Cinéma

  • Interview: le Kinepolis de Liège a un nouveau directeur

    Bertrand Michel (Kinepolis) (2).JPGEntré dans ses fonctions le 15 mai dernier, Bertrand Michel est le nouveau directeur du Kinepolis de Liège. Désormais à la tête du complexe cinématographique de Rocourt mais également du cinéma Palace au centre-ville, ce Bruxellois pure souche parfait bilingue découvre avec bonheur notre Cité ardente. Nous l’avons rencontré.

    Qui êtes-vous Bertrand Michel ?

    Je suis natif de Tubize, mais j’habite à Hal en région flamande. J’ai 41 ans et suis diplômé en Hôtel Management. Un poste que j’ai occupé pour un grand groupe hôtelier en région bruxelloise pendant près de 20 ans.

    Comment avez-vous atterri à Liège ?

    C’est une grande première pour moi. Non seulement dans le domaine du cinéma, mais également dans la région liégeoise. Au départ, je souhaitais changer de secteur et relever de nouveaux défis. J’avais postulé pour le complexe de Braine, à dix minutes de chez moi. Mais quand on m’a proposé le site de Liège, je n’ai pas hésité une seule seconde.

    Quelles sont vos premières impressions ?

    Je n’ai jamais été aussi heureux. Je découvre une ville très chaleureuse et une équipe formidable. Je me suis senti très vite intégré. Je me sens bien dans mes baskets. Liège possède ce côté un peu latin que j’apprécie. Je compte bientôt rencontrer les autorités locales. Récemment, j’ai même découvert le quartier d’Outremeuse et les boulets sauce lapin en compagnie de mon équipe.

    Que pensez-vous du Palace ?

    J’en suis tombé amoureux. J’y vais d’ailleurs tous les jeudis. La Palace me fait penser aux cinémas de quartier de ma jeunesse dans les rues de Bruxelles. Je pense qu’il est le cadre idéal pour les événements de la vie locale. Je sais par ailleurs que les Festivals du Film de Comédie et Policier y ont lieu chaque année. J’y suis très favorable. Ma volonté est d’installer une véritable synergie entre Rocourt et le Palace.

    Quelle est votre philosophie ?

    Mon mot d’ordre est : perception. Que ce soit en interne ou en externe, je serai très attentif à la perception que les clients, mais également mes collaborateurs, ont du produit Kinepolis. Mon rôle sera d’être attentif aux détails et d’améliorer cette perception. Je ne vais pas tout révolutionner du jour au lendemain. Mais il faut que cette envie de recevoir et de faire plaisir aux clients soit bien perçue de tous.

    Comment appréhendez-vous l’arrivée prochaine des salles de cinéma à la Médiacité ?

    Je n’ai aucun ressenti particulier. Nous possédons notre propre clientèle. A nous de tout mettre en œuvre afin de la conserver. J’ai déjà connu de la concurrence accrue dans le domaine hôtelier. Elle peut être saine et bénéfique pour tous. Quoi qu’il en soit, nous ne changerons pas de politique, ni de stratégie en fonction d’une éventuelle prochaine concurrence.

    Des projets ?

    J’ai beaucoup d’idées en tête. Mais j’ai encore besoin de temps pour prendre mes marques. Nous possédons une nouvelle équipe et une nouvelle stratégie se met doucement en place. Nos deux complexes possèdent de grandes qualités et sont de beaux outils également à destination des professionnels. VINCENT ARENA

    En quelques chiffres

    Le groupe Kinepolis est présent en Belgique, mais également en France, en Espagne, au Luxembourg, aux Pays-Bas, en Suisse et en Pologne. En Belgique, le Kinepolis compte 12 complexes et peut accueillir 36.000 personnes dans ses 149 salles. A Liège, le Kinepolis dénombre 21 salles, 16 à Rocourt pour 5 salles au Palace. En tout, le groupe compte plus de 2.300 collaborateurs. V.A.

  • Alain Delon invité d'honneur du Festival du Film Policier de Liège !

    alain-delon.jpgCette semaine, le cinéma Palace de Liège accueillait la traditionnelle conférence de presse qui annonce comme chaque année une nouvelle édition du Festival International du Film Policier de Liège. Une 11e édition revue à la baisse mais qui accueillera Alain Delon comme invité d’honneur le vendredi 4 mai prochain.

    Du 4 au 7 mai, pendant quatre jours le centre-ville de Liège vibrera au rythme du cinéma grâce au festival du film policier. Une 11e édition qui ne fut pas facile à mettre en place. « Nous avons perdu de nombreuses chevilles ouvrières dans notre équipe », explique Cédric Monnoye le directeur général qui a repris seul les rênes du festival. « Après une édition anniversaire riche en activités, nous devions nous réinventer et nous reconstruire. Je vous avoue que la question de continuer l’aventure s’est posée. Paradoxalement, grâce au Tax Shelter, le cinéma belge se porte plutôt bien en ce moment. Malheureusement, cette niche fiscale n’a pas encore été appliquée aux outils de promotion du cinéma, dont les festivals font partie. » Au final, ce festival continuera l’aventure cette année avec une formule plus modeste et résolument tournée vers le cinéma et l’accès pour tous. « Nous sommes repartis d’une page blanche. Le budget est maintenu à 500.000 euros et VOO demeure notre principal partenaire. En passant à 60 films, nous doublons cette année le nombre de projections. Le tout avec une thématique citoyenne qui ouvrira le débat. Même si nous n’avons jamais eu à rougir des chiffres en salles, la fréquentation est le mal qui touche tous les festivals. Cette année, notre volonté est de remplir les salles en ouvrant ce festival au plus grand public. »

    Mais un festival, c’est aussi des grands noms. Une marque de fabrique à laquelle Cédric Monnoye nous avait habitué et qui a fait la renommée du festival. Cette édition ne dérogera pas à la règle avec un invité d’honneur qui devrait rassembler la grande foule. « Je vous confirme qu’Alain Delon sera des nôtres le vendredi 4 mai en tant qu’invité d’honneur. » L’autre grand nom du 7e Art à avoir été annoncé hier est le réalisateur Jean-Pierre Mocky qui présidera un jury composé de 8 membres, dont deux restent à déterminer. En tout, 8 films seront en compétition cette année. Notons encore que le chapiteau fera place à la Boîte à Images sur la Place Saint-Paul et qu’une foule d’animations et autres activités seront au programme des quatre jours.

    Infos et programme sur le site www.fifpl.be.

  • Le Liégeois Alexandre Faitrouni est la voix française de LeFou dans "La Belle et la Bête"

    Alexandre Faitrouni (1).jpgLe film « La Belle et la Bête » de Disney est actuellement sur nos écrans au cinéma. Une version française qui possède une petite touche liégeoise. En effet, le rôle du Fou (interprété par l’acteur américain Josh Gad à l’écran) est doublé en Français par le comédien et chanteur liégeois aux multiples facettes Alexandre Faitrouni. Nous l’avons rencontré.

    Originaire de Grivegnée, Alexandre Faitrouni (29 ans) vit désormais seul à Paris depuis près de 10 ans. Formé à l’Académie Gretry, il y a appris le chant, le violon et le solfège avant d’aller faire ses armes pendant cinq ans à l’Opéra Royal de Wallonie. « J’ai ensuite terminé ma formation à Liège au Théâtre Arlequin. L’art de la scène a toujours été une passion. Il m’a fallu du temps pour réaliser que j’allais en faire mon métier. » Très vite attiré par la ville lumière, c’est à Paris qu’il débarque en 2007 au célèbre Cour Florent où il intègre directement la seconde année. « J’y ai même reçu le prix de meilleur interprète dans la catégorie comédie musicale. » Il rencontre alors le metteur en scène Ned Grujic, incontournable dans le domaine du théâtre musical. « Tout s’est très vite ensuite enchaîné. J’ai joué dans plusieurs pièces et comédies musicales comme Fame, ou encore Roméo et Juliette et Salut Les Copains. »

    Alexandre Faitrouni (2).jpgCommence alors son aventure avec le monde de Disney. Il travaille dans le célèbre parc où il interprète plusieurs personnages. Comédien et chanteur, Alexandre Fairouni s’exerce à tous les arts de la scène, même à la danse. « Ce n’est pas ma qualité principale, mais je me débrouille. » Un profil qui plait aux metteurs en scène. Il décroche alors le rôle du Fou dans la comédie musicale « La Belle et la Bête ». Un rôle qu’il va tenir durant plus d’un an avec succès au Théâtre Mogador à Paris. Disney fait alors appel quand il faut doubler le même personnage dans la nouvelle production. « Nous sommes plusieurs à avoir passé le casting. Il fallait savoir jouer mais également chanter. Et puis, c’est un rôle que je connaissais bien. J’avais déjà réalisé un peu de doublage par le passé sur des génériques de dessins animés ou des apparitions dans des séries. Mais cette fois, c’était ma première grosse production. Travailler avec Disney est une aventure incroyable. Ils sont adorables. ». Depuis trois ans, Alexandre est professeur de comédie musicale au Cour Florent. Il est actuellement sur scène à Paris dans une pièce sous la direction de Virginie Lemoine et revient parfois à Liège. « La Belgique, c’est mes racines. Je sais d’où je viens et ça me permet de garder les pieds sur terre. C’est à Liège que je viens pour me ressourcer. Je suis fier d’être Liégeois. Même si j’ai perdu mon accent au fil des années (rires), Liège restera ma ville de cœur. »