• Dalton Telegramme réussit son passage au format long

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    Un premier album représente toujours une étape particulière dans la carrière d’un groupe. Déjà auteurs de 2 EP’s en 2013 et 2014, les liégeois de Dalton Telegramme ont récemment publié « Sous la Fourrure », un recueil de 12 titres aux jolies sonorités folk. Un disque sincère et pleinement abouti qu’ils viendront présenter le 26 mai prochain au Reflektor. Portrait.

    L’histoire de Dalton Telegramme a commencé en 2009, lorsque le chanteur et guitariste Quentin Maquet décidait de monter un groupe avec ses acolytes Olivier Cox (batterie), Rémi Rotsaert (guitare) et Bernard Thoorens (basse). Après quelques mois de répétition, le groupe se distingue en remportant coup sur coup le Franc’off de Spa, le concours Musique à la française, « Les Talents Acoustic » sur TV5 Monde puis « Du F. dans le texte ». Ces nombreux succès ont boosté la confiance de ce quatuor qui pratique un joli mélange de folk, de musique country et de chanson française. Un genre musical que l’on retrouve souvent au Québec, mais pratiquement jamais de ce côté de l’Atlantique.

    « C’est en allant nous produire en concert à Montréal que nous nous sommes rendus compte que d’autres artistes avaient choisi la même voie que nous », confie Quentin Maquet. « En Europe, la majorité des groupes qui pratiquent ce style de musique sont anglophones. Nous sommes dès lors toujours très heureux de nous produire là-bas, car cela nous permet de découvrir de nouvelles influences. Ce sera sans doute le cas dans les mois qui viennent, puisqu’après la Belgique, la France et la Suisse, notre premier album est en passe de sortir au Canada. »

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    Des passages enregistrés en pleine nuit après une soirée arrosée

    Pour l’enregistrement de son nouveau bébé, Dalton Telegramme s’est rendu à La Chapelle, un studio situé du côté de Waimes. Disposant de plusieurs chambres insonorisées, il offre la particularité de permettre aux musiciens de jouer tous ensemble au même moment. « C’est principalement pour cette raison que nous avons décidé d’aller là », explique Quentin Maquet. « Nous voulions pouvoir enregistrer dans les conditions du live, pour donner un aspect authentique et spontané à l’ensemble. Et comme l’endroit est situé à près d’une heure de route de Liège, nous avons décidé de travailler en vase clos, en nous enfermant sur place pendant une quinzaine de jours. Nous avons fait appel au producteur et guitariste français Seb Martel, qui a notamment travaillé avec M et Camille dans le passé. On peut vraiment dire qu’il nous a poussés dans nos derniers retranchements, en nous faisant jouer pendant de longues heures pour obtenir le résultat souhaité. Il nous arrivait même de reprendre nos instruments en pleine nuit, après avoir soupé tous ensemble et bu quelques verres. Il y a un morceau sur le disque où on nous entend souffler dans des bouteilles vides. Ce n’était pas du tout prémédité, nous venions simplement de les achever. »

    C’est ce disque taillé pour les longues traversées en voiture et les bonnes soirées entre potes que Dalton Telegramme viendra présenter le 26 mai prochain au Reflektor. Pour l’occasion, le quatuor a prévu une soirée riche en surprises, avec notamment quelques invités de marque. Ces quatre-là ont beau rêver de grands espaces, ils n’ont pas oublié le sens de la fête qui caractérise la cité ardente.

     > Dalton Telegramme – « Sous la Fourrure », disponible chez les disquaires et sur toutes les plateformes de streaming et de téléchargement.
     > En concert le 26/05 au Reflektor (12 euros).

  • Une expo pour découvrir les coulisses des Ardentes

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    Dix ans de bonne musique, ça se fête ! Inauguré en 2006 avec la venue d’Indochine en apothéose, le festival liégeois Les Ardentes célèbrera cette année son dixième anniversaire. A l’affiche, on retrouvera la même bande à Nicola Sirkis, mais aussi quelques pointures internationales telles que Pharell Williams, Suede et Mark Ronson. Histoire de déjà nous plonger dans l’atmosphère toute particulière de la grand-messe, une exposition retraçant ses 10 premières éditions a lieu en ce moment au Reflektor, la célèbre salle de concert du centre de Liège. L’occasion de se souvenir des grands moments déjà vécus sur la plaine de Coronmeuse, mais aussi de découvrir quelques aspects insoupçonnés de l’évènement.

    On doit la mise en place de cette exposition à Alexia Bemelmans et Guillian Pirotte, deux étudiants de la Haute Ecole de la Province de Liège qui ont rejoint l’équipe des Ardentes pour leur stage de fin d’études. Photos, vieilles affiches, ancien merchandising et une dizaine de vidéos, tout a été mise en place pour nous plonger dans l’atmosphère toute particulière du festival. « L’expo est divisée en plusieurs thématiques », précise Alexia Bemelmans. « Nous évoquons bien entendu les principaux artistes qui se sont produits sur la plaine de Coronmeuse, mais aussi les bénévoles et les organisateurs des Ardentes. En entrant, les visiteurs reçoivent une tablette numérique qui leur permet de visionner des petits films grâce à la réalité augmentée. On y retrouve des extraits inédits de concerts et des interviews de personnes qui gravitent autour du festival. Ma partie préférée, c’est celle où l’on découvre tous ceux qui travaillent tout au long de l’année pour organiser l’évènement. Quand on y assiste en tant que spectateur, on est loin d’imaginer tous les petits détails qui doivent être mis en place pour que tout se déroule parfaitement. »

    L’exposition sera visible gratuitement jusqu’au 27 avril au Reflektor. Si vous vous étiez toujours demandé à quoi ressemblaient les coulisses des Ardentes, c’est le moment où jamais.

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    Les groupes débutants invités à ouvrir le festival cet été !

    Ils sont nombreux, les artistes qui rêvent de se produire aux Ardentes. Et parmi eux, les liégeois sont évidemment aux premières loges. Cette année, les organisateurs du festival ont décidé d’offrir aux jeunes groupes débutants de Wallonie et de Bruxelles l’occasion de se produire en ouverture de leur grand-messe annuelle. Ils ont pour cela mis en place un concours dont la finale aura lieu le dimanche 19 juin au Reflektor. Concrètement, les artistes intéressés ont jusqu’au 10 mai pour déposer leur candidature via le site internet www.skynet.be/fr/musique/proximus-band. Trois finalistes seront choisis par les programmateurs des Ardentes et un quatrième par le vote du public. Le vainqueur sera désigné par un jury composé de professionnels. Ils éliront le groupe qui ouvrira la prochaine édition du festival le mercredi 6 juillet. Rock-stars en herbe, bonne chance !

  • Interview: un nouvel album et un nouveau livre pour Frédéric François

    Frédéric François et moi.jpgAprès un an d’absence et à bientôt 66 ans (il les aura en juin), Frédéric François sort cette semaine son nouvel album « Les Femmes sont la Lumière du Monde ». Un nouvel album mais également une nouvelle biographie à l’occasion des 70 ans de l’immigration italienne en Belgique. Une double actualité pour celui qui revendique plus que jamais ses racines, son histoire et son éternelle âme de romantique.

    Salut Fredo, comment appréhendes-tu ce nouvel album ?

    Nous sortons d’une année de travail intense en équipe. Je suis très heureux de pouvoir enfin partager ces douze nouvelles chansons originales avec mon public. J’entame et enchaîne en ce moment la promo avec des enregistrements d’émissions à Paris. Mais je connais désormais la musique (rires).

    Comment as-tu fonctionné ?

    Comme d’habitude. J’ai collaboré en équipe, avec mes paroliers et mes arrangeurs. En musique, comme en amour, je suis quelqu’un de fidèle. Au départ, une chanson se construit dans ma tête. Il faut ensuite tout appliquer sur le terrain. C’est pour cela que je suis attentivement chaque étape d’écriture et de réalisation. Je guide les différents intervenants tout en suivant mes idées et mes envies.

    Un album qui a été produit aux quatre coins du monde.

    Nous l’avons enregistré à Liège, mais également à Los Angeles et à Paris. Le mixage a ensuite été réalisé en Chine à Shanghai par Luca Bignardi qui collabore régulièrement avec Eros Ramazzotti et Laura Pausini.

    Mais aussi un travail familial…

    Mes trois enfants ont également collaboré à ce projet. Mais ce n’était pas du tout prévu au départ. Car ils ont chacun leur propre univers et leur domaine de prédilection. Tous ces univers se sont rencontrés et finalement rejoints sur mon album. Ce fut une aventure assez extraordinaire. Ma fille Gloria s’est chargée de la photo et du visuel. Mon fils Vincent m’a aidé au niveau de l’orchestration. Quant à ma seconde fille Victoria, elle a réalisé le clip du premier single qui sortira très bientôt. Elle vient d’être diplômée en cinéma et travaille en ce moment sur le film de Dany Boon qui se tourne en Belgique.

    Es-tu attentif aux tendances actuelles ?

    J’écoute de tout. Je peux écouter du Rihanna ou du Jennifer Lopez. Toutes les musiques me parlent. Mais je ne suis pas pour autant influençable. Ma volonté est d’être ancré dans mon époque et d’essayer de traverser les décennies comme par le passé. Mais tout en conservant mon style et mon identité musicale. Je ne vais jamais m’aventurer sur un terrain qui n’est pas le mien.

    Tu as peur de décevoir tes fans ?

    Les gens qui me suivent attendent que je fasse du Frédéric François. Je dois donc leur apporter ce qu’ils attendent. J’accorde cependant beaucoup d’importance aux nouvelles sonorités. Comme dans les années 80 où je fus l’un des premiers à utiliser un synthétiseur dans une chanson romantique. Ma volonté est aussi de proposer des chansons dans l’air du temps. Mais je reviens très vite dans mon univers.

    Pourquoi l’amour et les femmes comme thématique ?

    Je pense que nous vivons une époque où il est plus que primordial de dire je t’aime à nos proches. Alors oui, j’ai encore envie de parler d’amour. Mais cette fois, mon souhait était surtout de parler des femmes. Je ne fais pas de politique. Ma seule religion, c’est la musique. Mais le contexte actuel m’a peut-être poussé d’avantage à mettre les femmes à l’honneur à ma façon. Derrière chaque grand homme se trouve une femme.

    As-tu prévu une nouvelle tournée ?

    Oui, mais ce ne sera pas pour cette année. Car je sors d’une longue période sans spectacle afin de bien préparer cet album. Par contre, je serai en concert en juin prochain à la Réunion et à l’Île Maurice. Fin d’année, deux dates sont également prévues aux Etats-Unis, à Brooklyn et à Boston. La vraie tournée, qui comprendra tous mes tubes et quelques nouvelles chansons, ce sera pour 2017. Nous débuterons par l’Olympia à Paris en avril pour enchaîner ensuite avec Forest National et une grande tournée francophone qui passera par la France, la Belgique et la Suisse.

    Le livre

    « Mon histoire, c’est un peu celle de tous les immigrés »

    book-FRANCOIS-1-2.jpgEn marge du nouvel album sort également un livre. Une nouvelle biographie écrite en collaboration avec Christophe Corthouts et Brice Depasse intitulée tout simplement « C’est mon histoire ». Une histoire qui débute en Sicile, dans son petit village natal de Lercara Friddi, et qui nous emmène au fil des étapes de sa vie, de son enfance à ses succès.

    « Avec le temps qui passe, je me suis rendu compte que je n’avais pas encore tout dit. Mon histoire parle de l’immigration. Beaucoup de personnes vont reconnaître leur propre histoire. C’est ma façon à moi de me souvenir et de ne surtout pas oublier d’où je viens. » Un livre qui s’inscrit également dans le cadre des 70 ans de l’immigration italienne en Belgique. « C’est un livre rempli d’espoir qui prouve que l’on peut réussir en partant de rien. Oui, le rêve est permis pour tout le monde. Qui aurait pu imaginer qu’en partant de Tilleur devant un charbonnage, que j’allais ensuite parcourir le monde ? » Voilà qui pourrait susciter des vocations.