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  • Dominique Schmitz (interview): l’étudiant architecte devenu danseur de Matt Pokora

    Dominique Schmitz.jpgLe 21 octobre prochain sortira le nouvel album de Matt Pokora. « My Way » sera un hommage à Claude François avec des reprises de l’interprète de « Comme d’habitude ». Alors que vient de sortir le premier single « Celle année-là », nous avons rencontré l’un de ses danseurs, le Belge Dominique Schmitz qui apparaît même dans le clip. A seulement 24 ans, le Liégeois a déjà dansé pour Shy’m et vient de terminer la dernière tournée de Matt Pokora.

    Comment devient-on danseur pour Matt Pokora ?

    Il y a cinq ans, j’étais encore étudiant en architecture. La danse était alors juste un loisir. Je n’avais jamais envisagé d’en faire un métier. Tout est parti d’une rencontre avec un autre danseur belge, Armel qui est aujourd’hui le chorégraphe de Matt Pokera. C’est à lui que je dois tout ce qui m’arrive. J’ai ensuite passé des castings à Paris, à Londres, en Allemagne et en Hollande. J’ai dansé pour Shy’m dans le clip « Et Alors » en 2011 et j’ai été repéré par Matt en personne dans une vidéo en 2012. J’ai tourné dans son clip « Robin des Bois » et assuré dix dates de sa dernière tournée « Red Tour ». Nous avons fait ensemble tous les plateaux de télévision. J’ai même eu l’honneur de danser à ses côtés à trois reprises lors des NRJ Music Awards à Cannes.

    Comment est-il dans le privé ?

    C’est quelqu’un d’humble et de très humain. Un garçon qui a les pieds sur terre et qui est très proche des personnes avec qui il travaille. Il prend toujours le temps de discuter avec nous. En tant qu’artiste, il est perfectioniste. Mais au-delà de l’artiste, c’est quelqu’un que j’apprécie beaucoup.

    Faites-vous partie du projet sur Claude François ?

    Matt a fait appel à moi en dernière minute pour le clip de « Cette année-là ». Il cherchait des musiciens qui savent danser. Moi, je fais partie des trois danseurs qui complètent l’équipe. Et je peux vous assurer que ce ne fut pas évident de danser avec un trombone entre les mains.

    Va-t-on vous voir sur la prochaine tournée ?

    Je ne pense pas. Ce sera exclusivement une équipe de filles dont fait partie une danseuse belge. Pour ma part, il se pourrait bien que je fasse quelques apparitions à ses côtés prochainement à la télévision pour ses dates de promo.

    Avez-vous écouté le nouvel album ?

    Matt nous a fait écouté quelques titres de l’album durant le tournage du clip. C’est vraiment très bon. Il apporte un vent de fraicheur à l’univers de Claude François avec une touche plus funky. J’ai adoré ce que j’ai pu entendre.

    Quels sont vos projets ?

    Je compte prochainement reprendre mes études d’architecture dans le domaine du design, tout en poursuivant ma carrière de danseur. J’ai vécu quelques mois à Paris, mais j’ai préféré retrouver mes racines chez moi à Liège.

    Il se déboite l’épaule sur la scène du Palais 12

    Dominique Schmitz 1.jpgNatif du Rwanda, Dominique Schmitz est né d’une mère rwandaise et d’un père belge. C’est à l’âge de 12 ans qu’il arrive en Belgique. « Je fais partie d’une famille d’ébénistes. Même si nous avons tous l’âme artistique dans la famille, je suis le seul à monter sur scène. »

    Lors de la dernière tournée de Matt Pokora, toute sa famille vient le voir pour la première fois sur scène au Palais 12 à Bruxelles. « J’étais vraiment stressé. Au point tel que je me suis déboité l’épaule sur scène durant le concert. Je l’ai remise en place tout seul. Et j’ai terminé le concert malgré la douleur. Personne ne l’a remarqué. Mais ce fut l’un de mes pires souvenirs.  Heureusement, il y en a d’autres très bons comme la fois où Matt et toute l’équipe m’ont fait une surprise pour mon anniversaire sur la tournée. »

    Photo: Sophie Kip (La Meuse).

  • Clubbing: un bilan positif pour le Cadran avec 80.000 visiteurs en 2015-2016

    Cadran (Bastien Braconier & Samuel Hertay).JPGComme chaque année à pareille époque, le Cadran a dressé le bilan de sa saison écoulée. Hier avait lieu la traditionnelle conférence de presse de la rentrée avec un bilan positif malgré le marasme ambiant du monde de la nuit. Avec plus de 80.000 visiteurs pour 174 événements, le Cadran demeure un des rares lieux nocturnes liégeois à garder la tête hors de l’eau.

    Avec la fermeture récente du Notger au centre-ville et la baisse de fréquentation des discothèques, force est de constater que le clubbing subi lui aussi les affres de la crise en région liégeoise. « Notre budget est relativement stable », intervient Samuel Hertay, l’administrateur délégué du Cadran. « Avec un budget d’un million sept, nous demeurons dans la marge des dernières années. » Lors de la défunte saison, le Cadran a accueilli plus de 80.000 visiteurs sur un total de 174 événements. « Sur ces 80.000 clients, 15.000 ne proviennent pas de la province de Liège. Mieux, nous avons reçus entre nos murs 7.500 visiteurs non francophones. »

    Récemment, Red Bull a élu le Cadran premier club de Wallonie et l’a placé dans son top 5 national. « Si nous voulons conserver notre rang, nous ne devons pas nous reposer sur nos lauriers. » Un succès que les patrons du Cadran considèrent collatéral. « Nous avons estimé les retombées économiques pour la ville de Liège et ses commerçants à 3 millions d’euros. Une donnée importante dont nous sommes fiers. »

    13247875_906642389458000_7516003406859925794_o.jpgPour entamer cette cinquième et nouvelle saison, le Cadran accueille deux nouveaux membres dans son équipe. Deux jeunes Bruxellois qui viennent compléter une équipe qui compte au total dix employés permanents. Autre nouveauté, le Cadran dispose désormais depuis peu de sa propre agence d’événements baptisée « Swim ». « Nous sommes conscients que le marché rencontre une vraie crise. Et pas seulement à Liège. Nous l’avons clairement ressenti. Le public évolue et ses attentes aussi. Désormais, il ne se déplace plus pour un lieu mais pour un concept. Nous devons lui raconter une histoire. C’est pourquoi nous avons décidé de réagir en essayant de proposer d’autres offres. Durant l’été, nous nous sommes exportés aux Francos et il en sera encore de même dans les prochains mois à Mons, Namur et Charleroi. Nous proposons également dans ce cadre des événements destinés aux entreprises. »

    Pour cette cinquième saison, le Cadran promet encore quelques têtes d’affiche aux platines de ses trois espaces mais également quelques petites nouveautés en matière de concepts. Si les soirées à succès « Bug de l’an 2000 » continuent, il faudra dorénavant compter sur les « Super 95 » dédiées aux années 90. Le dimanche 6 novembre, le nouveau concept intitulé « Hunt », véritable laboratoire électronique, vous fera danser l’après-midi. Enfin, le Cadran proposera un double réveillon du nouvel an entre ses murs ainsi qu’au Palais des Congrès.