21/05/2014

Les R’Tardataires dévoilent leur premier album

 

 

Les R'Tardataires2 (c) Iago.jpgC’est une des grandes révélations de ce début d’année. Pratiquant un hip hop à la fois sincère et accessible, les R’Tardataires sont rapidement parvenus à s’imposer comme un des meilleurs groupes de scène de la région, tous genres confondus. Ils tentent à présent de faire passer leurs instrumentations hyper-variées et leur énergie débordante dans les salons avec « Mieux vaut tard que jamais », un premier album franchement réjouissant.

« L’aventure des R’Tardataires a débuté en 2012 », se souvient Cédric, qui a lancé le projet avec son acolyte Max. « Nous étions tous les deux dans un collectif hip hop et nous avons eu envie de monter notre propre groupe. Dès le départ, notre idée était de nous démarquer des clichés véhiculés par le rap actuel. Nous n’avons pas grandi dans une cité et nous ne sommes pas là pour nous la raconter. Avec nos textes qui évoquent le quotidien au second degré et les musiciens que nous avons recrutés pour jouer les morceaux, nous sommes plutôt là pour prôner l’ouverture d’esprit. C’est aussi pour cela que sur le disque, on peut entendre les interventions du chanteur liégeois Michel Feilner, du reggaeman Daddy Cookiz et des membres du groupe latino Xaman-Ek. Il nous semblait plus intéressant de collaborer avec ces gens venant d’univers complètement différents du nôtre qu’avec d’autres rappeurs. »

Du rap qui plaît à ceux qui n’aiment pas le rap

Les R'Tardataires3 (c) Kmeron.jpgCette approche originale permet aux R’Tardataires de proposer un rap très fidèle à l’esprit des origines, lorsqu’il servait plus à dépeindre la vie de tous les jours qu’à gonfler l’égo de ses auteurs. Un exemple valant mieux qu’une longue explication, on dira qu’on est ici dans un esprit plus proche d’Iam et de Saïan Supa Crew que de Booba et consorts. La démarche musicale du combo leur permet aussi de séduire tous ceux qui ne s’intéressent pas au rap en général. Secondés par cinq musiciens et un DJ, Cédric et Max posent en effet leurs textes sur des mélodies aux accents tour à tour rock, funk, reggae ou encore jazz manouche. « Chaque membre du groupe apporte ses propres influences », précise Cédric. « Nous les mettons ensuite en commun pour tenter de créer un style personnel. C’est un véritable atout qui nous permet de varier les plaisirs en fonction des sujets abordés. Récemment, des gens qui nous ont vus sur scène m’ont dit qu’ils n’écoutaient jamais de rap, mais qu’ils adoraient nos morceaux. C’est le plus beau compliment qu’on puisse nous faire. » Cédric et sa bande feraient mieux de s’habituer aux éloges. Ils n’ont pas fini d’en entendre.

  • Les R’Tardataires - « Mieux vaut tard que jamais » - disponible chez les disquaires et sur les plateformes de téléchargement.
  • En concert le 12/07 aux Ardentes et le 18/07 aux Francofolies de Spa.

Photos : Iago et Kmeron

 

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