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  • 70 ans d'immigration en Belgique: les Italiens sont à la fête cette semaine à Liège

    gianna-nannini.jpgL’année 2016 marque l’anniversaire des 70 ans de l’immigration italienne en Belgique. C’est en 1946 que les gouvernements belges et italiens signaient le « Traité du charbon ». C’est dans ce cadre que débutent demain les nombreuses festivités place Saint-Lambert à Liège, mais aussi à Blegny-Mine et à Seraing dès la semaine prochaine.

    C’est le 23 juin 1946, à la sortie de la seconde guerre mondiale, que la Belgique et l’Italie signent un protocole qui restera gravé à jamais dans l’histoire comme le « Traité du charbon ». La première mesure adoptée est le transfert de 50.000 travailleurs italiens dans les mines belges. Les hommes arrivent par milliers et par trains à la gare des Guillemins à Liège. Logés dans des baraquements à Saint-Nicolas, Blegny, Flemalle, Glain, Tilleur, Montegnée et au Val Benoît, ils ne seront rejoints que quelques années plus tard par leurs familles. Dans les années 50 et 60, ils seront ensuite relogés dans des maisons sociales. Actifs dans la lutte ouvrière, ils vont faire adopter via les syndicats la loi sur la Silicose, reconnue maladie du mineur. La dernière mine en Wallonie a fermé ses portes en 1984. Aujourd’hui, les Italiens sont à l’aube de leur quatrième génération en Belgique et plus que jamais présents dans la vie des Liégeois.

    « Nous célébrons un triple, voire un quadruple anniversaire », nous explique Lorenzo Ponzo de Radio Hitalia. Pour la cinquième année, la Ville de Liège et Radio Hitalia organisent conjointement le village « Liegitalia » qui vous ouvrira ses portes dès demain matin. « En marge du 70e anniversaire de l’immigration italienne en Belgique, nous allons également célébrer les 70 ans de la République Italienne qui est née en juin 46. » A ces deux anniversaires, on ajoutera aussi les 70 ans de la Vespa ainsi que les 60 ans du tragique drame de Marcinelle où 262 mineurs, dont 136 Italiens, ont perdu la vie en 1956 au Bois du Cazier. « Après quatre éditions sur la Place Saint-Etienne, c’est la première fois que nous allons investir la Place Saint-Lambert. Tout un symbole pour la communauté italienne de Liège. » Parmi les nombreuses animations qui envahiront le centre-ville dès demain et jusqu’à dimanche, nous pointerons un village des saveurs avec 25 exposants, une grande exposition composée de quatre grands cubes, une parade en Vespa et en Fiat Abarth dimanche en direction de la Gare des Guillemins, une grande scène qui accueillera des artistes tous les jours, ainsi qu’une grande journée d’inauguration ce jeudi 2 juin, jour de la fête nationale de la République italienne, avec une performance de l’artiste Fabrizio Borrini et la présence d’artistes masqués de Venise. La 12e édition de la « Journée Italienne » aura lieu quant à elle comme chaque année ce week-end sur le site de Blegny-Mine.

    On notera encore la tenue du village « Italia Bella » et ses 54 chalets le week-end prochain, du 10 au 12 juin, sur l’Esplanade de l’Avenir à Seraing.

    12e édition ce week-end à Blegny-Mine

    « La Giornata Italiana » pendant deux jours

    p078 - blegny.jpgImaginée par Marco Rusconi l’ancien Consul Général d’Italie à Liège, « La Giornata Italiana » en est cette année à sa 12e édition. Pour la troisième année consécutive, c’est Dominique Petta, l’actuel Consul Honoraire d’Italie à Liège qui en est la cheville ouvrière. « Cette journée est un événement officiel organisé sous l’égide du Consulat Général de Charleroi », intervient ce dernier. « Elle s’inscrit dans le cadre des anniversaires de 2016 mais est également partenaire du projet Citoyen Debout de la Province de Liège. »

    Et c’est sur deux journées, samedi et dimanche, que cet événement aura lieu en cette année particulière. « Il était important de mettre en exergue ce 70e anniversaire du Traité du charbon. Une journée entière sera consacrée aux commémorations avec les nombreuses associations, les autorités régionales et provinciales, avec la présence confirmée de plusieurs Ministres. » Le point d’orgue de cette double journée sera sans conteste le grand show son et lumières en 3D samedi dès 22 heures. « Soleil noir » est une création originale réalisée en collaboration avec la société « Tour des Sites » qui retrace l’arrivée des premiers migrants italiens dans les mines belges. Parmi les nombreuses autres festivités, on pointera plusieurs concerts dont celui de Gianna Nannini dimanche soir à 21h00, un grand village des saveurs avec de nombreux exposants, un village des associations ainsi qu’une messe en Italien dimanche dès 11h30. Enfin, on pointera la présence d’une équipe de la RAI qui viendra réaliser un reportage sur le site et dans la mine. « Nous insistons sur la gratuité de l’événement qui engendre malgré tout de nombreux coûts », conclu Dominique Petta.

    4e édition les 10, 11 et 12 juin

    Village « Italia Bella » à Seraing

    italiavespa.jpgCréé par le Docteur Pierre Rizzo, président du Comité de quartier des Biens-Communaux, le Village Italien de Seraing « Italia Bella » en est à sa 4e édition. Un village qui aura lieu pour la première fois sur la toute nouvelle Esplanade de l’Avenir avec ses 54 exposants, ses 4 grands chapiteaux, sa grande scène et son espace dédié aux enfants.

    « C’était l’occasion idéale de mettre en avant et de dynamiser cette nouvelle place », explique Pierre Rizzo. « Mais notre événement à avant tout un double but social et humanitaire. La ville de Seraing comptant de nombreux immigrés italiens, ce village s’inscrit à plus d’un titre dans cette année anniversaire. »

  • Le pari des Ardentes : budget plus grand, préventes moins chères

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    La flambée des prix a stoppé net pour les Ardentes cette année. Quelque peu égratignés pour l’augmentation de leurs tarifs lors de l’édition 2015, les organisateurs du festival ont décidé de revoir ceux-ci à la baisse pour celle prévue cet été. Les pass 4 jours passent ainsi de 150 à 120 euros, tandis que les billets 1 jour coûtent désormais 55 euros au lieu de 60 il y a 12 mois. Une évolution qui ne se fera pas au détriment de l’affiche ni du confort des festivaliers, si l’on en croit les propos tenus par Gaëtan Servais et Fabrice Lamproye lors de la conférence de presse tenue mercredi après-midi au Reflektor.
     
    « Avec plus de quatre millions de budget global, nous atteignons un nouveau record », a annoncé fièrement Gaëtan Servais. « Plus de la moitié de cette somme est uniquement consacrée à l’affiche. L’ajout d’un cinquième jour et l’ouverture de la salle Aquarium pendant 4 jours au lieu de 2 fait grimper le contingent d’artistes présents cette année à une centaine, pour environ 90 l’an dernier. Nous avons aussi réfléchi à de nouveaux aménagements pour rendre le site encore plus grand et convivial. C’est ainsi que l’entrée du festival se trouvera directement après le rond-point du Quai de Wallonie, et plus à hauteur du Ravel comme c’était le cas lors des dix éditions précédentes. Cela nous permettra d’ajouter un village consacré au foot et une zone dévolue aux arts urbains, avec notamment des ateliers de graffiti et de break-dance pour les festivaliers. Nous allons aussi aménager des gradins dans la salle HF6, pour permettre d’assister aux concerts dans les meilleures conditions. »
     

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    Pharrell Williams et Indochine devront attirer la grande foule
     
    Cette augmentation du budget global couplée à une diminution du prix des billets représente un véritable pari pour les organisateurs. En effet, plus de 75% des recettes du festival proviennent de la billetterie et des bars, le reste découlant du sponsoring (environ 20%) et des subsides publics (5%). Pour parvenir à attirer la grande foule en bord de Meuse, ils comptent évidemment sur leurs têtes d’affiche, à commencer par Pharrell Williams, sans doute la plus grande star de l’histoire des Ardentes. « Il s’est déjà produit chez nous en 2010, mais il viendra cette fois avec une toute autre stature », remarquait Fabrice Lamproye, le responsable de la programmation. « Sa venue confirme une fois de plus notre volonté de nous positionner comme un festival à la pointe au niveau des musiques urbaines. Le hip hop fait aujourd’hui partie intégrante de notre identité, avec une affiche considérée par les connaisseurs comme une des plus intéressantes d’Europe. Bien entendu, cela ne nous empêche pas de programmer aussi du rock avec Suede et Indochine, de l’électro avec 2Many DJ’s et Flying Lotus, de la chanson française avec Christophe et Feu! Chatterton et bien d’autres styles encore. » A voir cette affiche solide et bien balancée, on se dit que le pari des Ardentes est audacieux mais loin d’être insensé.        
     

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    Un village Foot pour vibrer aux exploits des Diables Rouges
     
    Les Ardentes et le foot, c’est une longue histoire d’amour. Dès sa première édition, le festival fut marqué par la victoire de l’Italie contre la France lors de la finale de la Coupe du monde 2006. Cette année, un pas supplémentaire sera franchi avec l’arrivée d’un village entièrement consacré au ballon rond et créé en partenariat avec Benjamin Nicaise, l’ancien joueur du Standard et actuel propriétaire du Soccer Club à Sclessin. Outre un écran géant et un bar pour la retransmission des matchs, cet espace sera aussi garni de deux terrains, de douches et de consignes permettant de disputer une série de tournoi. L’endroit ouvrira ses portes dès le 13 juin sur le parking de la patinoire de Coronmeuse. A partir du 6 juillet, il sera réservé aux festivaliers… et aux artistes. Qui de Pharrell Williams, de Nekfeu ou de Joey Starr viendra taquiner le ballon avec ses fans ?
     
  • Une expo pour découvrir les coulisses des Ardentes

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    Dix ans de bonne musique, ça se fête ! Inauguré en 2006 avec la venue d’Indochine en apothéose, le festival liégeois Les Ardentes célèbrera cette année son dixième anniversaire. A l’affiche, on retrouvera la même bande à Nicola Sirkis, mais aussi quelques pointures internationales telles que Pharell Williams, Suede et Mark Ronson. Histoire de déjà nous plonger dans l’atmosphère toute particulière de la grand-messe, une exposition retraçant ses 10 premières éditions a lieu en ce moment au Reflektor, la célèbre salle de concert du centre de Liège. L’occasion de se souvenir des grands moments déjà vécus sur la plaine de Coronmeuse, mais aussi de découvrir quelques aspects insoupçonnés de l’évènement.

    On doit la mise en place de cette exposition à Alexia Bemelmans et Guillian Pirotte, deux étudiants de la Haute Ecole de la Province de Liège qui ont rejoint l’équipe des Ardentes pour leur stage de fin d’études. Photos, vieilles affiches, ancien merchandising et une dizaine de vidéos, tout a été mise en place pour nous plonger dans l’atmosphère toute particulière du festival. « L’expo est divisée en plusieurs thématiques », précise Alexia Bemelmans. « Nous évoquons bien entendu les principaux artistes qui se sont produits sur la plaine de Coronmeuse, mais aussi les bénévoles et les organisateurs des Ardentes. En entrant, les visiteurs reçoivent une tablette numérique qui leur permet de visionner des petits films grâce à la réalité augmentée. On y retrouve des extraits inédits de concerts et des interviews de personnes qui gravitent autour du festival. Ma partie préférée, c’est celle où l’on découvre tous ceux qui travaillent tout au long de l’année pour organiser l’évènement. Quand on y assiste en tant que spectateur, on est loin d’imaginer tous les petits détails qui doivent être mis en place pour que tout se déroule parfaitement. »

    L’exposition sera visible gratuitement jusqu’au 27 avril au Reflektor. Si vous vous étiez toujours demandé à quoi ressemblaient les coulisses des Ardentes, c’est le moment où jamais.

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    Les groupes débutants invités à ouvrir le festival cet été !

    Ils sont nombreux, les artistes qui rêvent de se produire aux Ardentes. Et parmi eux, les liégeois sont évidemment aux premières loges. Cette année, les organisateurs du festival ont décidé d’offrir aux jeunes groupes débutants de Wallonie et de Bruxelles l’occasion de se produire en ouverture de leur grand-messe annuelle. Ils ont pour cela mis en place un concours dont la finale aura lieu le dimanche 19 juin au Reflektor. Concrètement, les artistes intéressés ont jusqu’au 10 mai pour déposer leur candidature via le site internet www.skynet.be/fr/musique/proximus-band. Trois finalistes seront choisis par les programmateurs des Ardentes et un quatrième par le vote du public. Le vainqueur sera désigné par un jury composé de professionnels. Ils éliront le groupe qui ouvrira la prochaine édition du festival le mercredi 6 juillet. Rock-stars en herbe, bonne chance !