La séduisante électro-pop de Suffocating Minds

Un deuxième album représente toujours un moment-charnière dans la carrière d’un groupe. Il y a ceux qui préfèrent creuser inlassablement le même sillon, puis ceux qui décident de se sublimer. Les liégeois de Suffocating Minds appartiennent assurément à la deuxième catégorie.

Formé en 2007, Suffocating Minds a considérablement évolué depuis la parution de « In a Different Life », un premier album qui remonte déjà à 2013. Le résultat de cette mue s’appelle « Second Life », un deuxième opus que le groupe présentera le 21 juillet prochain au Francofolies de Spa. Le quatuor s’y affirme comme plus mature et plus sûr de lui que jamais. Un aplomb qui lui permet de hisser encore un peu plus son niveau. « Nous tenions à prendre nos temps pour bien faire les choses », souligne Vincent Lemineur, le leader de la bande. « Nous avons soigneusement choisi les compositions sur lesquelles nous voulions travailler, puis nous les avons polies dans les moindres détails. Notre but était d’obtenir coûte que coûte un résultat dont nous pouvions être fiers, quitte à nous faire un peu oublier de tous ceux qui ont aimé notre premier album. »

Suffocating Minds - Pochette de Second Life (c) libre de droits.jpg

Enfants des eighties

Ce parti-pris explique probablement la belle réussite de « Second Life ». Bien décidé à ne pas se laisser vampiriser par les modes passagères, Suffocating Minds est parvenu à dégager l’essence de son style, entre les passages électro-pop tendus et les envolées plus lumineuses. On pense souvent à Depeche Mode, mais aussi à des influences plus récentes comme celles de Kavinsky et IAMX. « On nous compare effectivement très souvent à ces artistes », reconnaît Vincent Lemineur. « C’est clair que nous sommes fort influencés par la musique des années ’80. L’essentiel pour nous, c’est de mettre en avant les mélodies. Les arrangements électro sont au service de nos chansons. »

Souvent proche de celle de Sa Majesté Dave Gahan, la voix de Vincent Lemineur sert de fil conducteur à ces onze compositions bien ficelées. Alain De Beck (batterie), David Ninane (basse) et Grégory Lacomble (synthés) y apportent quant à eux une jolie dose de mordant. Séduisant d’emblée, « Second Life », révèle soigneusement ses petits secrets de fabrication au fil des écoutes. La chasse aux trésors est ouverte.

 > Suffocating Minds – « Second Life », disponible chez les disquaires et sur toutes les plateformes de streaming et de téléchargement.
 > En concert le 21 juillet aux Francofolies de Spa.

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