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  • Joseph Di Marco dévoile une nouvelle facette de son talent

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    « Je préfère vivre mes rêves que rêver ma vie ». Dès le début de notre entretien, Joseph Di Marco résume parfaitement son étonnant parcours. Originaire de Grâce-Hollogne, ce jeune garçon de 31 ans a su se frayer un bien joli bout de chemin dans le milieu du showbiz. Danseur dans les comédies musicales de Kamel Ouali, chorégraphe et réalisateur sur les clips de Christophe Maé, cet artiste touche-à-tout s’essaye aujourd’hui à la chanson, avec un premier album baptisé « Paris-Tokyo ». Portrait d’un garçon ambitieux, mais qui a su garder les pieds sur terre.

    « J’avais 19 ans quand j’ai quitté la région liégeoise pour aller tenter ma chance à Paris », se souvient Joseph Di Marco, qui a étudié la danse classique, le jazz contemporain et le hip hop dès l’âge de 14 ans. « Je venais de sortir des étdudes et je voulais vivre de ma passion. J’ai d’abord pris part au spectacle 'Best of Béjart', puis je me suis fait remarquer par Kamel Ouali. Il m’a permis de participer à de grandes comédies musicales telles que Le Roi Soleil, Cléopâtre ou encore Les 10 commandements. Grâce à lui, j’ai aussi pu participer à des shows télévisés comme la Star Academy. »

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    « Ce disque est l’œuvre d’un danseur »

    Baignant dans la musique depuis de longues années, Joseph a aussi signé les chorégraphies de son ami Christophe Maé et celle du biopic consacré à Dalida que vient de terminer la jeune réalisatrice Lisa Azuelos (« LOL », « Comme t’y es belle »). C’est donc tout naturellement qu’il a sauté le pas en écrivant ses propres chansons. Elles sont aujourd’hui réunies sur Paris-Tokyo, un premier album aux accents pop et électro. « Ma toute première chanson a été écrite au 83ème étage d’une tour de Tokyo », précise-t-il. « C’est de là que vient son titre, qui est aussi celui de l’album. Quand j’écris, des images me viennent directement à l’esprit avec des visuels, des chorégraphies, des clips... Je pense qu’on entend que ‘Paris-Tokyo’ est l’œuvre d’un danseur. Tous les morceaux ont été conçus pour donner envie de bouger. »

    Taillé pour la scène, ce disque résolument dans l’air du temps fera naturellement l’objet d’une tournée. Aucune date liégeoise n’a été confirmée pour l’instant, mais Joseph espère venir le présenter sur ses terres en janvier 2017. Le temps nécessaire pour peaufiner un spectacle qui s’annonce ébouriffant.

     > Joseph Di Marco – « Paris-Tokyo » –disponible chez les disquaires et sur les plateformes de streaming et de téléchargement.

  • Dominique Schmitz (interview): l’étudiant architecte devenu danseur de Matt Pokora

    Dominique Schmitz.jpgLe 21 octobre prochain sortira le nouvel album de Matt Pokora. « My Way » sera un hommage à Claude François avec des reprises de l’interprète de « Comme d’habitude ». Alors que vient de sortir le premier single « Celle année-là », nous avons rencontré l’un de ses danseurs, le Belge Dominique Schmitz qui apparaît même dans le clip. A seulement 24 ans, le Liégeois a déjà dansé pour Shy’m et vient de terminer la dernière tournée de Matt Pokora.

    Comment devient-on danseur pour Matt Pokora ?

    Il y a cinq ans, j’étais encore étudiant en architecture. La danse était alors juste un loisir. Je n’avais jamais envisagé d’en faire un métier. Tout est parti d’une rencontre avec un autre danseur belge, Armel qui est aujourd’hui le chorégraphe de Matt Pokera. C’est à lui que je dois tout ce qui m’arrive. J’ai ensuite passé des castings à Paris, à Londres, en Allemagne et en Hollande. J’ai dansé pour Shy’m dans le clip « Et Alors » en 2011 et j’ai été repéré par Matt en personne dans une vidéo en 2012. J’ai tourné dans son clip « Robin des Bois » et assuré dix dates de sa dernière tournée « Red Tour ». Nous avons fait ensemble tous les plateaux de télévision. J’ai même eu l’honneur de danser à ses côtés à trois reprises lors des NRJ Music Awards à Cannes.

    Comment est-il dans le privé ?

    C’est quelqu’un d’humble et de très humain. Un garçon qui a les pieds sur terre et qui est très proche des personnes avec qui il travaille. Il prend toujours le temps de discuter avec nous. En tant qu’artiste, il est perfectioniste. Mais au-delà de l’artiste, c’est quelqu’un que j’apprécie beaucoup.

    Faites-vous partie du projet sur Claude François ?

    Matt a fait appel à moi en dernière minute pour le clip de « Cette année-là ». Il cherchait des musiciens qui savent danser. Moi, je fais partie des trois danseurs qui complètent l’équipe. Et je peux vous assurer que ce ne fut pas évident de danser avec un trombone entre les mains.

    Va-t-on vous voir sur la prochaine tournée ?

    Je ne pense pas. Ce sera exclusivement une équipe de filles dont fait partie une danseuse belge. Pour ma part, il se pourrait bien que je fasse quelques apparitions à ses côtés prochainement à la télévision pour ses dates de promo.

    Avez-vous écouté le nouvel album ?

    Matt nous a fait écouté quelques titres de l’album durant le tournage du clip. C’est vraiment très bon. Il apporte un vent de fraicheur à l’univers de Claude François avec une touche plus funky. J’ai adoré ce que j’ai pu entendre.

    Quels sont vos projets ?

    Je compte prochainement reprendre mes études d’architecture dans le domaine du design, tout en poursuivant ma carrière de danseur. J’ai vécu quelques mois à Paris, mais j’ai préféré retrouver mes racines chez moi à Liège.

    Il se déboite l’épaule sur la scène du Palais 12

    Dominique Schmitz 1.jpgNatif du Rwanda, Dominique Schmitz est né d’une mère rwandaise et d’un père belge. C’est à l’âge de 12 ans qu’il arrive en Belgique. « Je fais partie d’une famille d’ébénistes. Même si nous avons tous l’âme artistique dans la famille, je suis le seul à monter sur scène. »

    Lors de la dernière tournée de Matt Pokora, toute sa famille vient le voir pour la première fois sur scène au Palais 12 à Bruxelles. « J’étais vraiment stressé. Au point tel que je me suis déboité l’épaule sur scène durant le concert. Je l’ai remise en place tout seul. Et j’ai terminé le concert malgré la douleur. Personne ne l’a remarqué. Mais ce fut l’un de mes pires souvenirs.  Heureusement, il y en a d’autres très bons comme la fois où Matt et toute l’équipe m’ont fait une surprise pour mon anniversaire sur la tournée. »

    Photo: Sophie Kip (La Meuse).

  • Dix groupes liégeois à l’affiche des Ardentes

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    Les Ardentes ne font pas dans le favoritisme. Interrogé sur le sujet, Fabrice Lamproye nous confiait récemment qu’il ne s’était jamais senti obligé de programmer des artistes du cru. Avantage de la situation : les groupes liégeois présents cette année savent qu’ils ne le doivent qu’à leur talent. On en dénombre dix, joliment répartis sur les trois dernières journées du festival.

    Kennedy’s Bridge et Beffroi se produiront à 14h le vendredi, respectivement sur la scène Open Air et dans la salle Aquarium. Déjà présents à l’affiche en 2012 et 2014, les premiers nommés feront la passe de trois pour défendre « Basics », leur excellent nouvel EP. Les hannutois de Beffroi se produiront de leur côté pour la toute première fois en bord de Meuse. Avec leur électro-pop astucieuse et bien fichue, ils devraient connaître un joli petit succès auprès des amateurs de découvertes. Un peu plus tard dans la journée, ce sera au tour de Nicolas Michaux et de Baloji de retrouver leur public. L’ancien chanteur d’Eté 67 et celui qui s’est d’abord fait connaître au sein de Starflam pourront une nouvelle fois constater que leur popularité est demeurée intacte en cité ardente. Plus tard dans la soirée, les rockeurs de Hollywood Porn Stars et le DJ électro Mr Magnetik se produiront coup sur coup dans l’Aquarium, symbolisant à merveille l’éclectisme musical des artistes liégeois.

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    Les R’tardataires et Ulysse pour ouvrir le samedi

    Samedi, ce sont Les R’tardataires qui ouvriront le bal. Deux ans après une prestation qui avait marqué les esprits, les rappeurs à l’humour ravageur nous fixent rendez-vous à 13h10 dans la salle HF6. Un peu plus tard sur la scène Open Air, ce sera au tour d’Ulysse de se produire en lever de rideau. A l’instar de Beffroi, avec qui ils partagent un goût certain pour les mélodies travaillées et les sonorités électroniques, le trio originaire de Liège et de Bruxelles fait partie des plus beaux espoirs de la scène électro-pop en Belgique. En début de soirée, les folkeux de Dan San viendront à leur tour apporter une touche de couleur locale à l’évènement. Auteurs d’un des meilleurs albums de ce début d’année avec « Shelter », ils font désormais partie des groupes que tout le monde s’arrache en Belgique.

    Le Dimanche, enfin, Aprile viendra clôturer le feu d’artifice des talents régionaux. Après le rap, le rock et l’électro qui l’aura précédé, sa pop délicate et raffinée rappellera à chacun à quel point la scène liégeoise est riche et variée. Quel que soit votre genre musical préféré, il y aura du liégeois au menu de vos Ardentes cette année.