12/03/2015

Nouvel album pour la Liégeoise Emilie "Labiur": son combat contre l'homophobie

Labiur 2015.jpgRendue célèbre par sa participation en 2012 à la 6e saison de « Secret Story », la Liégeoise Emilie Sabbia alias « Labiur » est avant tout une artiste confirmée. Hier est sorti son nouveau single intitulé « Point Final ». Elle y affiche clairement sa différence et apporte sa contribution au combat contre l’homophobie. Son album « JTM » est désormais achevé et sortira cette année. Nous l’avons rencontrée.

Si Emilie a toujours assumé son homosexualité sans pour autant la revendiquer, à 29 ans elle a décidé d’affirmer sa différence par son art. « J’en ai toujours fait allusion dans mes chansons avec des jeux de mots », intervient Labiur. « Mais cette fois, avec ce premier single « Point Final » je me suis permise de donner mon avis. Car beaucoup de fans, des jeunes comme des adultes, me témoignent leurs difficultés au quotidien. Récemment, j’ai entendu et lu des horreurs à propos de l’homosexualité. Nous sommes en 2015 et j’estime que l’amour n’a pas de sexe. » Avec ce coming out musical, c’est la première fois qu’elle se dévoile. « Oui, mais je n’ai aucune crainte à ce sujet. J’assume complètement mon image. J’ai 29 ans, je suis en couple et épanouie. » Son album est intitulé « JTM ». Un titre qui peut être perçu avec un double sens. « Cela peut être l’abréviation de Je T’aiMe, comme de « Je T’eM... ». Mais c’est avant tout un album qui parle d’amour dans tous les sens du terme. C’est certainement le plus évolué et le plus mature de ma jeune carrière. » Un album qui comporte en tout 13 titres, tous fait maison. « J’ai tout réalisé seule. De l’écriture à la musique. C’est un album pop et électro où j’ai effectué un vrai travail sur les textes. En tout, il m’aura fallu deux ans pour aboutir. »

Et de la téléréalité, elle n’en garde qu’un souvenir anecdotique. « C’était une sorte de colonie de vacance. Une expérience de vie comme une autre qui m’a accordé un accès facile et pratique à la profession avec un peu plus de visibilité. Mais je ne le ferai plus. C’est du passé. »

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