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  • L’équipe du Cadran met les petits plats dans les grands

    Felix Da Housecat1 (c) libre de droits.jpgUn long week-end, c’est deux fois plus d’occasions de faire la fête. L’équipe du Cadran l’a parfaitement compris. Dans les jours qui viennent, le lieu le plus branché de la cité ardente accueillera coup sur coup deux évènements qui devraient attirer la grande foule dans leur établissement de la rue de Bruxelles.

    Le premier aura lieu le mercredi 30 avril. Veille de jour férié oblige, le Cadran proposera une de ses soirées estampillées Dancing Club Liégeois, ou DCL pour les intimes. Ce concept haut-de-gamme qui a déjà accueilli d’authentiques pointures de la musique électronique telles que The Magician, Yuksek, Cassius ou encore Etienne de Crécy se distinguera cette fois par la présence de deux têtes d’affiche au lieu d’une. Le duo allemand Digitalism s’y produira en effet en avant-première de la star américaine Felix Da Housecat. Déjà présent à l’ouverture du Cadran en décembre 2012, le patron du label Radikal Fear Records y a visiblement passé un bon moment, puisqu’il a accepté d’y revenir malgré son agenda démentiel. Les membres de Digitalism n’ont pour leur part encore jamais manié les platines du Cadran, mais l’accueil qui leur a été réservé lors de la dernière édition des Ardentes a sans doute du les convaincre de revenir au plus vite.

    Un as du remix à la prochaine Superfly

    Le Cadran (c) Samuel Szepetiuk.jpgTrois jours plus tard, le samedi 3, place à Superfly, un concept qui ne s’essouffle décidément pas au fil du temps. Lancées il y a plus de cinq ans, ces soirées itinérantes dédiées au funk et à la soul ont désormais pris leurs quartiers au Cadran, affichant régulièrement complet depuis lors. Il faut dire que ses organisateurs ont l’art d’y créer l’évènement en invitant des DJ’s capables d’enflammer un dancefloor comme personne. Ce sera encore le cas cette fois-ci avec le français Nicolas Laugier, alias The Reflex. Connu pour ses célèbres ‘Revisions’, ce véritable orfèvre du remix parvient à insuffler une nouvelle vie aux classiques de la pop et du disco en ne travaillant qu’avec les pistes des enregistrements originaux. Pour vous faire une idée du talent du bonhomme, on vous conseille notamment d’écouter ses  relectures du « ABC » des Jackson 5 ou du « I Feel Good » de James Brown, tous deux disponibles sur Youtube. Quelle que soit la météo, les nuits s’annoncent chaudes dans le centre de Liège.

     > Digitalism DJ set + Felix Da Housecat, le 30/04 (12 euros en prévente – 15 euros sur place). Préventes disponibles au Media Markt, au Milk Shop, chez Upside, à La Parra et sur www.lecadran.be.

    > Soirée Superfly avec The Reflex, le 03/05 (7 euros en prévente – 9 euros sur place). Préventes disponibles à La Parra et sur www.lecadran.be.

  • "Seraing-Les-Bains" revient cet été et déménage au Val Saint-Lambert

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    C’est désormais officiel : il y aura bien une seconde édition de « Seraing-Les-Bains » cet été. La plage artificiel quitte le site de Boncelles et s’installera juste après la Coupe du Monde, du 17 juillet au 3 août, à l’arrière du château du Val Saint-Lambert. Au même endroit où se déroule chaque année les Fêtes de Wallonie. Après ses 70.000 visiteurs l’année dernière, « Seraing-Les-Bains » vise cette années la barre des 100.000 vacanciers sur les 18 jours.

     

    Révélation de l’été 2013 avec ses 70.000 visiteurs en l’espace de 18 jours, « Seraing-Les-Bains » revient cet été dans une version améliorée et familiale. « Le bilan 2013 fut très positif », interviennent les deux organisateurs liégeois de l’ASBL Popa. « Cette réussite fut une belle surprise. Aucun incident ne fut à déplorer et tous les avis étaient unanimes. Il y avait dès lors une réelle demande pour organiser cette seconde édition. » Un avis partagé par les autorités communales qui soutiennent le projet. « Notre volonté est de permettre la continuité de cet événement et de l’accompagner au mieux », explique Déborah Géradon de l’Echevinat du développement commercial, économique et territorial « A terme, le site du Carrefour est destiné à devenir une gare des bus. Nous aurions encore pu y organiser cet été ce genre d’événement mais ce n’était que repousser le problème d’une année. Et comme cette aventure est destinée à s’inscrire dans le long terme, nous devions dès à présent trouver une solution. » Dans cette optique, c’est le site du Val Saint-Lambert qui a recueilli tous les suffrages. « Le Val Saint-Lambert est actuellement en pleine expansion et se prête à merveille à ce genre d’événement festif. Qui plus est, c’est un endroit très agréable qui nous apporte plusieurs garanties en termes de sécurité et d’accessibilité. » Le seul petit bémol de la première édition fut les petits ennuis rencontrés avec le voisinage du côté de Boncelles. « Non seulement le site de Boncelles nous limitait dans l’espace mais nous étions également à l’écoute du bien-être des riverains », reprennent les organisateurs. « Vu la proximité avec les habitations, notre but était aussi de trouver une solution afin de remédier aux nuisances sonores. Très vite, le cadre du Val Saint-Lambert s’est imposé de lui-même. C’est l’endroit idéal pour ce genre de manifestation. Ce site dispose d’un cadre prestigieux et historique. Il possède une vraie âme. »

     

    Seraing 2013 (1).jpgConcrètement, cette seconde édition se déroulera là ou se tient chaque année les Fêtes de Wallonie à Seraing, sur le grand espace situé à l’arrière du château. « Nous allons utiliser les 3.000 m² pour y disposer plus de 500 tonnes de sable, une trentaine de cabines de plage pour y abriter nos exposants ainsi qu’une grande scène centrale qui accueillera nos DJ’s uniquement les week-ends en soirée. » Rayon nouveautés, le organisateurs mettront l’accent cette année sur les activités en journée avec un espace dédiée aux enfants et un point d’eau sous la forme de cascades et de brumisateurs.

     

    > https://www.facebook.com/Serainglesbains?fref=ts

  • « 13.12.11 »: le film de Patrick Alen sur la tragédie de Liège sort le 25 avril

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    Musicien, humoriste ou encore comédien, le Liégeois Patrick Alen est également réalisateur de films. Son prochain court-métrage est intitulé « 13.12.11 » et fait référence à la date de la tragédie meurtrière qui a frappé le centre-ville de Liège il y a bientôt trois ans. Un film de 26 minutes qui a été réalisé en collaboration avec de jeunes artistes âgés de 16 à 20 ans dans le cadre d’un atelier de cinéma. « 13.12.11 » sera présenté en avant-première le 25 avril prochain à 22h00 au Festival International du Film Policier de Liège.

     

    Vous le connaissiez certainement déjà à la guitare sous les traits de Francis Joskin dans le groupe « Les Gauff’ » ou encore dans les capsules humoristiques « Tu ne l’as pas volée » aux côtés de Renaud Rutten sur RTL-TVI, mais la vraie passion de Patrick Alen c’est le cinéma. « Depuis 2008, j’anime des ateliers de cinéma en tant que coach pour l’ASBL ABC Cinéma à Liège », intervient cet artiste touche-à-tout. « En janvier 2013, nous cherchions un sujet avec les élèves sur la thématique du drame. Très vite, la tuerie de Liège s’est imposée d’elle-même. Les jeunes ont eu envie de parler de cet événement tragique mais à leur façon. Nous avons alors travaillé pendant de longs mois ensemble sur l’écriture du scénario. » Ce court-métrage est en fait une fiction romancée qui s’est inspirée de faits réels que nous connaissons tous. « Ce n’est en aucun cas une reconstitution. Il n’a y a pas de voyeurisme dans notre démarche. A aucun moment le personnage d’Amrani n’apparaît à l’écran. Il est simplement suggéré. Ce film traite de la problématique du hasard et de la responsabilité des actes sur fond de tragédie. Cette histoire, imaginée par les jeunes de l’atelier, parle d’une classe d’école qui vit les événements en compagnie de leur professeur d’Anglais. »

     

    Si les jeunes cinéastes ont participé à l’écriture du scénario, ils font également partie du casting. « Tous ont participé au film », confirme Patrick Alen. Si ce dernier est passé derrière la caméra, il a pu bénéficier du concours d’acteurs confirmés avec Marc Duret (Le Grand Bleu, Nikita, La Haine) et Isabelle Jonniaux. « Le tournage a duré six mois, de juin à novembre dernier. Nous avons tourné à Liège mais également à Spa. C’est une très belle aventure humaine. » Ce court-métrage fait partie des quatre films qui seront proposés en avant-première lors du prochain Festival International du Film Policier de Liège qui se déroulera du 24 au 27 avril au cinéma Palace à Liège. « Nous sommes en train de peaufiner les derniers détails. Le film a été inscrit à de nombreux festivals », conclu Patrick Alen.

     

    Témoignage: Floriane Lerho

    « Mon examen de math m’a sauvé la vie »

     

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     A 19 ans, la Liégeoise Floriane Lerho participe aux ateliers de Patrick Alen et fait partie du groupe des jeunes qui ont participé à ce film. Actuellement étudiante, elle était en classe au moment des faits. Mais le hasard lui a certainement sauvé la vie ce 13 décembre 2011. « J’avais 17 ans à l’époque des faits », se souvient Floriane. « J’étais à l’école Saint-Jean Berchmans aux Guillemins à Liège. Mais normalement, j’aurais dû me trouver place Saint-Lambert au moment de la fusillade. Nous avions programmé quelques jours auparavant d’aller faire du shopping avec des amis au centre-ville. Mais un examen de math a finalement été programmé le même jour dans l’après-midi. Notre matinée shopping a été annulée contre notre volonté. C’est cet examen qui m’a certainement sauvé la vie. » Et c’est de cette expérience qu’est née l’idée de départ du film. Être là au mauvais endroit au mauvais moment était présent dans toutes les têtes au moment du choix du sujet. « C’est notre hommage aux victimes. Nous ne voulons en aucun cas offenser la mémoire des victimes ou de leurs familles respectives. Cette tragédie est ici prétexte à une fiction. Nous avons tous été fort touchés par cet incident et nous ressentions le besoin de l’exprimer par le cinéma. Nous avions un très petit budget. Le thème du huis clos en classe d’Anglais c’est imposé de lui-même. »

     

    Floriane a personnellement été touchée par cette tragédie. « J’ai des amis qui étaient présents sur les lieux ce jour-là et qui ont été blessés par des éclats de grenades. J’aurais pu faire partie des victimes si cet examen n’avait pas été programmé. C’est le destin. Je me souviens que nous avions tous été rassemblés dans la salle d’étude avec l’interdiction de sortir. Malgré la distance avec le centre-ville, on entendait le bruit des sirènes et des ambulances. Les fenêtres étaient ouvertes. C’était surréaliste. Nous étions tous sous le choc. Chacun sortait son GSM et appelait ses proches pour les rassurer. »