Showstar prend un virage plus sombre

Tout à coup, on jette un coup d’œil dans le rétro et on voit comme le temps a filé. Mine de rien, cela fait maintenant 20 ans que Showstar traîne ses textes incisifs et ses guitares acérées sur la scène rock liégeoise. Une longévité sur laquelle le groupe lui-même n’aurait sans doute pas misé au départ. Elle s’est construite sans plan de route, au gré des envies et des changements d’effectifs. Du combo original, il ne reste plus que le chanteur Christophe Danthinne, même si le batteur Didier Dauvrin et le guitariste David Diederen sont aussi là depuis un bon bout de temps. C’est ce trio-là qui a donné naissance à « Soft Apocalypse », le cinquième album des Hutois.  

« Notre bassiste Antoni Severino nous a quittés après la tournée de notre album précédent », explique Christophe Danthinne. « Nous nous sommes donc retrouvés à trois pour composer de nouveaux morceaux. Chacun est venu avec ses idées et petit à petit, nous avons créé 11 titres différents. Nous sommes alors rentrés au studio Koko à Sprimont. C’est notre ingénieur du son Alain Steffler qui joue les lignes de basse sur le disque. Entretemps, nous avons recruté un nouveau bassiste et un guitariste supplémentaire pour les concerts. »

Le dernier tour de piste ?

Disque sans fioritures, « Soft Apocalypse » sonne un peu comme un album live. Par moments, on a l’impression d’accueillir Showstar dans son salon, pour un résultat à la fois sombre et rythmé. « C’est vrai qu’il y a très peu d’effets », concède Christophe Danthinne. « C’est en partie lié à notre budget, qui était assez serré. Nous avons tout enregistré en cinq jours. Mais c’était aussi une volonté de notre part. On voulait obtenir un son brut. Ca correspondait bien avec l’atmosphère générale du disque, qui est effectivement assez dark. Pour écrire l’album, on s’est mis en tête que ce serait peut-être le dernier. C’est pour ça qu’il est plus nostalgique que ses prédécesseurs. C’est d’ailleurs de là que vient le nom ‘Soft Apocalypse’. On y évoque une fin, mais qui se déroule en douceur. »

Dernier album ou non, Showstar réussit une fois de plus à se réinventer. Mais s’il y a bien une chose dont on est sûrs avec eux, c’est qu’on n’est jamais sûr de rien.

G.S. 

 > Showstar - «Soft Apocalypse » - disponible à partir du 1er mars sur les plateformes de streaming et de téléchargement. Précommandes sur https://showstar.bandcamp.com/album/soft-apocalypse.
 > En concert avec Jakomo le 29/03 (20h) au Kultura. Préventes (5 euros) disponibles sur www.showstar.be

Photo : Francsc Serra Zaragoza

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