The Bukowskies signe son meilleur album à ce jour

Briser la routine, pour mieux se réinventer. Moins de deux ans après « Brown Brown », The Bukowskies reviennent déjà avec un troisième album où ils ont complètement changé leur manière de travailler. Entièrement réalisé par le seul Andrea Lafontaine, le bouillonnant leader du groupe de rock liégeois, ce nouvel opus intitulé « Youth crimes or the influence of …. » est sans conteste leur plus abouti à ce jour.

« Au départ, j’avais l’intention de faire un disque solo », confie celui qui a écrit les 14 morceaux réunis ici. « J’étais déjà l’unique compositeur sur nos albums précédents mais ici, je voulais aussi travailler seul pour l’enregistrement, en jouant de tous les instruments. A vrai dire, j’avais un peu peur de la réaction des autres membres quand je leur ai parlé de ce projet. Je craignais qu’ils soient vexés mais au contraire, ils m’ont encouragé à poursuivre dans cette direction. Une fois le disque terminé, j’ai malgré tout eu envie d’utiliser le nom du groupe. Nous en avons rediscuté tous ensemble et ils ont directement accepté. »



Des titres inspirés de films culte

Même s’il a fait l’objet d’un processus créatif différent, ce nouvel opus ne devrait pas décontenancer les fans de la première heure. Des Strokes à Phoenix en passant par les musiques de films à la Ennio Morricone, toutes les marottes connues du groupe liégeois sont à nouveau présentes. Il serait pourtant dommage de ne pas prêter une oreille attentive à ces 14 morceaux qui portent tous le nom d’un film culte. Plus seul à la barre que jamais, Andrea Lafontaine donne ici la pleine mesure de son talent, avec l’audace de ceux qui préfèrent composer un futur classique qu’un morceau destiné à être à la mode puis à tomber dans l’oubli.

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« Quand on fait du rock en 2019, on sait pertinemment qu’on a aucune chance d’avoir du succès », confie-t-il, lucide. « Mais très honnêtement, ce n’est pas ce que je recherche. Tout ce que je veux, c’est faire de la musique le plus sincèrement possible. C’est clair que j’aimerais partager mes morceaux avec un large public, mais faire carrière n’a jamais été un but en soi. »

Cette démarche intègre n’a pas empêché The Bukowskies de recevoir des critiques très élogieuses en Belgique comme à l’étranger. « Youth crimes or the influence of …. » a même été désigné album du mois par la revue française Teknikart, une référence de la presse musicale hexagonale. D’une manière ou d’une autre, le talent finit toujours par triompher.

G.S.

 > The Bukowskies – « Youth crimes or the influence of …. », disponible chez les disquaires et sur les plateformes de streaming et de téléchargement.

 

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