Collectifs - Page 5

  • Solidarité: Badys, le petit Liégeois soutenu par les Diables Rouges

    Badys (11 ans), atteint d’un cancer, peut compter sur le soutien des plus grands noms du football

    BADYS.pngBadys vient d’avoir 11 et est atteint d’un cancer des ganglions. Ce petit garçon, fan de foot, réside avec sa maman et sa grande sœur à Beyne-Heusay en région liégeoise. Les plus grands noms du football belge se sont mobilisés pour le soutenir dans son combat contre la maladie. Nous l’avons rencontré chez lui.

    C’est le 31 mars dernier que le diagnostic tombe. Badys a alors 10 ans et va devoir combattre un cancer des ganglions. Une maladie cousine de la leucémie mais où la moelle épinière n’est pas atteinte. Très vite, sa maman Nadia et son oncle Karim mobilisent toute leur énergie. Et c’est ce dernier qui a l’idée de contacter son ami Piero Rossi, membre du staff technique du Standard de Liège. « Les premiers qui sont venus lui rendre visite à l’hôpital étaient Medhi Carcela et Eiji Kawashima », raconte la maman. « Tout s’est ensuite enchaîné très vite. » Badys assiste alors à un entraînement à huis clos du Standard. Les supporters des Rouches lui consacrent même un tifo avec le message « Courage Badys ».

    Mais Badys n’imaginait pas une seule seconde ce qui allait ensuite se déclencher. « Je lui ai demandé ce qui lui ferait plaisir », enchaîne son oncle Karim. « Il rêvait de Vincent Kompany et d’Eden Hasard. » Une véritable chaîne de solidarité se met ensuite en place. Un message qui passe dans le vestiaire des Diables Rouges. Ces derniers réalisent de petites vidéos qu’ils postent sur la page Facebook « Je suis Badys ». « Nous avons reçu des vidéos de soutien de Kompany, Hasard, Benteke, Defour, Lukaku, Jean-François Gillet, Witsel, De Bruyne, Van Buyten, Chadli et même du coach Marc Wilmots. » Touché par l’histoire et le combat de ce petit garçon, Zakaria Bakkali et Nacer Chadli lui rendront même visite à plusieurs reprises à l’hôpital et à son domicile.

    MÊME RIBERY

    « Un jour, nous avons reçu une vidéo de Franck Ribery du Bayern de Munich. Ce fut une grande surprise pour le petit qui avait des étoiles plein les yeux. Ribery vient d’ailleurs encore de nous envoyer un message de Marrakech pour prendre de ses nouvelles. Je n’ai pas de mots pour remercier tous ces joueurs pour l’amour qu’ils apportent à mon enfant. » Et il n’y a pas que les joueurs de foot qui se sont mobilisés. Dernièrement, Badys a reçu un message vidéo du rappeur français Black M. « Et son chanteur préféré est récemment venu lui rendre visite pendant deux heures à l’hôpital. Le rappeur français Lartiste a débarqué dans sa chambre avec toute son équipe. Badys en avait les larmes aux yeux. » Courage Badys !

    Nadia (sa maman): « Toutes ces attentions lui redonnent le moral »

    Dans le terrible combat que livre le petit Badys, à l’image de milliers d’autres enfants en Belgique et ailleurs, le moral est un vecteur des plus importants dans le processus de guérison. « Nous remarquons un réel changement dans son état quand il reçoit toutes ces marques de sympathie », explique sa maman. « Il passe alors du noir au blanc. Il se remet à parler et même à manger. Cela l’aide à supporter la chimiothérapie et les nombreuses heures passées à l’hôpital. Les médecins et toute l’équipe de la Citadelle à Liège sont absolument formidables. Nous vivons désormais entre l’hôpital et la maison. C’est devenu notre deuxième famille. Les médecins nous félicitent et nous encouragent à continuer de la sorte. Car sa guérison passe également par ce genre d’attentions. Tout cela lui donne du courage et de l’énergie. Car avec son problème d’immunité, il est véritablement coupé du monde. Il a perdu du poids et ses cheveux. Il ne peut plus aller à l’école, au football, ni jouer avec ses amis. »

    Page Facebook: "Je suis Badys". Photo: Thomas Van Ass.

  • Un trio de jeunes magiciens liégeois à Paris

    MAGIE.jpgTrois jeunes magiciens liégeois ont décidé de s’associer sous le collectif « Le Magic Team ». Ils sont partis arpenter les rues de Paris où ils ont rencontré Bernard Bilis, le célèbre magicien qui sévit dans « Le Plus Grand Cabaret » de Patrick Sébastien. Désormais, ils pratiquent leur « Magic Street » dans les rues de Liège et rêvent de conquérir les scènes du monde entier !

    Vous les avez peut-être déjà aperçus dans les rues de Liège, sur la place Cathédrale ou devant les Galeries Saint-Lambert. Bryan, Vega et Antoine pratiquent la technique du close-up qui consiste à pratiquer des tours de prestidigitation de façon rapprochée, au contact direct des gens. « C’est ma passion depuis que je suis enfant, explique Bryan Pulmer, véritable autodidacte. J’ai commencé par apprendre en regardant des vidéos sur le net et sur DVD. Quand j’ai des doutes, je vais poser mes questions sur le forum du site de Bernard Bilis. »

    AVEC BERNARD BILIS

    Le célèbre magicien français qui accompagne Patrick Sébastien à la télévision depuis de nombreuses années a même accepté de rencontrer notre apprenti magicien. « J'étais parti assister à l’émission Touche Pas à Mon Poste. Via Facebook, j’avais préalablement contacté Bernard Bilis. Et durant mon temps libre à Paris, il a accepté de me rencontrer pendant plus d’une heure ! » Remarqué par ses vidéos sur le net, Bryan a été depuis lors rejoint dans son aventure par deux autres jeunes magiciens liégeois. « Nous proposons des tours à trois. C’est notre originalité. Désormais, on rêve de monter un spectacle ensemble. »

  • Starflam revient au bercail pour l’Open Street Festival

    IStarflam2 (c) libre de droits.jpgl y a des évènements qui suscitent directement la sympathie. Avec son esprit résolument ouvert et sa volonté de mettre en avant les jeunes talents autant que les artistes confirmés, l’Open Street Festival fait partie de cette race à part de manifestations qui cherchent plus à faire vivre la culture qu’à remplir les poches de ses organisateurs. Sa deuxième édition aura lieu le 24 avril au Reflektor, avec les revenants de Starflam en tête d’affiche.

    On doit cet évènement à l’ASBL Spray Can Arts, qui promeut les arts urbains depuis plus de 10 ans. Graf’, dessin, peinture, DJing, musique, break-dance… aucune discipline n’est oubliée par cette association où l’on retrouve notamment Mon Colonel des Party Harders et Kaer, un des MC de Starflam. « Le but de l’ASBL est de mettre en valeur les artistes liégeois », précise ce dernier. « Mais avec le festival, on cherche aussi à s’ouvrir à toute la Belgique et même à l’étranger. L’an dernier, nous avons par exemple invité le graphiste français So_Me ou encore l’artiste madrilène Okuda, qui a réalisé une gigantesque fresque sur la façade du musée des Beaux-Arts. Cette année, l’évènement sera avant tout musical, avec 7 groupes et DJ’s qui se succèderont de 18h à 3h du matin. »

    Un programme riche et varié

    Nomobs2 (c) libre de droits.jpgL’affiche, parlons-en, justement. Si le retour au bercail de Starflam est déjà un évènement en soi, il n’éclipse pas le reste d’une programmation particulièrement riche et variée. On pourra ainsi voir à l’œuvre les anversois de NoMoBS, des rappeurs d’origine marocaine qui se sont récemment élevés contre les propos du Bourgmestre De Wever à l’encontre de leur communauté. On se réjouira aussi de voir à l’œuvre les liégeois qui montent d’Indocile et le MC bruxellois Caballero, qui se produira juste avant Starflam. « Cet évènement me tient évidemment tout particulièrement à cœur », sourit Kaer, qui se retrouve à la fois dans l’organisation et en haut de l’affiche. « C’est le reflet d’une époque où les artistes ne peuvent plus se contenter de faire de la musique mais doivent aussi la produire et de la diffuser. La soirée sera d’autant plus émouvante pour nous qu’elle marquera notre retour à Liège, après 6 longues années ans loin des planches. Vus les très bonnes vibrations ressenties lors de nos récents concerts à Bruxelles et à Gand, on se réjouit vraiment de nous produire à nouveau sur nos terres. » Que Kaer, Seg, Akro, L’Enfant Pavé DJ Mig-One, et ALB se rassurent : ils ne sont pas les seuls à trépigner d’impatience.

     > Open Street Festival, le 24/04 au Reflektor.
     > Préventes (20 euros au lieu de 25 euros sur place) à la Fnac et via la page Facebook de l’évènement.