Les Ardentes 2017 – Jour J- 4 : Jouer aux Ardentes, l’objectif n°1 de tous les groupes liégeois

C’est devenu l’objectif n°1 de tous les groupes liégeois débutants. Jouer aux Ardentes est aujourd’hui considéré comme une forme de reconnaissance pour les artistes locaux, voire un passage obligé. A quelques jours du début de la grand-messe, Ledé Markson et Jérémy Alonzi préparent à leur manière ce rendez-vous avec leur public.

« Je vais aux Ardentes depuis l’âge de 15 ans », confie Damien alias Ledé Markson, le rappeur liégeois qui monte. « C’est le premier festival auquel mes parents m’ont autorisé à participer et depuis lors, je n’ai plus manqué une seule édition. J’ai déjà pu m’y produire l’an dernier avec L’Or du commun, mais c’était seulement pour deux morceaux. Depuis ce jour, mon objectif était de revenir cette année. On peut même dire qu’il sera doublement atteint, puisque je serai sur scène le vendredi avec mon projet solo et le samedi avec le groupe Old Jazzy Beat Mastazz. Il faudra que je me tienne à carreau dans les loges après le premier concert, pour garder un peu d’énergie pour le lendemain. »

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« Nous sommes le groupe libérateur » - Jérémy Alonzi

Jérémy Alonzi est quant à lui un habitué des Ardentes. Que ce soit en tant que chanteur et guitariste de The Experimental Tropic Blues Band ou dans le public, le gaillard a pratiquement participé à toutes les éditions du festival. « Je n’en ai pas loupé beaucoup, en effet », sourit celui qui se produira le 8 juillet sur la scène Rambla. « A chaque fois, il se passe quelque chose de spécial. J’ai pu y voir des concerts incroyables, comme ceux de Pavement, de Pharrell Williams et de Nicki Minaj. Quant à nos propres shows, ils conservent tous une saveur particulière pour nous. Les organisateurs nous ont invités à chaque fois que nous avons eu un nouveau projet à défendre. C’est une marque d’estime qui nous touche énormément. Ce sera d’ailleurs encore le cas cette année, après la sortie de la bande originale du film qui nous est consacré. Nous ne savons pas encore quels morceaux nous allons jouer. Généralement, on préfère sentir l’atmosphère sur place, voir ce dont le public a envie. Aux Ardentes, on a souvent eu l’impression d’être le groupe libérateur, celui qui permet aux gens de se défouler entre deux shows plus proprets. »

Cette année encore, on pourra compter sur les Tropics pour mettre le souk en bord de Meuse.

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