Fastlane Candies nous prend par surprise

Oubliez tout ce que vous pensiez savoir sur Fastlane Candies. Six longues années après « Telenovelas », les Liégeois publient aujourd’hui un nouvel album intitulé « Polygene ». De l’eau a visiblement coulé sous les ponts pour le quatuor, qui délaisse les mélodies folk-pop des débuts pour des ambiances plus synthétiques. Ils introduisent aussi quelques textes en français, pour un résultat franchement emballant.

« Nos derniers concerts remontent à 2015 », se souvient Laurent Boutefeu, qui se charge des compositions. « Inconsciemment, je pense que nous avions tous le sentiment d’avoir fait le tour de la question. Nous avons donc fait une pause qui nous a permis de nous consacrer à d’autres projets. Notre chanteur Alexis Alvarez a notamment fait partie du duo Mini Sultan, pour lequel il a écrit ses premiers textes en français. De mon côté, j’ai continué à composer des morceaux mais en délaissant petit à petit ma guitare. Pour ce disque-ci, je suis plutôt parti de rythmes et de sonorités électroniques. Cela donne une couleur plus sombre aux morceaux, même si je reste attaché au format pop couplet-refrain. »

Fastlane Candies - couverture de l'album Polygene (c) libre de droits.jpg

Pour les fans de La Femme et Flavien Berger

Même si on ne les imagine pas vouloir suivre la mode à tout prix, cette évolution permet à Fastlane Candies de rester dans l’air du temps. En écoutant « Polygene », on croit parfois entendre des formations comme La Femme, Flavien Berger ou Odezenne. Schoking, pour un groupe qui avait fait de la langue anglaise une de ses marques de fabriques. « Ces dernières années, le chant en français est devenu moins ringard », sourit Laurent Boutefeu. « Ça nous a sans doute aidé à franchir le pas, mais ce n’est pas l’unique raison. Alexis était parfois frustré de ne pas parvenir à décrire exactement ce qu’il ressent. C’est pour cela qu’il s’est mis au français et à l’espagnol, deux langues dont il maîtrise davantage les subtilités. Ce n’est que plus tard qu’il m’a de nouveau proposé des textes en anglais. Au final, on s’est dit que ce serait une bonne idée de mélanger tout ça sur le disque. C’est un bon moyen d’apporter de la variation entre les morceaux. »

A la fois complexe et cohérent, « Polygene » installe Fastlane Candies parmi les formations belges les plus intéressantes du moment. Dès que s’achève le dixième et dernier titre, l’hypnotique « Danger », on se surprend à en redemander encore et encore.

G.S.

> Fastlane Candies - «Polygene » - disponible chez les disquaires et sur les plateformes de téléchargement.
> En concert avec Illbe le 15/03 (20h) au Kultura. Préventes (8 euros au lieu de 10 euros sur place) disponibles sur www.facebook.com/fastlanecandies 

Photo : Alice Khol

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