How Town, le groupe sans frontière

Un groupe de musique, c’est comme les histoires d’amour. Il n’y en a jamais deux qui fonctionnent de la même manière.  On se débrouille, on compose avec les particularités de chacun, on cherche un terrain d’entente… pour créer la plus belle harmonie possible. Parmi les champions du statut « c’est compliqué », on retrouve How Town. Pas pour raison d’incompatibilité d’humeur, bien au contraire. Mais avec des membres disséminés aux quatre coins de l’Europe, il n’est pas toujours simple de faire avancer le projet.

How Town est né de la rencontre du Malinois Lennart Heyndels, de la Liégeoise Sarah Klenes et des Lettons Elīna Silova, Laura Polence et Matīss Čudars. Ce qui était au départ un travail de fin d’études au Conservatoire d’Amsterdam est finalement devenu un groupe à part entière. Sauf qu’avec deux membres qui vivent à Bruxelles, une à Amsterdam, une à Copenhague et une dernière à Riga, il faut parfois se montrer créatif pour arriver à répéter tous ensemble. « Généralement, on bloque quelques jours et on se rend tous chez un des membres du groupe », confie Lennart Heyndels qui se charge de la majeure partie des compositions. « Ça nous permet de voir du pays, mais aussi de travailler de manière très intense. C’est un mode de fonctionnement assez particulier, c’est vrai. Mais ça convient à tout le monde et ça nous permet de nous impliquer aussi dans d’autres projets. »

How Town - couverture de 'I Wanna Watch a Tree Grow'.jpg

Au rythme des balles de ping-pong

Visiblement, la méthode n’a en tout cas pas d’emprise sur la créativité du quintet. En six ans, How Town a déjà publié quatre albums, dont un petit dernier intitulé « I Wanna Watch a Tree Grow ». Aux confins du jazz, de la pop et du folk, le disque fourmille de trouvailles sonores et d’arrangements délicats. Le groupe viendra le présenter ce dimanche à l’An Vert, avec deux instruments très particuliers dans ses bagages. « Un de nos morceaux est rythmé par une partie de ping-pong », explique Lennart. « Du coup, on a décidé de prendre des raquettes et des balles pour l’interpréter en live. C’est une idée qui me trottait dans la tête depuis longtemps. J’aime beaucoup les rythmes qui ne sont pas tout à fait régulier, je trouve ça intéressant. J’espère que le public appréciera, lui aussi. »

Quelqu’un a prévenu Jean-Michel Saive ?

G.S.

 > How Tow – « I Wanna Watch a Tree Grow » - disponible chez les disquaires et sur les plateformes de téléchargement.
 > En concert le 11/11 (20h) à l’An Vert (8 euros).

Crédit photo : Sara Anke

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