La Meuse 04

  • Soutenons la culture: Patrick Alen

    Où en êtes-vous aujourd’hui ?

    Le préjudice fut assez lourd à supporter dès le début de la crise avec l’annulation des concerts, des événements et des nombreux tournages. Heureusement, je possède plusieurs cordes à mon arc. J’ai pu sauver les meubles fin d’année dernière en réalisant des tournages pour les entreprises ou encore des publicités. Depuis la semaine dernière, nous avons également repris les ateliers cinéma à Herstal avec les moins de 12 ans. Mais jusqu’à quand ?

    Qu’est devenu votre quotidien désormais ?

    Avec ma compagne Emilie, nous avons profité du confinement pour terminer les derniers aménagements du Studio 15 à Welkenraedt. Un studio polyvalent de 120m² qui pourra accueillir des tournages, des sessions live et divers événements. Je continue à composer et à écrire de la musique. J’ai aussi réalisé récemment quelques arrangements pour le nouvel album des Charlots. Un album enregistré à Liège dans les studios de mon ami et complice des Gauff Paul Kaba. Dernièrement, nous venons de terminer l’écriture du film de Stéphane Collaro.

    Peut-on évaluer vos pertes ?

    Elles se situent entre 50 et 70 % du chiffre d’affaires. Ma société Alien Production a perçu une aide à raison de 7.500€. Mais ça n’épongera jamais la perte subie.

    Quelles sont vos perspectives ?

    Je ne suis pas défaitiste. J’ai pu manger et vivre sur mes acquis. Je ne vais donc pas me plaindre. Je continue tout le travail d’écriture qui est habituellement réalisé dans l’ombre. Cette situation a stimulé mon travail créatif. Je prépare donc l’avenir. Avec Les Gauff, nous travaillons en ce moment sur un nouveau spectacle acoustique. Nous espérons pouvoir le proposer cet été si la situation nous est favorable. J’espère aussi pouvoir assez rapidement reprendre les ateliers cinéma avec les plus jeunes.

    Comment envisagez-vous l’avenir ?

    Je me lève chaque matin de bonne humeur. Je n’ai pas envie de m’apitoyer sur mon sort. Mais je constate tout de même certaines aberrations dans les mesures imposées. J’espère que l’arrivée du vaccin nous permettra de retrouver un peu de liberté. Je prends mon mal en patience. Car j’ai peu d’espoir d’une reprise avant septembre. VINCENT ARENA

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  • Le Cube à Barchon ferme ses portes après 7 ans

    Le Cube proposait depuis sept ans plusieurs événements chaque mois, dont des soirées clubbing. Ne pouvant plus assurer les charges locatives, ses deux patrons ont décidé de jeter l’éponge et cherchent un nouveau locataire.

    Doté d’une surface de 880m² et pouvant accueillir plus de 500 personnes, Le Cube à Barchon était le cadre depuis sept ans de plusieurs événements. Des ventes de vêtements, un salon du rhum, des cours de danse, des après-midis « Handiscothèque » destinées aux personnes handicapées tous les premiers mercredis du mois, mais aussi des soirées clubbing deux samedis par mois.

    A l’arrêt total depuis dix mois, Digger et Max ont décidé de mettre un terme définitif aux activités du Cube. « Nous ne pouvons plus supporter le loyer. Sans pouvoir exploiter les lieux, ce n’est plus viable. » Le restaurant d’ambiance « Au Bout La Bas » (NLDR : partie attenante au Cube) poursuivra quant à lui ses activités. « Nous avons reçu des aides pour la partie Horeca. Nous continuons à proposer des plats à emporter du jeudi au samedi et nous ouvrirons dès que nous serons autorisés à le faire. Par contre, aucune aide ne nous a été attribuée pour la partie événementielle. Nous avons fait appel à l’ASBL Blegny Move. Mais sans succès. »

    Les lieux dédiés au clubbing et aux événements se meurent et deviennent une denrée rare en région liégeoise. « Lors de sa création il y a sept ans, cette salle polyvalente était venue répondre à une réelle demande. Mais nous sommes conscients que nos soirées ne pourront pas reprendre avant un an. Notre propriétaire a été compréhensif en réduisant notre loyer. Mais les aides étant insuffisantes, nous ne pouvons plus assumer que la moitié de nos charges. »

    Quand à l’avenir des lieux, les paris sont ouverts. « Nous disposons encore du bail de location. L’endroit est donc disponible pour un éventuel nouveau locataire qui souhaiterait l’exploiter dans un autre domaine. » En attendant, l'hécatombe continue dans le milieu de la nuit. Un nouveau coup dur dans cette crise pour le secteur de l’événementiel qui perd à nouveau l'un de ses bastions. VINCENT ARENA