Sharko nous invite dans son nouvel univers

C’est un des plus brillants compositeurs du rock belge. Un bosseur, aussi, lui qui se réinvente sans cesse depuis plus de 20 ans. As de la mélodie imparable et du gimmick qui fait mouche, Sharko creuse inlassablement le sillon d’un rock à la fois accessible et élégant. Il revient cette fois avec « Glucose », un huitième album studio où il a délaissé les guitares au profit de sonorités électroniques. Un virage délicat mais joliment maîtrisé qu’il présentera jeudi soir au Reflektor, épaulé par un crew 100% liégeois.

« J’ai eu envie de prendre le public par surprise », explique celui qui a confié la production de son nouvel album à Luuk Cox, déjà aperçu aux côtés de Loïc Nottet, Stromae, Girls in Hawaii ou encore Roscoe. « Si j’étais revenu avec un nouvel album de rock pur jus, je ne pense pas que ça aurait encore intéressé beaucoup de monde. C’est comme si j’apportais tous les jours un bouquet de fleurs à ma femme. Elle sera contente au début, puis elle se lassera et me demandera si je n’ai rien d’autre à lui offrir. Il faut parfois sortir des sentiers battus pour parvenir à séduire. »



Tout a changé, mais rien n’est différent

Cette évolution n’empêche pas l’Arlonais de proposer du Sharko pur jus. Au contraire, il a su capter l’essence de son style doux-amer, entre des rythmes hyper-dansant et un subtil parfum de vague à l’âme. L’esprit-même de la pop, en somme. « Fondamentalement, je crois que je ne changerai jamais », sourit-il. « Les mélodies viennent toujours de moi et j’ai gardé la même voix. C’est donc assez normal qu’il y ait des similitudes entre ce disque et ses prédécesseurs. Je tenais aussi à ce que tous les sons qu’on entend sur le disque proviennent de vrais instruments. Il y a bien sûr quelques effets créés par ordinateur, mais l’essentiel vient de vieux synthés sur lesquels on s’est beaucoup amusé. Ça m’a rappelé mon enfance, quand je passais des heures à jouer sur mon orgue. »

Sharko1 (c) libre de droits.jpg



Accompagné par des Liégeois

Jeudi soir dans un Reflektor plein à craquer, Sharko tentera de faire cohabiter ce nouveau répertoire avec l’ancien. Un exercice périlleux dans lequel il pourra compter sur le soutien du Hutois Guillaume Vierset (guitare) et du Liégeois Olivier Cox (batterie), qui joueront pour l’occasion à domicile. Dans le cœur du public principautaire, Sharko part déjà avec deux goals d’avance.

G.S.

 > Sharko - « Glucose » - disponible chez les disquaires et sur les plateformes de streaming et de téléchargement.
 > En concert le 14/11 (20h) au Reflektor (complet).

Écrire un commentaire

Optionnel