Théâtre - Page 4

  • Interview: Cauet est venu tester son spectacle à Liège avant Paris

    Cauet 1.jpgIl est le premier animateur radio de France et de Belgique avec son émission sur NRJ. Mais c’est pour tester son nouveau spectacle que Sébastien Cauet était de passage à Liège samedi dernier. Il est venu roder son nouveau « one man » avant Paris. Nous l’avons rencontré en coulisses, juste avant sa montée sur les planches du Trocadero de Liège.

    Salut Cauet, comment vas-tu ?

    Je suis très heureux. Non seulement parce que nous sommes numéro un en France et en Belgique avec l’émission sur NRJ, mais aussi parce que j’ai toujours rêvé d’être sur scène devant un public.

    Tu es ici en rodage, où en est ton nouveau spectacle ?

    Je le joue sur scène depuis octobre dernier. Nous l’avons déjà testé plus d’une quinzaine de fois en alternance dans des petites salles de 100 à 600 places.

    Pourquoi ce choix ?

    La volonté est d’expérimenter les tailles des salles mais également les différents publics. Les petites salles de café-théâtre peuvent parfois être trompeuses. Mais attention, je ne prends pas seulement mon pied dans des salles de mille personnes. Je peux également prendre du plaisir face à une assistance plus intime. Le but est surtout de changer de ville, de région, de public et de moyenne d’âge afin de tester les réactions. Si ça marche partout, c’est gagné.

    Tu n’es pas le premier à choisir Liège et la Belgique.

    On ne va pas se le cacher. Le public belge fait partie des meilleurs. Et surtout à Liège. Le public y est très bon et reconnu. Quand nous ne sommes pas encore au point et prêts à 100%, on préfère se frotter à un public plus chaleureux. Jusqu’à présent, j’ai eu la chance de ne jamais me manger un bide et de me retrouver face à un public froid. Pourvu que ça dure.

    Est-ce une sorte d’écriture en live ?

    Absolument ! Il y a une grande part d’improvisation. Et si ça fonctionne sur scène, on le garde au final. Ce spectacle n’est pas figé. Il évolue dans le temps. C’était déjà le cas du précédent en 2011.

    Comment travailles-tu ?

    J’ai comme principe de ne pas faire appel à des auteurs extérieurs. Je veux que le spectacle me ressemble. Je jette les bases en donnant les thèmes. Nous écrivons ensuite à plusieurs. Mais jamais à plus de trois. Au final, c’est moi qui décide de couper ou de garder les idées. Car je commence à me connaître et à connaître mon public.

    C’est très minutieux comme travail.

    Je teste tout sur scène. C’est le but de ces rodages. Il y a un rythme à trouver. Une phrase et parfois même un mot. Car entendre le public rire et applaudir est vraiment jouissif. C’est magique ! J’avais toujours rêvé de ça.

    Quand est prévue la finalisation de ce spectacle ?

    Il devrait être terminé en juillet. Il restera ensuite à travailler les décors et la lumière. L’objectif est de le présenter à Paris en octobre. La vraie tournée est programmée pour l’année prochaine. J’espère d’ailleurs revenir en Belgique, à Liège, Charleroi, Bruxelles et à Ath que j’ai beaucoup aimé.

    Que t’inspire internet ?

    Je suis fasciné par sa puissance. Nous allons bientôt atteindre un milliard d’abonnés sur ma chaîne You Tube. Cela me donne des idées. Même si j’adore la télévision.

    Va-t-on te revoir à la télévision ?

    Je n’y ai aucun projet actuellement. J’avoue que je n’en ai pas le temps. Avec la radio et la mise en place du spectacle, je n’ai pas une minute à moi. Je suis quelqu’un qui se lasse très vite. Il me faut donc un vrai projet pour revenir en TV. Et surtout très différent de ce que j’ai fait par le passé. Mais le jour où se projet se présente à moi, je devrais faire un choix.

    Ce que nous en avons pensé

    Autodérision, tabous et rires au rendez-vous

    Cauet et moi.jpgDans un passé récent, d’autres humoristes français comme Gad Elmaleh ou Jamel Debbouze ont également choisi Liège pour tester leur nouveau spectacle. Et c’est à l’invitation du petit café-théâtre liégeois La Bouch’Rit, coutumier du fait, que Cauet s’est produit au Trocadéro devant près de 600 personnes. Pendant plus d’une heure trente, Cauet est seul sur scène. Accompagné parfois de Jeff, son fidèle complice et assistant de la radio qui intervient tel un fil rouge pour lui donner la réplique. Les rires sont bien au rendez-vous, avec très peu de temps morts. Cauet parle de ses complexes, de ses enfants, du quotidien et aborde des tabous comme la masturbation, la mort ou le film « 50 Nuances de Grey ». Mais c’est surtout son histoire personnelle et ses rêves de petits garçons qui en sont le thème principal.

    Fidèle à son personnage de la radio, Cauet est proche de son public et ne manque pas de jouer avec ce dernier sur scène. Bref, nous avons passé un bon moment de détente qui mérite d’être revu.

  • Rencontre: en studio avec Renaud Rutten

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    On connait le comédien liégeois Renaud Rutten pour ses spectacles et ses apparitions au cinéma. On connait un peu moins l’homme de publicité. A la radio ou à la télévision, sa voix vous est familière et accompagne différentes pubs bien connues des Liégeois. Nous l’avons rencontré lors d’un enregistrement en studio.

    C’est au Studio 32 du côté de Boncelles que nous avons accompagné Renaud Rutten dans un exercice qu’il affectionne tout particulièrement. « Mais généralement c’est à Bruxelles, Anvers ou Paris que ces enregistrements ont lieu. Les publicités, doublages et autres postsynchronisations pour le cinéma occupent un quart de mon activité professionnelle. Il m’est déjà même arrivé de devoir me rendre à Paris pour enregistrer deux phrases. » En région liégeoises, tout le monde connait sa voix et son accent inimitable grâce à ses nombreuses publicités. Qui n’est jamais tombé un jour à la radio sur les réclames pour les carrelages Grilli, Mediamarkt, Luthosa ou Quick ? Mais on ne s’improvise pas acteur du jour au lendemain. « J’ai fréquenté l’Académie César Franck à Visé pendant six ans. J’y ai appris la diction, la déclamation et l’art dramatique. Je me suis ensuite essayé à l’improvisation pendant plus de dix ans. » Un exercice qu’il pratique d’ailleurs encore en duo avec son ami l’humoriste Arnaud Tsamère.

    Grâce à Benoît Poelvoorde

    « Mais ma première fois en studio, c’était avec Benoît Poelvoorde à l’occasion du film Les Convoyeurs Attendent de Benoît Mariage. Nous étions retournés en studio deux mois après la fin du tournage pour refaire des voix en postsynchronisation. » Benoît Poelvoorde glisse alors son nom à l’équipe des Snuls à Bruxelles qui lui propose sa première grande campagne de publicité pour Tonton Tapis. « Tout s’est alors enchaîné très vite. J’ai été appelé à poser ma voix pour diverses des publicités sur des voitures, des assurances, de la téléphonie mobile, etc. J’ai ensuite commencé à écrire des publicités moi-même, aidé par mon ami Pierre Theunis pour la musique. »

    Rutten 2.pngMais c’est pour son accent typiquement liégeois que Renaud Rutten est reconnu. « Je sais faire tous les accents. A Paris, ils m’ont même choisi pour présenter le Café Liégeois. » A la télévision, on se souviendra également de ses prestations pour la campagne Free ou encore dans Monsieur Propre. « Nous ne sommes pas nombreux à pratiquer cet exercice en Belgique francophone. Une petite quinzaine à peine. » On citera les comédiens Patrick Ridremont et Olivier Leborgne.

    Une BD parlée interactive

    « Sans Blague » sort en BD

    Rutten 3.pngLe 1er janvier dernier est sorti la première bande dessinée interactive entièrement dédiée à Renaud Rutten. Du même nom que son célèbre spectacle, « Sans Blague » met en images une quinzaine d’histoires drôles que Renaud Rutten présente sur scène. C’est suite à une rencontre avec le dessinateur carolo David Canion que ce projet est né. « Nous avons vraiment travaillé en équipe sur cette BD. On y retrouve illustré tout l’univers de mes spectacles. » De l’Ours Bleu en passant par les Chaussures Molières, les fans de l’humoriste seront comblés. Cerise sur le gâteau, un QR code se trouve à la fin de chaque histoire. En le scannant avec votre smartphone, vous serez ensuite gratuitement dirigés vers un lien sur le site de Renaud Rutten. Chaque lien donnant accès à la version sonore parlée et racontée par Renaud Rutten en personne.

    Une BD interactive disponible en vente sur le site www.renaud-rutten.com et lors de chacun de ses spectacles au prix de 12 euros. Un premier opus qui en appellera peut-être un second.

  • Rencontre avec Eric Antoine qui sera au Forum de Liège le 30 avril prochain

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    Eric Antoine : « La télévision a changé ma vie »

    Le magicien français à l’imposante chevelure Eric Antoine reviendra en Belgique le 30 avril 2016 au Forum de Liège. Après un passage à Forest National le 31 mai dernier, voilà une date supplémentaire qui s’inscrit dans le cadre de sa deuxième partie de tournée adaptée aux plus petites salles. Actuellement à la télévision en tant que membre du jury de « La France à un incroyable talent », il nous a livré ses premières impressions.

    Salut Eric, comment vas-tu ?

    Tout va très bien. Je travaille activement sur la seconde partie de ma tournée. Mais les tournages de l’émission me prennent pas mal de temps. Nous sommes filmés pendant douze heures d’affilée.

    Comment appréhendes-tu ce nouveau rôle ?

    C’est un tout autre exercice que celui de candidat ou d’artiste. Jury, c’est beaucoup plus stressant. Mais j’aime ça. J’y prends beaucoup de plaisir. J’ai été candidat dans la première saison. Cette fois, je me retrouve de l’autre côté du miroir. C’est très émouvant car je connais leurs angoisses.

    Quel regard portes-tu sur la télévision ?

    La télévision, et surtout cette émission, a changé ma vie. Elle m’a apporté la notoriété qui me permet aujourd’hui de me produire sur scène devant un public. Elle a surtout participé de façon très active aux changements de ma vie.

    Tu as récemment refusé une collaboration dans une comédie musicale. Pourquoi ?

    J’ai en effet été sollicité par Dove Attia dans le cadre du spectacle « La Légende du Roi Arthur ». Mais la magie dans ce genre de spectacle ne me correspond pas. Je ne m’y retrouvais pas. C’est un exercice qui ne me représentait pas. Je ne pense pas que j’étais le bon ingrédient. Avec mon égo, je n’étais pas capable de m’effacer au service du spectacle. Je leur ai d’ailleurs conseillé un ami à ma place. Ce genre est trop sérieux pour moi.

    L’humour est d’ailleurs ta marque de fabrique.

    Absolument ! Le sérieux dans la magie place une distance entre le magicien et le spectateur. Avec de l’humour, on se rapproche des gens. Nous créons une sorte d’intimité. C’est pour cette raison que j’ai toujours souhaité associer ces deux arts. Les magiciens qui se prennent trop au sérieux ont parfois tendance à m’énerver. Ce n’est pas la même écriture que celle que j’essaie d’appliquer. Le côté fascination place le magicien sur un piédestal. Moi, je préfère me mettre au niveau du public. C’est un choix assumé.

    Que nous prépares-tu pour ton retour en Belgique ?

    Ce sera plus ou moins le même spectacle que celui qui a été proposé dernièrement à Bruxelles. La seule différence est qu’il a été adapté aux plus petites salles. Trois numéros seront différents. Mais il y aura toujours de grandes illusions. Je fais voler un spectateur et il y a même un tour en direct sur Facebook.

    Un spectacle qui aura lieu au Forum de Liège…

    C’est pour moi l’une des plus belles salles de la francophonie. Les Liégeois, et les Belges en général, sont un public génial. Et comme le Carré n’est pas loin pour la seconde partie de soirée, ce sera doublement bon (rires).