Danse

  • Clubbing: c'est la fin des discothèques à Boncelles

    Edelweiss à vendre Boncelles (2).JPGAprès la disparition du Millenium et du Fiesta Club, c’est l’Edelweiss qui est désormais à vendre

    Depuis quelques jours, la discothèque l’Edelweiss à Boncelles a été mise en vente. Fermée depuis le 30 septembre dernier, l’éternelle Edel ne reviendra pas. Voilà qui marque définitivement la fin des discothèques à Boncelles après les fermetures successives du Millenium et du Fiesta Club. Une crise du monde de la nuit qui touche également les autres discothèques de la région liégeoise.

    Une page est en train de se tourner du côté de Boncelles. Il y a quelques années encore, le carrefour menant vers la route du Condroz était un lieu prisé par les noctambules. Avec l’arrivée du Millenium dans les années 2000, Boncelles était devenue une véritable plaque tournante du clubbing liégeois avec deux discothèques qui ne désemplissaient pas, quasiment côte à côte. « C’est la commune et ses exigences qui me forcent à fermer et à vendre », regrette résigné le patron de l’Edelweiss Walthere De Costere. « Je suis à la tête de cet établissement depuis 1983. Mais aujourd’hui, les conditions sont devenues telles qu’il m’est impossible d’obtenir mon permis d’exploiter. J’ai effectué des travaux très coûteux et rentré plusieurs demandes à la commune. Sans succès. Je suis fatigué. Et les récents travaux du magasin Delhaize ne m’ont pas facilité la tâche. Je préfère vendre. » Un panneau a d’ailleurs été apposé sur la façade depuis une semaine. Du côté de la commune, on regrette cette situation.

    Mais l’échevin de l’Urbanisme Jean-Louis Delmotte nous apporte quelques précisions. « Que les choses soient bien claires : nous n’avons aucune objection contre l’exploitation de la discothèque. Cependant, il y a des règles à respecter. Et le problème concernant l’Edelweiss est multiple et complexe. Quand nous avons été sollicités afin de régulariser la situation, nous nous sommes rendus compte que le permis d’exploitation n’était pas en règle. De plus, il y avait plusieurs vices en matière d’urbanisme mais également d’environnement. Les eaux usagées étaient déversées dans la nature, ce que nous ne pouvons tolérer. Nous avons donc imposé plusieurs points afin de régulariser la situation. » A ces soucis d’urbanisme et d’environnement sont venus s’ajouter des problèmes de sécurité avec un avis défavorable des pompiers. « Nous comprenons que ces règles soient contraignantes et nécessitent des travaux onéreux. Mais les règles sont les mêmes pour tout le monde. » De son côté, Walthere De Costere conserve un maigre espoir de voir perdurer son activité. Avec ou sans lui. « Je cherche toujours à obtenir mes permis dans l’espoir de trouver un éventuel repreneur. » Notons enfin qu’un projet de renouveau urbanistique est en route sur Boncelles. Un site commercial majoritairement propriété du groupe mondial Redevco qui sera prochainement agrandi et modernisé. « Un redéploiement est prévu avec de nouvelles surfaces commerciales, des logements ainsi qu’une nouvelle gare des bus », termine Jean-Louis Delmotte.

    Millenium: l’ancien bâtiment sera rasé au printemps prochain

    Sous l’impulsion du groupe Circus, la discothèque Le Millenium a vu le jour le 14 avril 2001. Annoncée comme la plus grande discothèque de la région, elle a fait danser les Liégeois pendant près de 9 ans. Le 15 février 2010, les gérants jetaient l’éponge. Le 17 juin de la même année arrivaient des repreneurs bruxellois sous la même enseigne. Sans succès. Fin 2011, le Millenium devenait ensuite pendant quelques mois le « M Club ». Mais c’est en été 2012 que la célèbre enseigne bruxelloise le « Fiesta Club » débarquait pour rendre ses lettres de noblesse à la discothèque. Une histoire qui allait durer jusqu’en 2014 avec la cessation des activités malgré la venue de stars internationales. Comme nous vous l’annoncions en décembre 2015, les propriétaires du bâtiment ne souhaitent plus poursuivre l’activité nocturne. Nicolas Léonard, des sociétés Immo Reteal et Ardent Group, propriétaires et gestionnaires du site, nous confirme la démolition prochaine du bâtiment. « Nous attendons le feu vert et l’obtention du permis de démolition. Nous devrions obtenir ce permis pour la fin de l’année. La démolition du bâtiment est prévue quant à elle pour le printemps prochain. »

    Un nouveau bâtiment sera construit en lieu et place de l’ancienne discothèque. Il sera divisible en trois cellules commerciales indépendantes, pour une surface totale de 900 m². Un projet qui s’inscrit dans le cadre du renouveau de Boncelles destiné à devenir l’un des plus grands centres commerciaux de la périphérie liégeoise.

    Les discothèques dans la région

    Exit le Fiesta Club et l’Edelweiss à Boncelles, quelques discothèques subsistent en région liégeoise et continuent à faire danser les fêtards. Nous pointerons l’IXO à Tilff, le Groove à Fléron et le Royal Room à Rocourt. Un peu plus loin en périphérie de Liège demeurent également Le Monastère à Nandrin, un peu plus loin encore L’Acte 6 à Henri-Chapelle sur l’arrondissement de Verviers, Le Moulin de Solière sur la commune de Huy et enfin Le Barocco et l’Alhambra, situées sur la route de Tongres juste à la frontière du Limbourg. Dans cette conjoncture actuelle, avec le climat sécuritaire et la crise économique auxquelles viennent s’ajouter de nouvelles contraintes et autres normes législatives liées au domaine de l’Horeca, les investisseurs se font plutôt rares dans le monde de la nuit. Malgré cela, quelques discothèques gérées en bon père de famille continuent l’aventure avec un certain succès. En attendant certainement des jours meilleurs pour le microcosme nocturne en cité Ardente.

  • "Hunt": dansez ce dimanche 6 novembre après-midi avec le Cadran

    Cadran.jpgOn connaissait déjà les formules « after work » après journée, les concepts durant le temps de midi ou encore plus récemment le matin en guise de petit déjeuner. Cette fois, le Cadran à Liège vous propose de venir danser le dimanche après-midi avec son nouveau thème baptisé « Hunt » qui verra le jour ce dimanche 6  novembre.

    Le monde de la nuit connait lui aussi la crise. Les discothèques et autres références nocturnes du centre-ville disparaissent peu à peu ou tentent tant bien que mal de survivre au marasme ambiant. C’est dans ce contexte qu’émergent de nouveaux concepts plus originaux les uns que les autres. Ce dimanche 6 novembre, le Cadran tentera une nouvelle expérience à Liège avec une formule proposée de 16 à 22 heures. « C’est une grande première mais aussi un test grandeur nature », nous explique Tatiana de Wind, la chargée en communication du Cadran. « Notre volonté est d’attirer un autre public. Des personnes qui ne peuvent plus, pour des raisons professionnelles ou familiales, sortir en soirée. »

    Le Cadran vous ouvrira ses portes dès 16 heures, avec un horaire fixe jusqu’à 22 heures. Trois DJ’s distillerons des sons électro à tendance house. « Nous serons dans les mêmes conditions qu’en soirée avec un réel esprit club et une déco spéciale sur la thématique. » Le Cadran ne disposant pas de vitre, les conditions seront donc optimales afin de vous plonger directement dans l’ambiance. Un concept qui rappelle un peu le temps du thé dansant où les discothèques ouvraient leurs portes les dimanches après-midi dans les années 60, 70 et 80. Autres temps, autres mœurs.

    > Le prix d’entrée est de 5 euros, avec un cocktail offert. Infos sur le site www.lecadran.be.

  • Joseph Di Marco dévoile une nouvelle facette de son talent

    Joseph Di Marco2 (c) libre de droits.jpg

    « Je préfère vivre mes rêves que rêver ma vie ». Dès le début de notre entretien, Joseph Di Marco résume parfaitement son étonnant parcours. Originaire de Grâce-Hollogne, ce jeune garçon de 31 ans a su se frayer un bien joli bout de chemin dans le milieu du showbiz. Danseur dans les comédies musicales de Kamel Ouali, chorégraphe et réalisateur sur les clips de Christophe Maé, cet artiste touche-à-tout s’essaye aujourd’hui à la chanson, avec un premier album baptisé « Paris-Tokyo ». Portrait d’un garçon ambitieux, mais qui a su garder les pieds sur terre.

    « J’avais 19 ans quand j’ai quitté la région liégeoise pour aller tenter ma chance à Paris », se souvient Joseph Di Marco, qui a étudié la danse classique, le jazz contemporain et le hip hop dès l’âge de 14 ans. « Je venais de sortir des étdudes et je voulais vivre de ma passion. J’ai d’abord pris part au spectacle 'Best of Béjart', puis je me suis fait remarquer par Kamel Ouali. Il m’a permis de participer à de grandes comédies musicales telles que Le Roi Soleil, Cléopâtre ou encore Les 10 commandements. Grâce à lui, j’ai aussi pu participer à des shows télévisés comme la Star Academy. »

    Joseph Di Marco - pochette de Paris Tokyo (c) libre de droits.jpg

    « Ce disque est l’œuvre d’un danseur »

    Baignant dans la musique depuis de longues années, Joseph a aussi signé les chorégraphies de son ami Christophe Maé et celle du biopic consacré à Dalida que vient de terminer la jeune réalisatrice Lisa Azuelos (« LOL », « Comme t’y es belle »). C’est donc tout naturellement qu’il a sauté le pas en écrivant ses propres chansons. Elles sont aujourd’hui réunies sur Paris-Tokyo, un premier album aux accents pop et électro. « Ma toute première chanson a été écrite au 83ème étage d’une tour de Tokyo », précise-t-il. « C’est de là que vient son titre, qui est aussi celui de l’album. Quand j’écris, des images me viennent directement à l’esprit avec des visuels, des chorégraphies, des clips... Je pense qu’on entend que ‘Paris-Tokyo’ est l’œuvre d’un danseur. Tous les morceaux ont été conçus pour donner envie de bouger. »

    Taillé pour la scène, ce disque résolument dans l’air du temps fera naturellement l’objet d’une tournée. Aucune date liégeoise n’a été confirmée pour l’instant, mais Joseph espère venir le présenter sur ses terres en janvier 2017. Le temps nécessaire pour peaufiner un spectacle qui s’annonce ébouriffant.

     > Joseph Di Marco – « Paris-Tokyo » –disponible chez les disquaires et sur les plateformes de streaming et de téléchargement.