27/04/2016

Dalton Telegramme réussit son passage au format long

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Un premier album représente toujours une étape particulière dans la carrière d’un groupe. Déjà auteurs de 2 EP’s en 2013 et 2014, les liégeois de Dalton Telegramme ont récemment publié « Sous la Fourrure », un recueil de 12 titres aux jolies sonorités folk. Un disque sincère et pleinement abouti qu’ils viendront présenter le 26 mai prochain au Reflektor. Portrait.

L’histoire de Dalton Telegramme a commencé en 2009, lorsque le chanteur et guitariste Quentin Maquet décidait de monter un groupe avec ses acolytes Olivier Cox (batterie), Rémi Rotsaert (guitare) et Bernard Thoorens (basse). Après quelques mois de répétition, le groupe se distingue en remportant coup sur coup le Franc’off de Spa, le concours Musique à la française, « Les Talents Acoustic » sur TV5 Monde puis « Du F. dans le texte ». Ces nombreux succès ont boosté la confiance de ce quatuor qui pratique un joli mélange de folk, de musique country et de chanson française. Un genre musical que l’on retrouve souvent au Québec, mais pratiquement jamais de ce côté de l’Atlantique.

« C’est en allant nous produire en concert à Montréal que nous nous sommes rendus compte que d’autres artistes avaient choisi la même voie que nous », confie Quentin Maquet. « En Europe, la majorité des groupes qui pratiquent ce style de musique sont anglophones. Nous sommes dès lors toujours très heureux de nous produire là-bas, car cela nous permet de découvrir de nouvelles influences. Ce sera sans doute le cas dans les mois qui viennent, puisqu’après la Belgique, la France et la Suisse, notre premier album est en passe de sortir au Canada. »

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Des passages enregistrés en pleine nuit après une soirée arrosée

Pour l’enregistrement de son nouveau bébé, Dalton Telegramme s’est rendu à La Chapelle, un studio situé du côté de Waimes. Disposant de plusieurs chambres insonorisées, il offre la particularité de permettre aux musiciens de jouer tous ensemble au même moment. « C’est principalement pour cette raison que nous avons décidé d’aller là », explique Quentin Maquet. « Nous voulions pouvoir enregistrer dans les conditions du live, pour donner un aspect authentique et spontané à l’ensemble. Et comme l’endroit est situé à près d’une heure de route de Liège, nous avons décidé de travailler en vase clos, en nous enfermant sur place pendant une quinzaine de jours. Nous avons fait appel au producteur et guitariste français Seb Martel, qui a notamment travaillé avec M et Camille dans le passé. On peut vraiment dire qu’il nous a poussés dans nos derniers retranchements, en nous faisant jouer pendant de longues heures pour obtenir le résultat souhaité. Il nous arrivait même de reprendre nos instruments en pleine nuit, après avoir soupé tous ensemble et bu quelques verres. Il y a un morceau sur le disque où on nous entend souffler dans des bouteilles vides. Ce n’était pas du tout prémédité, nous venions simplement de les achever. »

C’est ce disque taillé pour les longues traversées en voiture et les bonnes soirées entre potes que Dalton Telegramme viendra présenter le 26 mai prochain au Reflektor. Pour l’occasion, le quatuor a prévu une soirée riche en surprises, avec notamment quelques invités de marque. Ces quatre-là ont beau rêver de grands espaces, ils n’ont pas oublié le sens de la fête qui caractérise la cité ardente.

 > Dalton Telegramme – « Sous la Fourrure », disponible chez les disquaires et sur toutes les plateformes de streaming et de téléchargement.
 > En concert le 26/05 au Reflektor (12 euros).

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