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  • L’Enfant Pavé fête les 10 ans de King Lee avec style

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    Dix ans de beats et de flow, ça se fête. En 2006, l’Enfant Pavé donnait naissance à King Lee, son nouveau projet en solo. Une décennie et quatre albums plus tard, le MC de Starflam a décidé de souffler ses bougies avec style. Il a programmé une soirée au Reflektor, où il a convié du beau monde pour l’accompagner sur scène.
     
    « Cette soirée au Reflektor sera le point d’orgue d’une série d’évènements organisés tout au long de l’année », confie celui qui joue son propre rôle dans le film « Je suis supporter du Standard » de Riton Liebman. « J’ai notamment participé à une exposition dans le cadre des 25 ans du hip hop en Belgique et à une rencontre avec des étudiants de l’Université de New York. Pour ce bouquet final, j’ai invité le groupe français La Caution (photo) à se produire avec moi. J’ai noué des liens étroits avec eux depuis l’époque de Starflam. Quand je leur ai proposé de participer à la fête, ils n’ont pas hésité un instant. Ils se produiront en tête d’affiche, tandis que le rappeur liégeois Mangouste assurera le lever de rideau. Je proposerai ensuite un live avec mon band. On retrouvera aussi mon ami Dave Luxe, qui clôturera la soirée avec un DJ-set.  »
     

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    Un clip de zombies et un concert à Lantin
     
    Cet anniversaire ne signifie en rien la fin du projet King Lee, bien au contraire. Un nouvel album devrait d’ailleurs voir le jour en 2017. Il sera distribué par Hip Hop is Dead, le tout nouveau label de l’Enfant Pavé. Des perspectives d’avenir réjouissantes, mais qui n’empêchent pas le gaillard de se souvenir des bons moments. « En dix années de disques et de scènes, j’ai évidemment amassé quelques belles anecdotes », sourit-il. « Je me souviens notamment d’un clip avec des zombies qu’on a tourné près de chez moi, dans le quartier des Vennes. Ca nous a pris deux jours, mais nous avons beaucoup ri. Parmi les souvenirs les plus émouvants, je retiens aussi un concert dans la prison de Lantin. Les détenus étaient particulièrement enthousiastes, j’ai été très touché par leur accueil. »
     
    Malgré toutes ces années dans le milieu du hip hop en Belgique, l’Enfant Pavé n’a visiblement rien perdu de ses valeurs humaines. C’est aussi pour cela qu’il est si attachant.
     
     > Les 10 ans de King Lee avec La Caution, King Lee, Mangouste et Dave Luxe, le 5 novembre à 19h30 au Reflektor.
     > Préventes (19 euros) disponibles au Reflektor, au MediaMarkt, à la Fnac, au stand infos de Belle-Ile et sur www.reflektor.be 
  • Joseph Di Marco dévoile une nouvelle facette de son talent

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    « Je préfère vivre mes rêves que rêver ma vie ». Dès le début de notre entretien, Joseph Di Marco résume parfaitement son étonnant parcours. Originaire de Grâce-Hollogne, ce jeune garçon de 31 ans a su se frayer un bien joli bout de chemin dans le milieu du showbiz. Danseur dans les comédies musicales de Kamel Ouali, chorégraphe et réalisateur sur les clips de Christophe Maé, cet artiste touche-à-tout s’essaye aujourd’hui à la chanson, avec un premier album baptisé « Paris-Tokyo ». Portrait d’un garçon ambitieux, mais qui a su garder les pieds sur terre.

    « J’avais 19 ans quand j’ai quitté la région liégeoise pour aller tenter ma chance à Paris », se souvient Joseph Di Marco, qui a étudié la danse classique, le jazz contemporain et le hip hop dès l’âge de 14 ans. « Je venais de sortir des étdudes et je voulais vivre de ma passion. J’ai d’abord pris part au spectacle 'Best of Béjart', puis je me suis fait remarquer par Kamel Ouali. Il m’a permis de participer à de grandes comédies musicales telles que Le Roi Soleil, Cléopâtre ou encore Les 10 commandements. Grâce à lui, j’ai aussi pu participer à des shows télévisés comme la Star Academy. »

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    « Ce disque est l’œuvre d’un danseur »

    Baignant dans la musique depuis de longues années, Joseph a aussi signé les chorégraphies de son ami Christophe Maé et celle du biopic consacré à Dalida que vient de terminer la jeune réalisatrice Lisa Azuelos (« LOL », « Comme t’y es belle »). C’est donc tout naturellement qu’il a sauté le pas en écrivant ses propres chansons. Elles sont aujourd’hui réunies sur Paris-Tokyo, un premier album aux accents pop et électro. « Ma toute première chanson a été écrite au 83ème étage d’une tour de Tokyo », précise-t-il. « C’est de là que vient son titre, qui est aussi celui de l’album. Quand j’écris, des images me viennent directement à l’esprit avec des visuels, des chorégraphies, des clips... Je pense qu’on entend que ‘Paris-Tokyo’ est l’œuvre d’un danseur. Tous les morceaux ont été conçus pour donner envie de bouger. »

    Taillé pour la scène, ce disque résolument dans l’air du temps fera naturellement l’objet d’une tournée. Aucune date liégeoise n’a été confirmée pour l’instant, mais Joseph espère venir le présenter sur ses terres en janvier 2017. Le temps nécessaire pour peaufiner un spectacle qui s’annonce ébouriffant.

     > Joseph Di Marco – « Paris-Tokyo » –disponible chez les disquaires et sur les plateformes de streaming et de téléchargement.

  • Dominique Schmitz (interview): l’étudiant architecte devenu danseur de Matt Pokora

    Dominique Schmitz.jpgLe 21 octobre prochain sortira le nouvel album de Matt Pokora. « My Way » sera un hommage à Claude François avec des reprises de l’interprète de « Comme d’habitude ». Alors que vient de sortir le premier single « Celle année-là », nous avons rencontré l’un de ses danseurs, le Belge Dominique Schmitz qui apparaît même dans le clip. A seulement 24 ans, le Liégeois a déjà dansé pour Shy’m et vient de terminer la dernière tournée de Matt Pokora.

    Comment devient-on danseur pour Matt Pokora ?

    Il y a cinq ans, j’étais encore étudiant en architecture. La danse était alors juste un loisir. Je n’avais jamais envisagé d’en faire un métier. Tout est parti d’une rencontre avec un autre danseur belge, Armel qui est aujourd’hui le chorégraphe de Matt Pokera. C’est à lui que je dois tout ce qui m’arrive. J’ai ensuite passé des castings à Paris, à Londres, en Allemagne et en Hollande. J’ai dansé pour Shy’m dans le clip « Et Alors » en 2011 et j’ai été repéré par Matt en personne dans une vidéo en 2012. J’ai tourné dans son clip « Robin des Bois » et assuré dix dates de sa dernière tournée « Red Tour ». Nous avons fait ensemble tous les plateaux de télévision. J’ai même eu l’honneur de danser à ses côtés à trois reprises lors des NRJ Music Awards à Cannes.

    Comment est-il dans le privé ?

    C’est quelqu’un d’humble et de très humain. Un garçon qui a les pieds sur terre et qui est très proche des personnes avec qui il travaille. Il prend toujours le temps de discuter avec nous. En tant qu’artiste, il est perfectioniste. Mais au-delà de l’artiste, c’est quelqu’un que j’apprécie beaucoup.

    Faites-vous partie du projet sur Claude François ?

    Matt a fait appel à moi en dernière minute pour le clip de « Cette année-là ». Il cherchait des musiciens qui savent danser. Moi, je fais partie des trois danseurs qui complètent l’équipe. Et je peux vous assurer que ce ne fut pas évident de danser avec un trombone entre les mains.

    Va-t-on vous voir sur la prochaine tournée ?

    Je ne pense pas. Ce sera exclusivement une équipe de filles dont fait partie une danseuse belge. Pour ma part, il se pourrait bien que je fasse quelques apparitions à ses côtés prochainement à la télévision pour ses dates de promo.

    Avez-vous écouté le nouvel album ?

    Matt nous a fait écouté quelques titres de l’album durant le tournage du clip. C’est vraiment très bon. Il apporte un vent de fraicheur à l’univers de Claude François avec une touche plus funky. J’ai adoré ce que j’ai pu entendre.

    Quels sont vos projets ?

    Je compte prochainement reprendre mes études d’architecture dans le domaine du design, tout en poursuivant ma carrière de danseur. J’ai vécu quelques mois à Paris, mais j’ai préféré retrouver mes racines chez moi à Liège.

    Il se déboite l’épaule sur la scène du Palais 12

    Dominique Schmitz 1.jpgNatif du Rwanda, Dominique Schmitz est né d’une mère rwandaise et d’un père belge. C’est à l’âge de 12 ans qu’il arrive en Belgique. « Je fais partie d’une famille d’ébénistes. Même si nous avons tous l’âme artistique dans la famille, je suis le seul à monter sur scène. »

    Lors de la dernière tournée de Matt Pokora, toute sa famille vient le voir pour la première fois sur scène au Palais 12 à Bruxelles. « J’étais vraiment stressé. Au point tel que je me suis déboité l’épaule sur scène durant le concert. Je l’ai remise en place tout seul. Et j’ai terminé le concert malgré la douleur. Personne ne l’a remarqué. Mais ce fut l’un de mes pires souvenirs.  Heureusement, il y en a d’autres très bons comme la fois où Matt et toute l’équipe m’ont fait une surprise pour mon anniversaire sur la tournée. »

    Photo: Sophie Kip (La Meuse).