Théâtre

  • Le Liégeois Alexandre Faitrouni est la voix française de LeFou dans "La Belle et la Bête"

    Alexandre Faitrouni (1).jpgLe film « La Belle et la Bête » de Disney est actuellement sur nos écrans au cinéma. Une version française qui possède une petite touche liégeoise. En effet, le rôle du Fou (interprété par l’acteur américain Josh Gad à l’écran) est doublé en Français par le comédien et chanteur liégeois aux multiples facettes Alexandre Faitrouni. Nous l’avons rencontré.

    Originaire de Grivegnée, Alexandre Faitrouni (29 ans) vit désormais seul à Paris depuis près de 10 ans. Formé à l’Académie Gretry, il y a appris le chant, le violon et le solfège avant d’aller faire ses armes pendant cinq ans à l’Opéra Royal de Wallonie. « J’ai ensuite terminé ma formation à Liège au Théâtre Arlequin. L’art de la scène a toujours été une passion. Il m’a fallu du temps pour réaliser que j’allais en faire mon métier. » Très vite attiré par la ville lumière, c’est à Paris qu’il débarque en 2007 au célèbre Cour Florent où il intègre directement la seconde année. « J’y ai même reçu le prix de meilleur interprète dans la catégorie comédie musicale. » Il rencontre alors le metteur en scène Ned Grujic, incontournable dans le domaine du théâtre musical. « Tout s’est très vite ensuite enchaîné. J’ai joué dans plusieurs pièces et comédies musicales comme Fame, ou encore Roméo et Juliette et Salut Les Copains. »

    Alexandre Faitrouni (2).jpgCommence alors son aventure avec le monde de Disney. Il travaille dans le célèbre parc où il interprète plusieurs personnages. Comédien et chanteur, Alexandre Fairouni s’exerce à tous les arts de la scène, même à la danse. « Ce n’est pas ma qualité principale, mais je me débrouille. » Un profil qui plait aux metteurs en scène. Il décroche alors le rôle du Fou dans la comédie musicale « La Belle et la Bête ». Un rôle qu’il va tenir durant plus d’un an avec succès au Théâtre Mogador à Paris. Disney fait alors appel quand il faut doubler le même personnage dans la nouvelle production. « Nous sommes plusieurs à avoir passé le casting. Il fallait savoir jouer mais également chanter. Et puis, c’est un rôle que je connaissais bien. J’avais déjà réalisé un peu de doublage par le passé sur des génériques de dessins animés ou des apparitions dans des séries. Mais cette fois, c’était ma première grosse production. Travailler avec Disney est une aventure incroyable. Ils sont adorables. ». Depuis trois ans, Alexandre est professeur de comédie musicale au Cour Florent. Il est actuellement sur scène à Paris dans une pièce sous la direction de Virginie Lemoine et revient parfois à Liège. « La Belgique, c’est mes racines. Je sais d’où je viens et ça me permet de garder les pieds sur terre. C’est à Liège que je viens pour me ressourcer. Je suis fier d’être Liégeois. Même si j’ai perdu mon accent au fil des années (rires), Liège restera ma ville de cœur. »

  • Michel Drucker : « J’ai joué sur le terrain du Standard avec Pelé »

    Michel Drucker (en scène) - Copie.jpgLe célèbre animateur et journaliste français Michel Drucker était de passage chez nous à Liège samedi dernier. Nous l’avons rencontré dans sa loge du Trocadero, quelques minutes avant sa montée sur scène pour son premier one man show intitulé « Seul… Avec vous ». Avant de conter ses souvenirs au public liégeois, il nous a livré en toute intimité ses quelques souvenirs… sur Liège !

    Pourquoi cette envie de monter sur scène à 74 ans ?

    Je me suis toujours mis en danger durant ma carrière. J’aime prendre des risques, remettre tout sur la table. Je n’aime pas demeurer dans ma zone de confort.

    Quel fut le déclic ?

    Ce sont mes amis, Jean-Claude Brialy en tête, qui m’ont encouragé ces dernières années à aller à la rencontre du public pour lui livrer mes anecdotes. Car c’est l’envers du décor de 50 années de télévision que je raconte sur scène.

    Quelle place occupe la Belgique dans ces souvenirs ?

    J’ai toujours eu un rapport particulier et très fort avec les Belges et la Belgique. D’ailleurs, c’est la première fois que je présente ce spectacle en dehors de la France. Et c’est pour plusieurs dates en Belgique.

    Vous adaptez-vous au public ?

    Absolument. Ce spectacle est évolutif. En Belgique, j’évoque mes souvenirs de Brel à Stromae. Une de mes premières interviews en tant que journaliste sportif était celle de Salvatore Adamo réalisée dans le stade d’Anderlecht en 1964. Ce fut le jour où il m’a présenté Paul Van Himst.

    Vous connaissez bien Liège également.

    Durant ma carrière de commentateur sportif, j’ai suivi plusieurs rencontres du Standard en coupe d’Europe. Roger Laboureur et Arsène Vaillant étaient mes amis. Nous passions souvent du temps ensemble lors de ces rendez-vous. Je suis même venu jouer un match de gala et de charité dans le stade du Standard à Sclessin. J’étais sur la pelouse aux côtés de Pelé et de Raymond Copa. Je me souviens même qu’une jeune princesse prénommée Paola était dans les tribunes ce jour-là.

    Quels sont les Liégeois qui vous ont marqué ?

    J’ai reçu de nombreuses fois sur mon plateau Frédéric François que je connais très bien. Et j’ai une affection toute particulière pour les frères Taloche. Le 7 avril prochain à Spa, j’évoquerai également le souvenir de mon ami Jean Vallée. Son épouse sera présente dans la salle.

  • Un nouveau comedy club à Flémalle sous l'aile de Renaud Rutten

    Renaud Rutten.jpgLe 31 mars prochain ouvrira du côté de Flémalle une nouvelle salle de spectacle dédiée à l’humour et aux jeunes talents. Parrainée par Renaud Rutten, la salle « Andy Mc Dowell » vous proposera deux jeudis par mois des soirées en collaboration avec la nouvelle école du rire baptisée « Les Chasseurs du Rire ».

    C’est à Flémalle, au numéro 1 de la rue Ferrer, située juste à l’arrière du restaurant « Le Convivium » que cette nouvelle salle verra prochainement le jour. « Tout est parti d’une boutade autour d’un verre », nous explique Romy Hoyoux, à la base du projet. « Renaud Rutten est venu se produire chez nous en spectacle. De cette soirée est née l’idée de créer une école du rire mais aussi une scène pouvant accueillir des artistes aguerris et d’autres en devenir. » Très vite, Renaud Rutten décide de faire partie de l’aventure. « C’est notre parrain. Tout est parti de lui. C’est la raison pour laquelle la salle portera le nom de son personnage fétiche, le chasseur américain de l’Ours Bleu. »

    130 places assises

    Cette nouvelle salle, d’une capacité de 130 places assises, est actuellement en travaux. L’inauguration aura lieu le vendredi 31 mars prochain. C’est Pierre Theunis qui sera le premier à s’y produire et qui essuiera les plâtres. « La salle aura une entrée indépendante du restaurant. Nous proposerons des formules avec ou sans repas. Le but est de sélectionner dans un premier temps, avec un jury composé et dirigé par Renaud Rutten, six candidats tous les mois grâce à notre école du rire. Après ce pré-casting qui se déroulera en privé, les six candidats sélectionnés se produiront sur notre scène le deuxième jeudi devant un jury et un public. C’est le public et le jury qui désigneront ensemble le gagnant en votant au terme de la soirée. Le gagnant assurera ensuite la première partie de notre tête d’affiche quinze jours plus tard, lors de la soirée qui aura lieu le quatrième jeudi du mois. »

    Renaud Rutten

    « Le but n’est pas de faire de la concurrence »

    11052499_801482856553958_4656531239422042368_n.jpgComédien, acteur et homme de scène, Renaud Rutten dispose d’un fameux CV. « Je suis ravi d’être le parrain de cette nouvelle école du rire. Ce concept est fréquent à Bruxelles et à Paris. Malheureusement, à Liège peu de gens donnent leurs chances aux jeunes. J’y crois beaucoup. » Au centre-ville, deux cafés-théâtres bien connus proposent déjà depuis plusieurs années chaque semaine des spectacles dédiés à l’humour. « Ce sont des amis ! Il n’est absolument pas question de faire de la concurrence à La Bouch’Rit ou au Comedie Centrale. Cette salle ne sera ouverte que deux jeudis par mois. De plus, nous ne sommes pas situés au centre-ville. Mon rôle sera d’auditionner les jeunes talents. C’est le public qui jugera ensuite sur scène. J’espère pouvoir leur apporter mon expérience de 30 ans de scène. »

    Fort d’un carnet d’adresse bien rempli, Renaud Rutten devrait également amener quelques noms du côté de Flémalle. « Bien entendu, les potes viendront donner un coup de main. Le jeudi est un jour plus facile pour les inviter. Le tout sans prétention et dans un esprit bon enfant. »

    Intéressés ? Vous devez être âgé de 18 ans minimum et envoyer votre candidature par mail accompagnée d’une vidéo à contact@mcdowell.be ou en composant le 0472/28.52.76.