Avec Condore, Leticia Collet prend son envol

C’est l’histoire d’une jeune artiste qui ose enfin franchir le pas. Après de longues années en tant que claviériste pour Dan San, Leticia Collet s’est finalement décidée à se lancer dans un projet en solo. Sous le nom de Condore, elle dévoile un répertoire personnel à la fois doux et mélancolique. Quelques concerts, un premier 4-titres et un album prévu pour la fin de l’année… la jeune femme semble bien décidée à ne plus se cacher.

« Je compose des chansons depuis mon plus jeune âge », explique celle qui est arrivée à Liège pour ses études et n’est plus jamais repartie par la suite. « Mais j’étais beaucoup trop timide pour les dévoiler au public. Mon expérience au sein de Dan San m’a permis de gagner en assurance. Grâce aux tournées avec le groupe, je me sens désormais plus confiante. Ça a pris pas mal de temps car je voulais tout faire toute seule, mais je suis très heureuse d’enfin pouvoir les partager. »

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« Mettre un costard aux morceaux »

Cette aventure en solo ne signifie pas pour autant que Leticia s’éloigne de Dan San. Tout comme le chanteur Thomas Medard, qui prépare la sortie du deuxième album de The Feather, elle a choisi de faire cohabiter les deux projets. Pour l’enregistrement de son premier 4-titres, elle a d’ailleurs fait appel au producteur français Yann Arnaud, qui était déjà aux commandes sur le dernier album de Dan San. « J’ai beaucoup aimé son approche », explique-t-elle. « C’est quelqu’un qui essaye de mettre les chansons qu’on lui confie en valeur, mais sans jamais les dénaturer. Il dit souvent que son rôle est de mettre un costard aux morceaux. C’est exactement ce que j’attendais de lui. »

Baptisé « Jaws » en référence au film « Les Dents de la Mer » et à la phobie de Leticia pour les requins, le premier 4-titres de Condore sera disponible à la fin du mois d’avril. Sa sortie sera accompagnée d’un concert aux Nuits du Botanique et d’un autre à Liège dans le courant du mois de mai. Elle s’y produira en compagnie du batteur Olivier Cox et de deux autres choristes-claviéristes, Charlotte Maquet et Lucie rezsöhazy. L’occasion de découvrir un répertoire que l’on compare parfois à celui d’Agnès Obel, mais avec une touche enfantine qui ajoute un brin de charme à l’ensemble. A la fois majestueux et léger comme une plume.

G.S.

 > Condore - «Jaws » - disponible à la fin du mois d’avril.
 > En concert avec Portland le 30/04 aux Nuits du Botanique (complet).

Photos : Gilles Dewalque

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