Chanson - Page 2

  • Premier concert pour François Bijou, l’Objet Musical Non Identifié

    C’est le nouvel OVNI musical Made in Liège. Débarqué de nulle part à la fin de l’été, François Bijou s’est d’ores et déjà fait remarquer avec le clip fendard de son morceau « Mains baladeuses » et une interview gentiment surréaliste sur les ondes de Vivacité. Citant Zlatan Ibrahimovic et Jean-Claude Van Damme comme ses maîtres à penser, il lance aujourd’hui une série de concerts gratuits à l’heure de l’apéro sur la Batte. Mais qui est réellement ce chanteur excentrique qui dit aimer le sport et les robes de mariée ?

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  • Olivier Kaye, le finaliste liégeois The Voice, triomphe en Roumanie

    C’est en 2016, lors de la cinquième saison de l’émission The Voice Belgique sur La Une, que l’on découvre la voix et le visage d’Olivier Kaye. Ce jeune chanteur autodidacte de 24 ans est alors choisi par Quentin Mosimann qui l’emmènera jusqu’en finale. «  Ce fut une expérience extraordinaire et enrichissante, se souvient ce résident d’Aywaille. The Voice nous apporte surtout de la visibilité. Cette émission ouvre de nombreuses portes pour des artistes qui n’ont pas toujours l’occasion de pouvoir démontrer l’étendue de leurs capacités. Depuis lors, je n’ai jamais autant fait de musique de ma vie.  »

    Et c’est cette passion pour la musique et le chant qui l’emporte il y a quelques jours en Roumanie. «  Tout est parti d’une rencontre avec un manager lors des castings pour l’Eurovision. A la sortie de The Voice, j’ai été appelé pour représenter la Belgique. Mais c’est finalement Blanche qui a été désignée. Durant le casting, j’ai fait la connaissance d’un manager qui m’a ensuite proposé ce concours en Roumanie.  »

    International

    Un concours international qui est diffusé chaque année en direct sur la première chaîne nationale roumaine. «  Nous étions 18 candidats au total. Nous nous sommes produits en direct en plein air sur la grand place à Brasov. Comme lors de mon passage à The Voice, j’ai interprété le titre « Goodbye Philadelphia » de Peter Cincotti.  » Et c’est le coup gagnant pour notre chanteur liégeois. Olivier Kaye remporte non seulement le premier prix du jury, mais également le prix du public roumain. «  Je n’en revenais pas. J’étais très ému, tellement que j’en ai oublié mon prix sur scène !  »

    Olivier remporte la somme totale de 17.000 euros mais conservera également un souvenir impérissable de son voyage dans les Carpates. «  Les trophées trônent en bonne place dans mon salon. Je les regarde depuis lors chaque jour avec fierté.  »

    Déjà il y a 50 ans...

    Pour la petite histoire, lors de la première édition de ce concours il y a 50 ans, c’est un autre habitant d’Aywaille qui avait remporté la victoire : Jacques Hustin. «  Je l’ai appris sur internet. Les hasards de la vie sont parfois étonnants.  » Mais Olivier a également profité de l’occasion de nouer certains contacts. «  J’ai rencontré un candidat anglais lors de ce concours. Le feeling est de suite passé entre nous. Nous sommes restés en contact et nous pensons collaborer prochainement ensemble sur un projet. Lors des castings pour l’Eurovision, j’avais également noué des contacts avec un chanteur roumain. Nous nous sommes revus lors de mon passage à Brasov. Il se pourrait également que nous collaborions prochainement ensemble.  »

    Instituteur

    En attendant, Olivier Kaye s’apprête à reprendre ses études d’instituteur à Theux. «  C’est un gage de sécurité. J’adore les enfants et le monde de l’enseignement m’attire. La musique demeure ma première passion. Comme tous les artistes, je rêve de pouvoir en vivre un jour. Si j’avais le choix, je serais sur scène tous les jours. Mais en attendant, la route est encore longue. Ce n’est que le début.  » Le début, qui sait, d’une longue et belle carrière pour notre jeune chanteur aqualien.

    Son projet: une comédie musicale sur Hercule
    Outre son voyage en Roumanie, Olivier Kaye a passé ses deux mois de vacances sur scène. «  Je reviens du Festival d’Avignon où nous avons proposé et interprété notre comédie musique 100% belge intitulée « Hercule, le destin d’un dieu ». C’est un projet collectif qui me tient tout particulièrement à cœur. Notre ambition est de monter cette comédie musicale à Paris.  » S’il n’écrit pas encore ses propres textes, Olivier Kaye ne manque pas d’idées et de projets. «  Dans un coin de ma tête, il y a l’envie d’écrire un spectacle dédié aux enfants. J’ai déjà le thème. Ce sera l’histoire d’un épouvantail.  »
    Mais en marge de ces nombreux projets, notre chanteur en herbe souhaite avant tout assurer ses arrières. «  Après ma rétho, je me suis essayé aux études d’architecture intérieure à Saint-Luc, puis de professeur de français. Ensuite, The Voice est arrivé et je me suis consacré à la musique. J’ai même suivi pendant un an et demi des cours de musique à Namur en compagnie de Nicolas Dorian, le coach vocal de l’émission. Mais aujourd’hui, je suis bien décidé à entamer et à terminer mes études d’instituteur afin de pouvoir disposer d’une base solide avant de tout miser sur la musique.  »
    Âgé de 24 ans, habitant d’Aywaille et véritable autodidacte, Olivier Kaye ne fait pas partie d’une famille de musiciens et n’a pas de formation musicale à son actif. «  Je suis un peu l’OVNI de la famille. Personne ne fait de la musique, à part moi.  »

    secondaires à Remouchamps

    Après des études secondaires à Remouchamps, il décide alors de se consacrer entièrement à la musique, en marge de ses tâtonnements dans les études, avec une 3e place en finale de l’émission The Voice en 2016. «  Mes influences sont éclectiques. J’aime tout particulièrement l’univers musical de Peter Cincotti. J’aime ce côté pop et jazz avec les cuivres.  »

    VINCENT ARENA

     
  • Au revoir Vincent... La voix de Gus Bolin s'est éteinte

    Vincent Bleus 2.jpgAprès un combat de trois longues années contre la maladie, Vincent Bleus est décédé hier à 53 ans. Plus connu des Liégeois sous le pseudonyme de Gus Bolin, il était la voix des premières années et des premiers tubes des Gauff au suc’. Membre fondateur du célèbre groupe liégeois, Vincent avait quitté ses partenaires en 2004 pour suivre une autre voie. Hier, la sienne s’est éteinte.

    C’est la grande famille des musiciens liégeois qui est en deuil. Vincent Bleus était un artiste atypique et talentueux. En 1993, il fonde avec ses compères un groupe qui allait intégrer à part entière le patrimoine folklorique made in Liège.

    Patrick Alen: "C'était mon ami"

    « Avant d’être le trublion et la voix des Gauff au suc’, c’était surtout mon ami », nous confiait Patrick Alen, alias Francis Joskin, depuis l’Espagne où il passe ses vacances. « Nous nous sommes rencontrés en 1982. Pendant plus de 20 ans, nous ne nous sommes pas quitté un seul jour. » Mais en 2004, Vincent Bleus décide de quitter l’aventure et le groupe. « Il a choisi une autre voie, la sienne », continue Patrick Alen. « Mais nous sommes restés amis. Je garde de lui des délires sur scène, des fous rires et des souvenirs impérissables. Il est parti en paix, c’est le principal. »

    Paul Kaba: "Une plume unique"

    Autre membre du groupe lui aussi en vacances dans le sud de la France, Paul Kaba, alias Pol Boubiet, se souvenait lui aussi. « J’ai rejoint le groupe en 1994, un an après sa création. Quand il a choisi de quitter le groupe en 2004, il y a eu quelques tensions qui ont été vite oubliées. Il venait même parfois nous voir en concert. Je me souviens d’un garçon assez discret qui a très vite trouvé sa place comme chanteur et leader du groupe. Mais je retiens surtout sa plume qui était unique. Les premiers textes et les premiers tubes, c’est lui. Sur Banneux ou Helle, c’est sa voix que vous entendez. Je me souviens d’un titre en particulier. Mémé était le morceau caché sur notre disque d’or Ze Live du mon dentier. C’est un morceau en piano voix où je me retrouvais seul sur scène à ses côtés. Il arrivait toujours à me surprendre. Il tournait la mort en dérision avec son humour noir bien à lui. Avec Patrick, nous lui avons rendu visite il y a un mois. Il savait qu’il n’allait pas bien. Mais il en riait encore. »

    Aussi au théâtre

    Vincent Bleus a également écrit la pièce de théâtre à succès « La rencontre infernale » qui a été jouée à de nombreuses reprises par Patrick Alen puis Renaud Rutten. En perdant leur « Gus », les Gauff ont perdu leur « Suc » en 2004. Aujourd’hui, c’est un ami qui s’en va. VINCENT ARENA