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  • Semaine infernale pour le Reflektor

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    Pas de répit pour l’équipe du Reflektor. Déjà bien actifs depuis la rentrée, les gérants de la salle de concert liégeoise vont se couper en quatre pour accueillir coup sur coup Flavien Berger, Cocoon, Fabrice Lig et le spectacle Syntaxes Electroniques. Une belle illustration de la programmation riche et variée qu’ils ont su mettre en place tout au long de l’année.

    Les premiers à se produire du côté de la Place Xavier Neujean seront le bruxellois d’adoption Marc Melià et le parisien Flavien Berger. Un an après la parution de « Leviathan », son premier album, ce dernier se produira à Liège avec l’aura d’un artiste adulé par la presse spécialisée et de plus en plus apprécié du public. Son joli mélange de poésie, de psychédélisme et de sonorités électro le place en tout cas parmi les personnalités à suivre dans le paysage musical français d’aujourd’hui.

    Cocoon revient en solo

    Le lendemain, place à la formation française Cocoon, de passage en cité ardente pour défendre son troisième album. Le projet s’était fait connaître en 2007 avec « My Friends All Died in a Plane Crash », un charmant album de folk vaporeux où l’on trouvait notamment les tubes « Chupee » et « On My Way ». Ce qui était encore un duo a ensuite publié un second album baptisé « Where the Ocean End » en 2010, avant que la charmante Morgane Imbeaud ne décide de se consacrer à des projets personnels. C’est donc seul à la barre que son comparse Mark Daumail (photo) a décidé de poursuivre l’aventure, collaborant avec le producteur américain Matthew E. White pour l’enregistrement de son troisième album. Celui-ci se nomme « Welcome Home » et voit Cocoon évoluer dans un registre tout aussi doux, mais encore plus lumineux et optimiste que dans le passé.

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    Walk fait venir Fabrice Lig

    Le vendredi 12, le collectif liégeois Walk prendra possession de l’ancienne gare des bus de la Sauvenière, pour une soirée électro dont il a le secret. Ce petit groupe de passionnés y a convié une véritable icône de la techno en Belgique : Monsieur Fabrice Lig en personne (photo). Un évènement en soi qui vaudra largement le détour, d’autant que l’entrée de la soirée sera gratuite.

    Le samedi, enfin, le Reflektor achèvera cette semaine infernale avec Syntaxes Electroniques, un spectacle vivant qui verra la DJ-ette Steph Wunderbar accompagner en musique les textes de l’écrivaine liégeoise Anne-Françoise Schmitz. Après cette déferlante de bon son, la douce poésie de ce curieux duo nous ramènera sur terre en douceur.

     > Flavien Berger + Marc Melià, le 19/10 à 20h (15 euros).
     > Cocoon, le 20/10 à 20h (21 euros).
     > Walk Invites Fabrice Lig, le 21/10 à 22h (entrée gratuite).
     > Syntaxes électroniques, le 22/10 à 20h30 (8 euros)
     > Préventes disponibles au Reflektor, au MediaMarkt, à la Fnac, au stand infos de Belle-Ile et sur www.reflektor.be 

  • Piano Club ressuscite les eighties

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    Piano Club est de retour. Trois ans après « Colore », le groupe publiera prochainement « Fantasy Walk », son troisième album studio. Toujours influencés par le son des années ’80, les liégeois poussent cette fois le jeu des références à fond, signant au passage un grand disque de pop décomplexée. Les fans de Phoenix, de Metronomy et de Kavinski vont se régaler.

    Si vous avez aimé la bande originale de la série-évènement « Stranger Things » ou encore celle du film « Drive » avec le beau Ryan Gosling, il y a fort à parier que vous ne vous lasserez pas de sitôt de « Fantasy Walk », le nouvel album de Piano Club. Car si les liégeois ont toujours puisé leur inspiration dans la discothèque de leurs parents, on peut franchement dire qu’ils n’y avaient jamais été aussi franco. Synthés vintage, boites à rythme et mélodies accrocheuses sont balancées ici avec panache, sans la pointe de second degré des artistes qui n’assument pas entièrement ce qu’ils font. Les fantômes de Kim Wilde, de Kate Bush et de Duran Duran s’invitent à tour de rôle sur ces morceaux qui ne jouent pas la carte de la nostalgie bon marché, mais ravivent l’atmosphère pleine de peps et de légèreté des eighties.

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    « Un hommage aux chansons que nous écoutions étant gamins »

    « C’est vrai que ce disque est plus direct que ses prédécesseurs », observe Anthony Sinatra, le leader de la bande. « Auparavant, nous nous aventurions encore régulièrement dans des sonorités expérimentales alors qu’ici, nous avons décidé de proposer quelque chose de plus immédiat. Cet album est une sorte d’hommage à toutes ces chansons que nous écoutions étant gamins. Des tubes incroyables qui allaient à l’essentiel et vous restaient en tête dès la première écoute. »

    Parmi les plus belles réussites de l’ensemble, on retrouve le morceau « Esther », un titre où Anthony Sinatra délaisse pour une fois le micro. Il l'a confié à Lylou, une jeune chanteuse folk de la région liégeoise. Celui qui officie aussi au sein de Hollywood Porn Stars a vu juste en proposant ce refrain lancinant à une personne du beau sexe. « Nous avons tenté le coup avec d'autres filles avant de tomber sur elle », confie-t-il. « Son style de prédilection est assez éloigné du nôtre, mais sa voix collait parfaitement avec l’atmosphère du morceau. De manière générale, j’ai toujours aimé travailler avec des artistes venant d’horizons différents. La musique c’est comme la vie. Si on fait toujours la même chose, on finit par s’ennuyer. »

    Avec ce disque hyper-accrocheur et dansant, Piano Club est en tout cas parvenu à embellir la nôtre pour un bon petit bout de temps.

     > Piano Club – « Fantasy Walk » - disponible à partir du 14/10 chez les disquaires et sur les plateformes de streaming et de téléchargement.
    > En concert le 12/11 au Sunergia à Eupen et le 26/11 à l’Atelier Rock de Huy.

  • Jamel improvise et écrit son nouveau spectacle sur scène à Liège : on y était !

    Jamel-Debbouze_max1024x768.jpgMardi soir, Jamel Debbouze remontait sur scène pour trois dates dans le petit café-théâtre liégeois La Bouch’Rit. Une première depuis cinq ans, non pas pour présenter son nouveau spectacle, mais pour carrément écrire ce dernier en direct sur scène en compagnie du public. Nous y étions en exclusivité.

    Jamel n’en est pas à son coup d’essai. Il était déjà venu se produire dans le même contexte en avril 2010 à La Bouch’Rit. Un petit café-théâtre liégeois qui peut accueillir 90 places. « La demande vient de lui », nous explique Christophe Locicero, le patron. « Il a établi ses quartiers chez nous pendant trois jours. Et après le show, il remonte dans sa loge en compagnie de son équipe. Il visionne le spectacle et corrige ses textes pour les tester le lendemain sur scène. »

    ÉCRITURE EN DIRECT

    Car c’est carrément à de l’écriture en direct à laquelle nous avons assisté. La première date d’une mini-tournée de trois mois qui accouchera dans un an de son nouveau spectacle. Jamel se présente en toute simplicité sur scène avec ses notes et un stylo. Pendant plus d’une heure et quart, il interpelle le public, lui demande des thèmes et improvise au premier mot lâché. Il utilise les spectateurs comme véritables partenaires de jeu. A ses côtés, on retrouve le jeune humoriste Waly Dia. Si Waly assure avec brio la première partie du show, il revient sur scène quand Jamel manque d’inspiration ou quand il doit prendre des notes. Parmi les thèmes abordés, on retrouve de façon indirecte les derniers événements en France et en Belgique mais aussi des plus classiques comme son fils, son enfance ou encore le mariage pour tous.

    LA BELGIQUE A L'HONNEUR

    Plus étonnant, Jamel consacre une grande partie de son impro à la Belgique. De notre « Jupiler League » en passant par la NVA, tout y passe. « Ce n’est vraiment pas simple d’improviser autant de temps », rigole Jamel en guise d’au revoir. « Ces moments fragiles sur scène avec le public sont rares. Bon ça, on le garde ? » Voilà qui promet. A revoir dans un an.