Chanson - Page 5

  • Le dernier riff de « Toto de Kinkempois »

    14199212_295801050787599_8386463582588130510_n.jpgIl s’appelait Salvatore Canicatti mais tout le monde le connaissait sous son surnom de « Toto de Kinkempois ». Un surnom qui lui a été donné par Bouldou dont il était le bassiste attitré depuis plus de 30 ans.

    Victime d’une crise cardiaque mercredi dernier, Toto s’est éteint lundi soir à l’âge de 60 ans. Habitant d’Angleur, il était également membre fondateur du groupe Atomic Deluxe en compagnie d'Erwan, Serge et Esteban. Il laisse derrière lui un fils, Thomas également musicien et batteur dans les groupes Chickfight et The Legals.

    « Il va laisser un vide immense », regrettait son ami de toujours Bouldou. « Il nous manque déjà à toutes et à tous. Je l’ai vu pour la première fois sur scène en 1978. Deux ans plus tard en 1980, il nous invitait à la maison de jeunes de Kinkempois. Nous ne nous sommes plus jamais quittés. Et je peux vous assurer qu'il appréciait son surnom et en était très fier. C'était un remarquable musicien. Toujours de bonne humeur, il apprenait très vite les morceaux. Mais ses notes manuscrites valaient le détour. Il avait une façon bien à lui et très drôle de noter la musique. » Toto qui accompagnait Bouldou sur son cover des Rolling Stones, mais également Mona Murray quand elle reprenait Tina Turner ou Whitney Houston. Toto nous a joué son dernier riff. Salut l'artiste!

    A NOTER: les visites ont lieu mercredi, jeudi et vendredi de 16h30 à 19h au Funérarium Dethier à Angleur. Les funérailles auront lieu samedi à l’église de Kinkempois.

    14502776_312141429153561_6031120037525976578_n.jpg

  • Semaine infernale pour le Reflektor

    Cocoon (Mark Daumail)1 (c) libre de droits.jpg

    Pas de répit pour l’équipe du Reflektor. Déjà bien actifs depuis la rentrée, les gérants de la salle de concert liégeoise vont se couper en quatre pour accueillir coup sur coup Flavien Berger, Cocoon, Fabrice Lig et le spectacle Syntaxes Electroniques. Une belle illustration de la programmation riche et variée qu’ils ont su mettre en place tout au long de l’année.

    Les premiers à se produire du côté de la Place Xavier Neujean seront le bruxellois d’adoption Marc Melià et le parisien Flavien Berger. Un an après la parution de « Leviathan », son premier album, ce dernier se produira à Liège avec l’aura d’un artiste adulé par la presse spécialisée et de plus en plus apprécié du public. Son joli mélange de poésie, de psychédélisme et de sonorités électro le place en tout cas parmi les personnalités à suivre dans le paysage musical français d’aujourd’hui.

    Cocoon revient en solo

    Le lendemain, place à la formation française Cocoon, de passage en cité ardente pour défendre son troisième album. Le projet s’était fait connaître en 2007 avec « My Friends All Died in a Plane Crash », un charmant album de folk vaporeux où l’on trouvait notamment les tubes « Chupee » et « On My Way ». Ce qui était encore un duo a ensuite publié un second album baptisé « Where the Ocean End » en 2010, avant que la charmante Morgane Imbeaud ne décide de se consacrer à des projets personnels. C’est donc seul à la barre que son comparse Mark Daumail (photo) a décidé de poursuivre l’aventure, collaborant avec le producteur américain Matthew E. White pour l’enregistrement de son troisième album. Celui-ci se nomme « Welcome Home » et voit Cocoon évoluer dans un registre tout aussi doux, mais encore plus lumineux et optimiste que dans le passé.

    Fabrice Lig1 (c) libre de droits.jpg

    Walk fait venir Fabrice Lig

    Le vendredi 12, le collectif liégeois Walk prendra possession de l’ancienne gare des bus de la Sauvenière, pour une soirée électro dont il a le secret. Ce petit groupe de passionnés y a convié une véritable icône de la techno en Belgique : Monsieur Fabrice Lig en personne (photo). Un évènement en soi qui vaudra largement le détour, d’autant que l’entrée de la soirée sera gratuite.

    Le samedi, enfin, le Reflektor achèvera cette semaine infernale avec Syntaxes Electroniques, un spectacle vivant qui verra la DJ-ette Steph Wunderbar accompagner en musique les textes de l’écrivaine liégeoise Anne-Françoise Schmitz. Après cette déferlante de bon son, la douce poésie de ce curieux duo nous ramènera sur terre en douceur.

     > Flavien Berger + Marc Melià, le 19/10 à 20h (15 euros).
     > Cocoon, le 20/10 à 20h (21 euros).
     > Walk Invites Fabrice Lig, le 21/10 à 22h (entrée gratuite).
     > Syntaxes électroniques, le 22/10 à 20h30 (8 euros)
     > Préventes disponibles au Reflektor, au MediaMarkt, à la Fnac, au stand infos de Belle-Ile et sur www.reflektor.be 

  • « Baïlando » : le tube de l’été ultime fête ses 20 ans

    Paradisio - Patrick Samoy et Shelby Diaz1 (c) libre de droits.jpg

    C’est l’histoire du plus gros tube international jamais écrit par un auteur liégeois. En 1996, alors qu’il n’a encore que 25 ans, le DJ principautaire Patrick Samoy imagine la mélodie de « Baïlando », un hymne estival qui a bouleversé sa vie. 20 ans plus tard, le nom du groupe Paradisio et de son titre-phare figurent encore en bonne place sur toutes les compilations des plus grands tubes de l’été.

    « J’ai directement senti que cette chanson avait du potentiel », se souvient celui qui a également fait partie du célèbre duo The Unity Mixers. « Comme la Belgique ne représentait pas grand-chose au niveau de la musique à l’époque, j’ai donc décidé d’aller tourner son clip vidéo à Miami, pour lui donner une envergure internationale. C’est là que j’ai eu l’idée de demander à ma chanteuse de l’époque de porter une perruque turquoise. Je n’avais encore jamais vu ça auparavant mais dans la boîte de nuit de Prince où nous nous sommes rendus pendant notre voyage, toutes les serveuses en portaient. » Une idée toute simple, mais qui a façonné l’identité visuelle de la chanson. Bingo.

    Paradisio - pochette.jpg

    Une rengaine qui revient tous les ans

    Titre à la fois dansant et hyper-efficace, « Baïlando » a rapidement traversé les frontières, permettant à son auteur de voyager à travers le monde pour en assurer la promotion. France, Italie, Danemark, Finlande, Norvège, Suède et même le Mexique et les Etats-Unis, la chanson a connu un succès retentissant à l’échelon planétaire. « Au départ, le grand public ne savait pas qu’elle avait été composée par un petit belge », sourit Patrick Samoy. « Comme les paroles sont en espagnol, beaucoup de gens pensaient qu’elle venait d’Amérique Latine. C’est sans doute en partie pour ça qu’elle a aussi bien fonctionné. Elle a un côté ensoleillé et jovial qui plait à tout le monde. C’est sans doute aussi pour ça qu’elle a rencontré un aussi grand succès en Scandinavie. Là-bas, il fait si souvent froid que dès que l’été pointe le bout du nez, les gens se précipitent en extérieur pour faire la fête. »

    Tous les ans, Patrick Samoy peut compter sur les DJ’s de campings et les animateurs de bals de village pour relancer le morceau pendant quelques semaines… et ainsi alimenter régulièrement le tiroir-caisse. Pendant estival du « Last Christmas » de Wham!, « Baïlando » fait partie de ces chansons saisonnières qui remontent systématiquement au classement des titres les plus écoutés en juillet et en août. Cette année, le titre pourra en outre s’appuyer sur la parution d’un album « Greatest Hits » de Paradisio pour relancer la machine. « La chanson aura tout pile 20 ans au mois d’août », explique Patrick Samoy. « Publier ce ‘best of’ me permet de marquer le coup, tout en rappelant au grand public que Paradisio a aussi eu quelques succès par la suite. Pour l’occasion, ma nouvelle chanteuse Shelby Diaz et moi avons retravaillé le titre 'Vamos a la Playa' pour le remettre au goût du jour. Nous espérons qu’il fera fureur dans les boîtes de nuit cet été. » Entre « Baïlando » et cette nouvelle version du fameux tube de Miranda, les « Bronzés » vont pouvoir s'en donner à cœur joie.