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  • Interview: Un nouvel album et une série sur TF1 pour La Fouine

    La Fouine à Liège (crédit Olivier Fomen).pngLe rappeur La Fouine était de passage à Liège le week-end dernier pour un showcase vendredi à la soirée "God Bless Hip Hop". Le lendemain, il a également participé à un tournoi de football en salle entouré de ses fans et de ses amis du côté de Bressoux, en compagnie de l'humoriste liégeois "Mourad j'appelle les flics". Nous l’avons rencontré.

    Vous connaissez bien la Belgique ?

    En effet, je suis un habitué. Cela fait quinze ans que je viens me produire en Belgique. Peu importe la ville, l’accueil est toujours au rendez-vous. Le public belge est très réceptif.

    Un projet sur le feu ?

    Oui, nous travaillons en ce moment sur une mixtape, le volume 2 de «  Capitale du Crime Censuré » qui devrait bientôt voir le jour. Même si aucune date n’est encore fixée.

    On parle d’un nouvel album…

    En effet. J’étais encore en studio aux Etats-Unis il y a quelques semaines. Dans un mois, je retourne à New-York pour poursuivre le travail.

    Avec de nouvelles collaborations ?

    Oui, c’est prévu dans un coin de ma tête. Ça doit encore murir.

    Peut-on s’attendre à vous voir sortir des sentiers battus, comme ce fut le cas lors de la collaboration sur le titre « Maux d’enfants » avec Patrick Bruel ?

    Pourquoi pas. J’ai adoré travailler avec lui. Il est très professionnel dans sa façon d’appréhender les choses. L’ambiance de travail en studio était très agréable. J’en garde un excellent souvenir. Donc, pourquoi pas réitérer l’expérience.

    Un titre qui parlait des dérives des réseaux sociaux, un sujet qui vous tient à cœur ?

    Je pense qu’il faut rester vigilant et se méfier des réseaux sociaux. C’est une arme à double tranchant. Surtout pour les jeunes. Je reste très attentif. Maintenant, j’estime aussi qu’il faut relativiser les choses et les prendre au second degré. Dans mon cas, ça me permet de rester proche de mon public.

    On vu a vu récemment à la télévision et au cinéma…

    Pour moi, ça reste une récréation. Je prends avant tout du plaisir. Tourner dans « Alibi.Com » ou participer à l’émission « Touche Pas à Mon Poste » fut très agréable.

    Pourra-t-on vous y revoir ?

    Certainement… Je viens de tourner une nouvelle série pour TF1. « Insoupçonnable » est l’adaptation française de la série « The Fall ». J’y tiens un rôle aux côtés de Jean-Hugues Anglade, Emmanuelle Seigner et Melvil Poupaud. C’est prévu pour 2018. VINCENT ARENA

    Photo: Olivier Fomen.

  • Hip Hop: le rappeur La Fouine viendra jouer à Bressoux

    La Fouine et Mourad.jpgLe célèbre rappeur français La Fouine viendra jouer au tournoi de futsal de Bressoux le samedi 11 novembre prochain.

    Pour la quatrième édition de son « Tournoi d’Homme », l’humoriste liégeois Mourad « J’appelle les flics » (bien connu des jeunes pour ses caméras cachées sur le net) a invité le rappeur français La Fouine à rejoindre l'équipe le samedi 11 novembre prochain au hall omnisports de Bressoux.

    La Fouine qui sera exceptionnellement présent à Liège pour l’occasion et qui foulera même le parquet en compagnie de ses amis parisiens avec qui il formera une équipe. Un tournoi de football en salle de 16 équipes au total ouvert à tous et qui aura lieu de 9 à 18 heures au hall omnisports situé rue Ernest Malvaux à Bressoux.

    Notons encore que le champion de freestyle Ilyas Toba, vu récemment en vidéo avec Kevin De Bruyne, sera lui aussi de la partie. L’entrée en prévente est de 5 euros (10 euros sur place).

    Enfin, La Fouine sera également présent en showcase la veille, le vendredi 10 novembre à la soirée « God Bless Hip Hop » qui aura lieu au Walibu Beach Club de Wandre. Le prix d’entrée à la soirée est de 20 euros en prévente (25 euros sur place). VINCENT ARENA

  • Portrait et interview avec Charles Schillings, le DJ liégeois qui enflamme les nuits parisiennes

    Charles Schillings.png

    Du haut de ses 50 ans, le DJ liégeois Charles Schillings est devenu l’une des références des nuits parisiennes. Originaire d’Herstal, le Liégeois porte désormais haut les couleurs de notre province à travers le monde. De ses débuts à Paris avec David Guetta, en passant par ses premières armes à La Chapelle à Liège, il revient avec nous sur son incroyable parcours.

    Désormais, Charles Schillings est synonyme de réussite et de haute qualité dans le cercle très fermé du microcosme nocturne parisien. DJ, mais également producteur, le Liégeois revient régulièrement voir sa famille qui est demeurée à Herstal. Le lieu qui l’a vu grandir. « Je suis né au Congo. Mais c’est à Herstal que j’ai vécu la première partie de ma vie. J’y ai passé 25 ans et toute ma famille y vit encore. » C’est adolescent, durant ses études à Sainte-Marie qu’il se passionne pour la musique. « J’avais une petite sono mobile. Mais j’ai dû attendre mes 18 ans et l’accord de mes parents pour entrer à La Chapelle. » Célèbre discothèque des années 80 et 90 au centre-ville de Liège, ce lieu mythique était et demeure la référence des puristes. « C’est mon ami Bernard Dobbeleer qui m’a initié au métier. J’étais jeune, insouciant mais surtout très impressionné. Ce lieu éclectique musicalement et culturellement a été un très bon écolage et m’influence encore aujourd’hui dans mes sélections et mes sets. »

    Mais c’est en 1993, quand il débarque à Paris, que sa carrière prend une autre dimension. « J’étais en couple avec Aurore Daerden avec qui j’ai vécu une relation durant onze ans. Elle était alors une jeune styliste et nous avions quelques facilités avec son appartement à Paris. Nous avons décidé de nous y établir ensemble. J’y suis reparti de zéro. Mais j’avais sur mon CV une référence qui parlait aux Parisiens : le Café d’Anvers. » Ses débuts, il les doit à David Guetta qu’il rencontre à son arrivée à Paris. « Il était déjà DJ depuis quelques années, mais il était avant tout directeur artistique et organisateur de soirées avec sa compagne. David s’occupait du Queen et venait d’arriver au Bataclan. Un DJ belge a été annulé à minuit et j’ai été appelé à le remplacer en dernière minute. J’ai effectué mes premiers pas parisiens et débuté quelques résidences dans la ville lumière aux Folies Pigalle, puis au Queen. » Très vite, Charles Schillings impose son style qui plait aux jeunes branchés. Il se fait remarquer et devient alors dans les années 2000 le DJ de grandes marques et de prestigieuses enseignes comme Versace, Armani, H&M, Coca Cola ou encore Karl Lagerfeld avec qui il collabore depuis 1995. « J’ai eu la chance de me produire un peu partout dans le monde. J’ai joué à l’anniversaire de Dita Von Teese ou encore pour les Beckham lors d’un nouvel an aux Maldives. »

    Mais Charles Schillings n’a jamais renié pour autant ses origines liégeoises. « Même si on m’identifie souvent à la France lors de mes prestations à l’étranger, je n’hésite pas à dire que je suis Belge. J’en suis fier. J’aime Liège et la Wallonie. » VINCENT ARENA

    Son parcours

    De La Chapelle au Queen

    Charles Schillings.jpgCharles Schillings a débuté sa carrière à Liège à La Chapelle mais aussi au Premier, le club situé au premier étage de feu l’Aquarelle dans le Carré. Il a été résident dans ces deux clubs pendant six ans, de 1985 à 1991. « J’aimais les différents courants musicaux qu’on y trouvait. Aujourd’hui, je me considère comme un DJ multi-spécialiste. Mes sets vont de la house à l’électro, en passant par la deep house, mais aussi le rock et le hip hop. Et toutes ces influences, je les dois à mes années à La Chapelle. »

    Une fois à Paris, c’est au Queen qu’il élit résidence pendant six longues années. « Je me suis ensuite produit aux Bains Douches, au Palace, au REX et aux Folies Pigalle. » A 50 ans, Charles Schillings a décidé d’en finir avec les résidences dans les boîtes. « Si je tournais quatre à cinq soirées par semaine à l’époque, aujourd’hui je me contente de deux à trois soirées par mois sur des évènements à l’étranger. Il est temps de laisser la place aux jeunes. Ils viennent souvent me trouver en soirée pour me remettre le bonjour… de leurs parents. »

    Producteur aguerri, on lui doit les compilations « Hotel Costes ». Il éditera en tout quinze volumes sous son label Pschent pendant 17 ans. Des compilations vendues à travers le monde. Aujourd’hui, c’est dans ses studios de Paris et d’Aix-en-Provence qu’il passe le plus clair de son temps. « Je viens de sortir en juillet dernier The Modern Symphonic Album avec Laurent Couson. Je travaille en ce moment sur un nouvel album italo-disco pour Universal. » V.A.