En répèt’ avec David Léo : « Avec le streaming, YouTube, le téléchargement… on est tous un peu paumés »

Il y a une vie après Malibu Stacy. Alors que son acolyte Mike Goffard cartonne sur la planète punk-rock avec It It Anita, l’ancien chanteur du groupe visétois David De Froidmont a choisi un versant plus pop pour marquer son retour. Sous le nom de David Léo, il a publié « Pop’ocracy », un premier 4-titres qui s’est frayé un joli chemin sur les ondes. Il nous a fixé rendez-vous au Studio 5 de Chênée avec lui, Alice (claviers), Charlotte (chœurs), Sara (chœurs), Guillaume (basse) et Salvio (batterie). Ensemble, ils préparent une tournée d’été qui passera notamment par le Lasemo, Les Solidarités et l’Open Stream Festival.

A la base, David Léo est un projet solo. Comment as-tu recruté tes musiciens ?

« Après la fin de Malibu Stacy, j’ai écrit une dizaine de morceaux tout seul dans mon coin. Je me suis ensuite mis à la recherche de gens pour venir m’épauler. J’avais une idée précise du son que je voulais obtenir. Je voulais quelque chose de joyeux et d’optimiste, même si les textes de mes chansons sont parfois assez cyniques. Je tenais aussi à avoir des choristes, pour donner une dimension supplémentaires aux mélodies. C’est surtout important pour le live. J’aime retravailler les arrangements des morceaux pour les concerts, leur apporter plus de puissance et de pêche. Je pense avoir trouvé les bonnes personnes pour donner vie à mes compositions. Nous sommes tous sur la même longueur d’ondes. »

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Dans Malibu Stacy, tu devais te mettre d’accord avec 6 autres personnes. Dans ce nouveau projet, tu es le seul maître à bord ?

« Malibu Stacy était une vraie démocratie. Ici, je me réserve le droit d’avoir le dernier mot. Ça ne m’empêche évidemment pas de rester attentif à l’avis de mes musiciens. Ils ont souvent de bonnes idées, ce serait idiot de ne pas les prendre en compte. Mais c’est parfois frustrant de devoir tout décider à plusieurs, que ce soit d’un point de vue artistique ou dans les choix de carrière. Avec Malibu Stacy, on nous a par exemple proposé de représenter la Belgique à l’Eurovision. Moi j’étais partant mais comme ce n’était pas le cas de tout le monde au sein du groupe, on a abandonné l’idée. Quand on compare mon projet solo à ce que Mike fait avec It It Anita, on peut aussi constater qu’un écart s’est creusé au niveau de nos ambitions musicales. Nous sommes partis d’un noyau commun d’influences, mais lui s’est plutôt dirigé vers le rock à guitares alors que je me suis lancé dans la pop. Ceci dit, je suis admiratif de son parcours. Il a toujours aimé la vie en tournée, je suis très heureux de le voir jouer autant à l’étranger. »

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Jusqu’ici tu n’as sorti qu’un quatre-titres. Est-ce qu’un album est en préparation ?

« Ce n’est pas à l’ordre du jour pour l’instant. J’ai suffisamment de morceaux pour en faire un, mais je ne suis pas sûr que ce soit encore pertinent d’enregistrer un album complet à l’heure actuelle. Les gens écoutent de moins en moins les disques en entier, ils préfèrent piocher les morceaux qui leur plaisent et écouter des playlists. Avec le streaming, YouTube, le téléchargement… on est tous un peu paumés. L’industrie musicale est complètement chamboulée, il est très difficile de deviner de quoi demain sera fait. Je ne dis pas que je ne sortirai jamais d’album mais en ce moment, je préfère consacrer mon énergie à nos prochains concerts. »

G.S.

 > David Léo sera en concert le 06/07 au Lasemo Festival à Enghien, le 26/08 aux Solidarités à Namur et le 08/09 à l’Open Stream Festival à Hotton.
> Infos et morceaux en écoute sur www.davidleo.be

DSC_3897.jpgDavid Léo plutôt que David on The Roof

Pour l’état civil, David Léo s’appelle David De Froidmont. Son pseudonyme, il l’a choisi pour rendre hommage à son papa Léopold, qui est décédé alors que David n’avait que 17 ans. « Il s’appelait comme ça parce qu’en tant que septième garçon d’une famille, son parrain était le Roi Léopold III », sourit-il. « Ceci dit, ce n’est qu’après avoir écrit les morceaux que j’ai réfléchi à la question de mon pseudonyme. Je n’avais pas envie d’utiliser mon vrai nom ni de m’appeler David On The Roof ou un truc du genre. C’est une sorte de clin d’œil envers ce papa que j’aimais beaucoup et qui n’a pas pu me voir réaliser mon rêve en devenant chanteur. »

 

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Crédit photos : Thomas Vanass

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