Théâtre - Page 5

  • Rencontre: en studio avec Renaud Rutten

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    On connait le comédien liégeois Renaud Rutten pour ses spectacles et ses apparitions au cinéma. On connait un peu moins l’homme de publicité. A la radio ou à la télévision, sa voix vous est familière et accompagne différentes pubs bien connues des Liégeois. Nous l’avons rencontré lors d’un enregistrement en studio.

    C’est au Studio 32 du côté de Boncelles que nous avons accompagné Renaud Rutten dans un exercice qu’il affectionne tout particulièrement. « Mais généralement c’est à Bruxelles, Anvers ou Paris que ces enregistrements ont lieu. Les publicités, doublages et autres postsynchronisations pour le cinéma occupent un quart de mon activité professionnelle. Il m’est déjà même arrivé de devoir me rendre à Paris pour enregistrer deux phrases. » En région liégeoises, tout le monde connait sa voix et son accent inimitable grâce à ses nombreuses publicités. Qui n’est jamais tombé un jour à la radio sur les réclames pour les carrelages Grilli, Mediamarkt, Luthosa ou Quick ? Mais on ne s’improvise pas acteur du jour au lendemain. « J’ai fréquenté l’Académie César Franck à Visé pendant six ans. J’y ai appris la diction, la déclamation et l’art dramatique. Je me suis ensuite essayé à l’improvisation pendant plus de dix ans. » Un exercice qu’il pratique d’ailleurs encore en duo avec son ami l’humoriste Arnaud Tsamère.

    Grâce à Benoît Poelvoorde

    « Mais ma première fois en studio, c’était avec Benoît Poelvoorde à l’occasion du film Les Convoyeurs Attendent de Benoît Mariage. Nous étions retournés en studio deux mois après la fin du tournage pour refaire des voix en postsynchronisation. » Benoît Poelvoorde glisse alors son nom à l’équipe des Snuls à Bruxelles qui lui propose sa première grande campagne de publicité pour Tonton Tapis. « Tout s’est alors enchaîné très vite. J’ai été appelé à poser ma voix pour diverses des publicités sur des voitures, des assurances, de la téléphonie mobile, etc. J’ai ensuite commencé à écrire des publicités moi-même, aidé par mon ami Pierre Theunis pour la musique. »

    Rutten 2.pngMais c’est pour son accent typiquement liégeois que Renaud Rutten est reconnu. « Je sais faire tous les accents. A Paris, ils m’ont même choisi pour présenter le Café Liégeois. » A la télévision, on se souviendra également de ses prestations pour la campagne Free ou encore dans Monsieur Propre. « Nous ne sommes pas nombreux à pratiquer cet exercice en Belgique francophone. Une petite quinzaine à peine. » On citera les comédiens Patrick Ridremont et Olivier Leborgne.

    Une BD parlée interactive

    « Sans Blague » sort en BD

    Rutten 3.pngLe 1er janvier dernier est sorti la première bande dessinée interactive entièrement dédiée à Renaud Rutten. Du même nom que son célèbre spectacle, « Sans Blague » met en images une quinzaine d’histoires drôles que Renaud Rutten présente sur scène. C’est suite à une rencontre avec le dessinateur carolo David Canion que ce projet est né. « Nous avons vraiment travaillé en équipe sur cette BD. On y retrouve illustré tout l’univers de mes spectacles. » De l’Ours Bleu en passant par les Chaussures Molières, les fans de l’humoriste seront comblés. Cerise sur le gâteau, un QR code se trouve à la fin de chaque histoire. En le scannant avec votre smartphone, vous serez ensuite gratuitement dirigés vers un lien sur le site de Renaud Rutten. Chaque lien donnant accès à la version sonore parlée et racontée par Renaud Rutten en personne.

    Une BD interactive disponible en vente sur le site www.renaud-rutten.com et lors de chacun de ses spectacles au prix de 12 euros. Un premier opus qui en appellera peut-être un second.

  • Rencontre avec Eric Antoine qui sera au Forum de Liège le 30 avril prochain

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    Eric Antoine : « La télévision a changé ma vie »

    Le magicien français à l’imposante chevelure Eric Antoine reviendra en Belgique le 30 avril 2016 au Forum de Liège. Après un passage à Forest National le 31 mai dernier, voilà une date supplémentaire qui s’inscrit dans le cadre de sa deuxième partie de tournée adaptée aux plus petites salles. Actuellement à la télévision en tant que membre du jury de « La France à un incroyable talent », il nous a livré ses premières impressions.

    Salut Eric, comment vas-tu ?

    Tout va très bien. Je travaille activement sur la seconde partie de ma tournée. Mais les tournages de l’émission me prennent pas mal de temps. Nous sommes filmés pendant douze heures d’affilée.

    Comment appréhendes-tu ce nouveau rôle ?

    C’est un tout autre exercice que celui de candidat ou d’artiste. Jury, c’est beaucoup plus stressant. Mais j’aime ça. J’y prends beaucoup de plaisir. J’ai été candidat dans la première saison. Cette fois, je me retrouve de l’autre côté du miroir. C’est très émouvant car je connais leurs angoisses.

    Quel regard portes-tu sur la télévision ?

    La télévision, et surtout cette émission, a changé ma vie. Elle m’a apporté la notoriété qui me permet aujourd’hui de me produire sur scène devant un public. Elle a surtout participé de façon très active aux changements de ma vie.

    Tu as récemment refusé une collaboration dans une comédie musicale. Pourquoi ?

    J’ai en effet été sollicité par Dove Attia dans le cadre du spectacle « La Légende du Roi Arthur ». Mais la magie dans ce genre de spectacle ne me correspond pas. Je ne m’y retrouvais pas. C’est un exercice qui ne me représentait pas. Je ne pense pas que j’étais le bon ingrédient. Avec mon égo, je n’étais pas capable de m’effacer au service du spectacle. Je leur ai d’ailleurs conseillé un ami à ma place. Ce genre est trop sérieux pour moi.

    L’humour est d’ailleurs ta marque de fabrique.

    Absolument ! Le sérieux dans la magie place une distance entre le magicien et le spectateur. Avec de l’humour, on se rapproche des gens. Nous créons une sorte d’intimité. C’est pour cette raison que j’ai toujours souhaité associer ces deux arts. Les magiciens qui se prennent trop au sérieux ont parfois tendance à m’énerver. Ce n’est pas la même écriture que celle que j’essaie d’appliquer. Le côté fascination place le magicien sur un piédestal. Moi, je préfère me mettre au niveau du public. C’est un choix assumé.

    Que nous prépares-tu pour ton retour en Belgique ?

    Ce sera plus ou moins le même spectacle que celui qui a été proposé dernièrement à Bruxelles. La seule différence est qu’il a été adapté aux plus petites salles. Trois numéros seront différents. Mais il y aura toujours de grandes illusions. Je fais voler un spectateur et il y a même un tour en direct sur Facebook.

    Un spectacle qui aura lieu au Forum de Liège…

    C’est pour moi l’une des plus belles salles de la francophonie. Les Liégeois, et les Belges en général, sont un public génial. Et comme le Carré n’est pas loin pour la seconde partie de soirée, ce sera doublement bon (rires).

  • François Pirette... dans une comédie musicale en 2016: rencontre et interview

    François Pirette (La Mélodie du Bonheur).jpgL’humoriste sera à l’affiche de la comédie musicale « La Mélodie du Bonheur » en 2016

    François Pirette dans une comédie musicale. Voilà l’étonnante information que l’humoriste préféré des Belges nous a livrée hier en conférence de presse. En 2016, il sera à l’affiche de « La Mélodie du Bonheur » dans le rôle du capitaine Georg von Traap. Un virage à 180 degré sur les traces de son idole de jeunesse Julie Andrews.

    Bonjour François, comment vous sentez-vous ?

    Je ressens beaucoup de fierté de faire partie de ce projet. Ce n’était pas une évidence. Et tout d’abord pour moi. Quand mon épouse a reçu cette proposition, j’ai d’abord cru à une blague. C’était tellement gros que je pensais qu’on essayait de me piéger ou de tester mon orgueil. Il m’a fallu quelques jours afin d’accepter l’idée. J’espère être à la hauteur de cet engagement.

    C’est un peu une mise en danger, non ?

    En effet. C’est certainement la première fois depuis longtemps où je vais me mettre au service d’un spectacle. Sans l’avoir écrit, sans pouvoir tout gérer et tout contrôler comme j’en ai l’habitude sur mes spectacles. Je vous avoue que je n’ai plus eu le trac comme ça depuis longtemps !

    Vous connaissez l’univers des comédies musicales ?

    J’en suis un véritable fan ! Je vais voir des comédies musicales depuis mon enfance. J’en ai vu des tonnes. Je me suis même rendu à plusieurs reprises à New-York pour assister des représentations. Je peux comprendre que cela ait peu de cohérence et qu’il n’y ait pas de logique dans ce choix. Mais pour moi, sans prétention, c’est un peu comme une évidence. Même si je n’avais jamais osé imaginer en faire une dans ma vie. Je me sens un peu comme un enfant à qui l’on donne le droit d’aller voir l’envers du décor à Disneyland.

    Et pourquoi « La Mélodie du Bonheur » ?

    J’ai vu pour la première fois le film au Forum de Liège en compagnie de ma tante durant mon enfance. Et depuis lors, je suis tombé amoureux de Julie Andrews. Quand on sait que la première aura lieu au Forum, je peux dire que la boucle sera bouclée.

    Ce n’était pas un rôle auquel on s’attendait.

    Nous sommes coincés, tels des nains, dans notre culture francophone où l’on cloisonne les artistes dans des cases. Je suis un grand fan de Jerry Lewis. Je passe des nuits blanches sur YouTube. C’est un comique qui danse, chante et fait le show. C’est ça aussi qui m’intéresse.

    Mais une toute autre façon de travailler ?

    Pour la première fois, je vais devoir être aux ordres de quelqu’un. D’habitude, je gère tout de A à Z. Ici, je serai assis sur ma chaise en attendant d’être dirigé. Je ne suis pas certain que cela soit plus reposant. Au contraire, cette responsabilité me pèse plus que quand je suis seul en scène. En tant que producteur, je sais tout ce qu’il y a derrière.

    On sent une grande fierté dans ce projet.

    Je crois que je ne serai jamais aussi fier de voir mes enfants dans la salle. Pareil pour maman qui m’a appelé hier pour me féliciter.

    Comment se sont déroulées les auditions ?

    C’est la première fois que l’on loue un piano rien que pour moi. Je me suis retrouvé devant quatre personnes et ce grand piano. J’étais très impressionné.

    Avez-vous pris des cours de chant et de danse ?

    Et bien figurez-vous que… non. Mais ce serait une bonne idée (rires). J’ai la chance d’avoir un rôle qui n’est pas très dansant. Pour le chant, je me suis toujours appuyé sur l’authenticité de ma voix dans mes spectacles. J’appréhende un peu les cours qui dénaturent la spontanéité. Mais bon, je ne bois pas, je ne fume pas et je peux compter sur une épouse bienveillante.

    On vous a déjà un peu entendu chanter.

    J’ai toujours aimé la chanson. J’ai chanté à quelques reprises à Liège, sur la place Cathédrale lors du réveillon 2000 ou encore avec le grand José Van Dam lors d’une soirée Télévie. Et j’ai également été coaché durant 15 minutes par Barbara Hendricks à l’occasion d’un gag chez Ruquier.

    Quel est le programme des prochains jours ?

    Nous continuons les répétitions avec toute l’équipe qui est formidable. Jusqu’à présent, le plus dur a été la scène du baiser avec Charlotte Campion. Nous y sommes restés deux jours !

    Une tournée en 2016: 20 dates en Belgique

    François Pirette (La Mélodie du Bonheur) équipe.jpg« La Mélodie du Bonheur » devrait être jouée à une vingtaine de reprises un peu partout en Belgique à partir d’avril 2016. A l’heure actuelle, neuf dates sont annoncées et déjà programmées : au Forum de Liège (13 avril), au Théâtre Royal de Mons (15 et 16 avril), au Spiroudome de Charleroi (17 avril), au Cirque Royal de Bruxelles (13 avril), à l’Espace Magnum de Colfontaine (24 avril), à la Bulle de Maison-Bois à Verviers (30 avril), au WEX de Marche-en-Famenne (1er mai), au Théâtre Royal de Namur (5 et 6 mai) et enfin à l’Aula Magna de Louvain-La-Neuve (7 mai). C’est le producteur liégeois Patrick Leveaux (« Disney en Concert », « La Reine des Neiges ») qui est à l’origine de ce projet. Il s’est entouré pour l’occasion de l’Anglais Kevin Amos à la direction musicale et de l’Américain John Yost pour les chorégraphies.

    Françoit Pirette partage l’affiche avec la soliste et comédienne flamande Charlotte Campion. Bref, une équipe de professionnels et de grands habitués du genre. Un casting sera bientôt organisé pour les seconds rôles afin de compléter l’équipe qui sera également composée de nombreux enfants. « C’est ma voisine de bureau, une petite dame en bas de chez moi, qui m’a suggéré le nom de François Pirette pour le rôle principal », explique Patrick Leveaux. « Nous sommes autant surpris l’un que l’autre d’être réunis sur un tel projet. Mais je me félicite chaque jour de ce choix. Il me fallait une pointure pour ce rôle. Et je suis certain qu’il sera parfait. »