21/03/2016

Le tennisman liégeois Steve Darcis rencontre et interview Patrick Bruel

Steve Darcis et Patrick Bruel.JPGPatrick Bruel était en concert mercredi dernier au Palais des Beaux-Arts de Charleroi dans le cadre de sa tournée en hommage à Barbara. Fan des premières heures, le tennisman liégeois Steve Darcis a pu assister pour la première fois au concert de son idole. Mieux, il a rencontré Patrick Bruel au terme du concert et lui a même offert un maillot dédicacé de la finale de la Coupe Davis. Voici son interview.

Steve Darcis : Salut Patrick, je sais que tu es un habité de Roland Garros.

Patrick Bruel : En effet, je suis l’actualité du tennis en général. Et je sais aussi que la Belgique regorge de talents. Mais j’avoue que je connaissais surtout Justine Henin et Xavier Malisse. Par contre, je sais aussi que tu as battu Nadal au premier tour de Wimbeldon. Chapeau, car ce n’est pas donné à tout le monde.

S.D. : Il paraît que tu es fan des Diables Rouges ?

P.B. : Vous avez une équipe formidable ! J’adore Eden Hazard. D’ailleurs, je ne m’en cache pas. Je vois les Belges aller très loin lors du prochain Euro en France. Je les vois même aller jusqu’au bout. Je rêve d’une finale France-Belgique.

S.D. : Revenons à ton concert. J’ai été impressionné par ton interprétation.

P.B. : C’est le fondement de ce spectacle. Les chansons de Barbara sont des moments de vie, comme des bouts de films. Elle aurait pu jouer dans un film de Claude Sautet.

S.D. : Ton expérience de comédien t’a-t-elle aidé ?

P.B. : Ma part d’acteur joue un grand rôle sur cette tournée. Le spectacle a été construit sur cette expérience. C’est un peu comme dans une pièce de théâtre. Tous les soirs des émotions nouvelles apparaissent et le spectacle évolue.

S.D. : Comment t’es-tu préparé pour cette tournée ?

P.B. : Nous avons surtout travaillé la musique et les arrangements. Et tout cela, en très peu de temps. J’avoue qu’il y a une grande part d’improvisation chaque soir depuis le début de la tournée.

S.D. : Qu’est-ce qui t’a marqué le plus jusqu’à présent ?

P.B. : La réaction du public qui est incroyable. Alors qu’il ne connait pas bien Barbara, il est réactif à ses chansons et à ses textes. Je suis très flatté par la réaction et l’accueil du public.

S.D. : Avais-tu des appréhensions ?

P.B. : J’étais mort de trac. On n’entre pas dans cette tournée par la grande porte, mais par la petite lucarne. J’avais une énorme appréhension. Certainement la plus grande de ma carrière. Car ici, il ne suffit pas de simplement bien chanter. Il faut construire quelque chose.

S.D. : On ressent un vrai respect envers Barbara.

P.B. : C’est une artiste qui ne laisse pas indifférent. On l’aime ou on ne l’aime pas. Moi, j’en suis admiratif. Elle a dit mieux que moi ce que je ne pouvais pas dire. Barbara n’est pas une artiste qui passe en radio. Le but de cet album et de cette tournée est de vous donner envie de découvrir la vraie Barbara.

S.D. : Quelles ont été les réactions de tes proches ?

P.B. : J’ai été très touché par la déclaration de la mère de mes enfants sur les réseaux sociaux. Nous avons un rapport intransigeant l’un envers l’autre. Ce n’est jamais complaisant. Mes deux enfants ont également écouté l’album et sont très fiers de moi. C’est le plus important.

Le concert

Un vibrant hommage empreint de respect

Patrick Bruel-4 Charleroi - Credit Photo mathieu.haot.jpgDe toutes les tournées de Patrick Bruel, celle-ci est certainement la plus originale. Mais aussi la plus atypique. Dans un décor épuré mêlant modernité et ambiance hors du temps, Patrick Bruel est simplement entouré de quatre musiciens qui se partagent les instruments.

A la lueur de quelques lanternes, parfois dans la pénombre, Bruel s’attarde sur les textes de Barbara. Toujours avec beaucoup de respect.

Au fil des chansons qui s’enchaînent, Patrick s’approprie doucement mais surement le répertoire de la grande chanteuse. Le tout dans des versions acoustiques, et parfois même empreintes d’électro.

Au fil du spectacle, qui dure plus de deux heures, Patrick Bruel se raconte et nous raconte son histoire avec sa maman. Celle qui lui a donné le goût de la musique et de Barbara fait office de fil rouge. Le répertoire de Barbara est ponctué par quelques chansons de l’artiste. Des chansons moins connues du grand public comme « Raconte-moi » ou encore « Où sont les rêves ». Seul « Qui a le droit », qui parle de son enfance, arrive en fin de parcours pour résonner dans les têtes d’un public conquis d’avance et qui acquiesce à chacune des propositions de l’artiste.

On notera enfin un nouveau texte, parlé et raconté par Patrick Bruel au son de sa guitare. Un texte engagé, comme le sont ceux de Barbara, et écrit juste après les derniers attentats de Paris. « C’était un moment de mon quotidien que je voulais partager. Je suis attaché au drapeau français. On nous l’avait confisqué. C’est ma façon à moi de nous le réapproprier. »

Patrick Bruel sera en concert au Cirque Royal à Bruxelles les 24 et 25 mai (02/218.20.15) et au Forum de Liège les 26 et 27 mai (04/223.18.18).

Photo: Mathieu Haot.

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