Théâtre - Page 4

  • Un nouveau comedy club à Flémalle sous l'aile de Renaud Rutten

    Renaud Rutten.jpgLe 31 mars prochain ouvrira du côté de Flémalle une nouvelle salle de spectacle dédiée à l’humour et aux jeunes talents. Parrainée par Renaud Rutten, la salle « Andy Mc Dowell » vous proposera deux jeudis par mois des soirées en collaboration avec la nouvelle école du rire baptisée « Les Chasseurs du Rire ».

    C’est à Flémalle, au numéro 1 de la rue Ferrer, située juste à l’arrière du restaurant « Le Convivium » que cette nouvelle salle verra prochainement le jour. « Tout est parti d’une boutade autour d’un verre », nous explique Romy Hoyoux, à la base du projet. « Renaud Rutten est venu se produire chez nous en spectacle. De cette soirée est née l’idée de créer une école du rire mais aussi une scène pouvant accueillir des artistes aguerris et d’autres en devenir. » Très vite, Renaud Rutten décide de faire partie de l’aventure. « C’est notre parrain. Tout est parti de lui. C’est la raison pour laquelle la salle portera le nom de son personnage fétiche, le chasseur américain de l’Ours Bleu. »

    130 places assises

    Cette nouvelle salle, d’une capacité de 130 places assises, est actuellement en travaux. L’inauguration aura lieu le vendredi 31 mars prochain. C’est Pierre Theunis qui sera le premier à s’y produire et qui essuiera les plâtres. « La salle aura une entrée indépendante du restaurant. Nous proposerons des formules avec ou sans repas. Le but est de sélectionner dans un premier temps, avec un jury composé et dirigé par Renaud Rutten, six candidats tous les mois grâce à notre école du rire. Après ce pré-casting qui se déroulera en privé, les six candidats sélectionnés se produiront sur notre scène le deuxième jeudi devant un jury et un public. C’est le public et le jury qui désigneront ensemble le gagnant en votant au terme de la soirée. Le gagnant assurera ensuite la première partie de notre tête d’affiche quinze jours plus tard, lors de la soirée qui aura lieu le quatrième jeudi du mois. »

    Renaud Rutten

    « Le but n’est pas de faire de la concurrence »

    11052499_801482856553958_4656531239422042368_n.jpgComédien, acteur et homme de scène, Renaud Rutten dispose d’un fameux CV. « Je suis ravi d’être le parrain de cette nouvelle école du rire. Ce concept est fréquent à Bruxelles et à Paris. Malheureusement, à Liège peu de gens donnent leurs chances aux jeunes. J’y crois beaucoup. » Au centre-ville, deux cafés-théâtres bien connus proposent déjà depuis plusieurs années chaque semaine des spectacles dédiés à l’humour. « Ce sont des amis ! Il n’est absolument pas question de faire de la concurrence à La Bouch’Rit ou au Comedie Centrale. Cette salle ne sera ouverte que deux jeudis par mois. De plus, nous ne sommes pas situés au centre-ville. Mon rôle sera d’auditionner les jeunes talents. C’est le public qui jugera ensuite sur scène. J’espère pouvoir leur apporter mon expérience de 30 ans de scène. »

    Fort d’un carnet d’adresse bien rempli, Renaud Rutten devrait également amener quelques noms du côté de Flémalle. « Bien entendu, les potes viendront donner un coup de main. Le jeudi est un jour plus facile pour les inviter. Le tout sans prétention et dans un esprit bon enfant. »

    Intéressés ? Vous devez être âgé de 18 ans minimum et envoyer votre candidature par mail accompagnée d’une vidéo à contact@mcdowell.be ou en composant le 0472/28.52.76.

  • Un nouveau lieu culturel ouvre ses portes en Roture

    KulturA1 (c) libre de droits.jpg

    Ce n’est pas tous les jours que Liège accueille une nouvelle salle de concert. Le 20 janvier, un espace entièrement dédié à la culture ouvrira ses portes au 13 rue roture, là où se trouvait jadis le Cirque Divers, plus tard rebaptisé le Tipi puis le Live Club. On y trouvera deux salles de spectacle, un snack, des bureaux, des logements pour les artistes, une salle d’exposition et une autre dédiée aux arts de la scène. Concerts, soirées, expos, bonne bouffe… ce nouveau lieu a d’ores et déjà tout pour toucher les liégeois en plein cœur.

    KulturA2 (c) libre de droits.jpgAu total, près de 380 coopérateurs ont permis à cet ambitieux projet de voir le jour. Ils font partie des 30 associations qui se sont réunies pour acquérir l’ancien Live Club et le rénover de fond en comble. « En 2015, nous avons lancé le projet Dynamo Coop », se souvient Alex Stevens, qui fait partie de l’aventure depuis le départ. « C’est une initiative privée qui vise à venir en aide aux artistes et aux programmateurs d’évènements  Nous avons lancé une première levée de fonds qui nous a permis d’acquérir un hangar dans le quartier Saint-Léonard. Il permet aujourd’hui à une trentaine de personnes de travailler dans des ateliers de lutherie, de scénographie, de construction de décors ou encore de design. Quand nous avons appris que le Live Club était à vendre, nous nous sommes dit que c’était une belle opportunité de faire revivre un lieu qui a toujours eu une place à part dans la vie culturelle liégeoise. Après avoir acquis le lieu, nous l’avons rénové pour le transformer en un vaste espace multifonctionnel que nous avons baptisé KulturA. Certains jours, plus de 25 personnes venaient nous aider gratuitement pour avancer dans les travaux. »

    Trente associations et un nombre infini de possibilités

    KulturA3 (c) libre de droits.jpgConcrètement, 30 associations se partageront le lieu, ses infrastructures et son agenda. Un véritable cadeau du ciel pour tous ces bénévoles qui devaient parfois remuer ciel et terre pour organiser les évènements qui leur tenaient à cœur. Grâce à la multitude de personnes impliquées dans le projet, la programmation s’annonce incroyablement riche et variée. Concerts rock avec les collectifs Honest House et JauneOrange, exposition de peintures de Jacques Flechemuller, soirées électros avec La Superette et Liege Electronic Archives… le programme des premiers jours annonce d’ailleurs bien la couleur. « Les Jeunesses musicales font également partie du projet », souligne Alex Stevens. « Il y aura donc aussi des spectacles pour le jeune public. On ne se limitera d’ailleurs pas à la musique puisque le collectif de vidéastes Sauvage Sauvage est de la partie. Le lieu sera aussi disponible à la location, mais les associations qui sont impliquées depuis le début auront la priorité dans l’agenda. » En même temps que ce nouvel espace, c’est tout un monde de possibilités qui s’ouvre pour les amateurs de culture.

     > KulturA., ouvert à partir du 20 janvier 2017 au 13 rue Roture
     > Infos et agenda sur www.kulturaliege.be

  • Jamel improvise et écrit son nouveau spectacle sur scène à Liège : on y était !

    Jamel-Debbouze_max1024x768.jpgMardi soir, Jamel Debbouze remontait sur scène pour trois dates dans le petit café-théâtre liégeois La Bouch’Rit. Une première depuis cinq ans, non pas pour présenter son nouveau spectacle, mais pour carrément écrire ce dernier en direct sur scène en compagnie du public. Nous y étions en exclusivité.

    Jamel n’en est pas à son coup d’essai. Il était déjà venu se produire dans le même contexte en avril 2010 à La Bouch’Rit. Un petit café-théâtre liégeois qui peut accueillir 90 places. « La demande vient de lui », nous explique Christophe Locicero, le patron. « Il a établi ses quartiers chez nous pendant trois jours. Et après le show, il remonte dans sa loge en compagnie de son équipe. Il visionne le spectacle et corrige ses textes pour les tester le lendemain sur scène. »

    ÉCRITURE EN DIRECT

    Car c’est carrément à de l’écriture en direct à laquelle nous avons assisté. La première date d’une mini-tournée de trois mois qui accouchera dans un an de son nouveau spectacle. Jamel se présente en toute simplicité sur scène avec ses notes et un stylo. Pendant plus d’une heure et quart, il interpelle le public, lui demande des thèmes et improvise au premier mot lâché. Il utilise les spectateurs comme véritables partenaires de jeu. A ses côtés, on retrouve le jeune humoriste Waly Dia. Si Waly assure avec brio la première partie du show, il revient sur scène quand Jamel manque d’inspiration ou quand il doit prendre des notes. Parmi les thèmes abordés, on retrouve de façon indirecte les derniers événements en France et en Belgique mais aussi des plus classiques comme son fils, son enfance ou encore le mariage pour tous.

    LA BELGIQUE A L'HONNEUR

    Plus étonnant, Jamel consacre une grande partie de son impro à la Belgique. De notre « Jupiler League » en passant par la NVA, tout y passe. « Ce n’est vraiment pas simple d’improviser autant de temps », rigole Jamel en guise d’au revoir. « Ces moments fragiles sur scène avec le public sont rares. Bon ça, on le garde ? » Voilà qui promet. A revoir dans un an.