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  • La fille du proffesseur Steven Laureys se lance dans le cinéma

    Clara Laureys.JPGA 19 ans, la Liégeoise Clara Laureys s’apprête à faire ses premiers pas au cinéma. La fille du professeur et neurologue du CHU de Liège Steven Laureys jouera dans le prochain court-métrage « Les Bourbons » du réalisateur belge Julian Bordeau. Un tournage qui débutera le 23 août prochain à Bruxelles.

    Neurologue et professeur en neurologie au CHU de Liège, mais également directeur de recherches au FNRS, Steven Laureys a reçu cette année le prix du « Citoyen liégeois de l’année 2017 » pour ses travaux et ses recherches. Du haut de ses 19 ans, c’est sa fille ainée qui était venue recevoir son prix à sa place. « Je viens de terminer avec succès ma première année de sociologie à l’université de Liège, mais mon rêve et mon plan A, c’est le théâtre et le cinéma. » Un rêve de petite fille que Clara Laureys s’apprête à réaliser. « Je suis déterminée à poursuivre et réussir mes études. Mais mon rêve et ma volonté, c’est de percer dans la comédie. Je suis des stages, des formations et des concours depuis que je suis toute petite. Ce premier film est un rêve qui se réalise. Mais ce n’est, j’espère, qu’une première étape. Peu importe le travail et les difficultés, je n’abandonnerai jamais ce rêve. » Pour sa première expérience, Clara tiendra un rôle important dans « Les Bourbons ». Un court-métrage réalisé par un jeune réalisateur sur la vie des cités à Bruxelles. « Je suis la seule fille au casting. Je joue le rôle d’une jeune Flamande dont le protagoniste tombe amoureux. L’histoire parle de la vie en cité et de la différence qui existe entre les deux personnages. »

    Petite particularité du rôle, Clara Laureys jouera en Français et… en Néerlandais. « Je remercie mon papa de m’avoir appris le Flamand, c’est un peu grâce à lui que j’ai obtenu ce rôle qui nécessitait d’être bilingue. » Le tournage débutera le 23 août prochain à Bruxelles. Notons encore que ce film est autoproduit avec le mode de financement participatif « crowdfunding ». Voilà peut-être le début d’une longue carrière pour la petite Liégeoise. VINCENT ARENA

  • Patrice Leconte et Bigard au festival du Film de Comédie de Liège

    patrice-leconte-pluson-3.jpgDu 6 au 10 novembre prochains aura lieu la troisième édition du Festival International du Film de Comédie de Liège. Comme chaque année, Adrien François et son équipe nous réservent quelques surprises et des invités vedettes. Les deux premiers noms annoncés sont le réalisateur Patrice Leconte et l’humoriste Jean-Marie Bigard.

    Pour cette troisième édition, ce festival a décidé de passer à la vitesse supérieure. « Pour la première fois, nous allons proposer un grand chapiteau qui sera dressé sur la place Cathédrale, nous explique Adrien François. Durant cinq jours, ce chapiteau sera animé avec de nombreuses activités gratuites. Des séances de dédicaces, des jeux concours, des concerts mais également un atelier participatif avec la réalisation d’un court-métrage, en collaboration avec le Pôle Image de Liège et chapeauté par Les Films du Carré. Tous les membres du jury et nos invités mangeront chaque jour sous le chapiteau avec les festivaliers. »

    Outre le président et les membres du jury, deux grands noms du cinéma français seront prochainement annoncés. « Une femme sera mise à l’honneur pour l’ensemble de sa carrière lors de la cérémonie d’ouverture. Il en sera de même avec un homme lors de la clôture. Nous travaillons sur la présence de très grands noms. » En attendant, deux premiers invités ont été annoncés. Le réalisateur Patrice Leconte (Les Bronzés, César du meilleur réalisateur en 1996 pour Ridicule) sera présent le vendredi 9 novembre au cinéma Palace pour une conférence ouverte au public dès 14 heures. Jean-Marie Bigard, accompagné de Renaud Rutten, en fera de même le mercredi 7 novembre au même endroit, à 16h30. « Toutes nos conférences sont ouvertes au public avec une entrée à 5 euros. Toujours avec cette volonté de proximité avec le public. Nous voulons amener la comédie et le cinéma au centre-ville de Liège, au cœur même des gens et des festivaliers. »

    Autre nouveauté, le festival disposera désormais de sa propre bière baptisée « La Comédienne ». Une bière qui sera produite à Rocourt par la brasserie liégeoise « Brasse & Vous ». « Nous la proposerons durant le festival mais également par la suite dans de nombreux points de vente. » VINCENT ARENA

  • Au revoir Vincent... La voix de Gus Bolin s'est éteinte

    Vincent Bleus 2.jpgAprès un combat de trois longues années contre la maladie, Vincent Bleus est décédé hier à 53 ans. Plus connu des Liégeois sous le pseudonyme de Gus Bolin, il était la voix des premières années et des premiers tubes des Gauff au suc’. Membre fondateur du célèbre groupe liégeois, Vincent avait quitté ses partenaires en 2004 pour suivre une autre voie. Hier, la sienne s’est éteinte.

    C’est la grande famille des musiciens liégeois qui est en deuil. Vincent Bleus était un artiste atypique et talentueux. En 1993, il fonde avec ses compères un groupe qui allait intégrer à part entière le patrimoine folklorique made in Liège.

    Patrick Alen: "C'était mon ami"

    « Avant d’être le trublion et la voix des Gauff au suc’, c’était surtout mon ami », nous confiait Patrick Alen, alias Francis Joskin, depuis l’Espagne où il passe ses vacances. « Nous nous sommes rencontrés en 1982. Pendant plus de 20 ans, nous ne nous sommes pas quitté un seul jour. » Mais en 2004, Vincent Bleus décide de quitter l’aventure et le groupe. « Il a choisi une autre voie, la sienne », continue Patrick Alen. « Mais nous sommes restés amis. Je garde de lui des délires sur scène, des fous rires et des souvenirs impérissables. Il est parti en paix, c’est le principal. »

    Paul Kaba: "Une plume unique"

    Autre membre du groupe lui aussi en vacances dans le sud de la France, Paul Kaba, alias Pol Boubiet, se souvenait lui aussi. « J’ai rejoint le groupe en 1994, un an après sa création. Quand il a choisi de quitter le groupe en 2004, il y a eu quelques tensions qui ont été vite oubliées. Il venait même parfois nous voir en concert. Je me souviens d’un garçon assez discret qui a très vite trouvé sa place comme chanteur et leader du groupe. Mais je retiens surtout sa plume qui était unique. Les premiers textes et les premiers tubes, c’est lui. Sur Banneux ou Helle, c’est sa voix que vous entendez. Je me souviens d’un titre en particulier. Mémé était le morceau caché sur notre disque d’or Ze Live du mon dentier. C’est un morceau en piano voix où je me retrouvais seul sur scène à ses côtés. Il arrivait toujours à me surprendre. Il tournait la mort en dérision avec son humour noir bien à lui. Avec Patrick, nous lui avons rendu visite il y a un mois. Il savait qu’il n’allait pas bien. Mais il en riait encore. »

    Aussi au théâtre

    Vincent Bleus a également écrit la pièce de théâtre à succès « La rencontre infernale » qui a été jouée à de nombreuses reprises par Patrick Alen puis Renaud Rutten. En perdant leur « Gus », les Gauff ont perdu leur « Suc » en 2004. Aujourd’hui, c’est un ami qui s’en va. VINCENT ARENA