposé de lui-même. »

 

Floriane a personnellement été touchée par cette tragédie. « J’ai des amis qui étaient présents sur les lieux ce jour-là et qui ont été blessés par des éclats de grenades. J’aurais pu faire partie des victimes si cet examen n’avait pas été programmé. C’est le destin. Je me souviens que nous avions tous été rassemblés dans la salle d’étude avec l’interdiction de sortir. Malgré la distance avec le centre-ville, on entendait le bruit des sirènes et des ambulances. Les fenêtres étaient ouvertes. C’était surréaliste. Nous étions tous sous le choc. Chacun sortait son GSM et appelait ses proches pour les rassurer. »

Commentaires

Bonjour,
Alice Grandelet fait partie du casting de ce court métrage et est la fille de ma meilleure amie. Est-il encore possible d'obtenir deux places pour participer demain à l'avant-première.... Je serais vraiment contente que vous me répondiez favorablement.
En vous remerciant d'avance, voici mon numéro de gsm pour me contacter si nécessaire: 0499/12.29.16

Écrit par : Dessart Marilène | 24/04/2014

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