Adrien François: «2020 sera l’année de mon premier film»

Quel regard portez-vous sur l’année qui vient de s’écouler ?

Une année qui restera placée sous le signe du travail. Je pense que je n’ai jamais autant travaillé qu’en 2019. Le festival a pris une dimension supplémentaire au niveau international et l’équipe s’est étoffée. Nous sommes désormais 45 à collaborer, de près ou de loin, sur ce FIFCL. Et puis, en parallèle j’ai avancé sur mon premier film qui sera tourné cette année. J’ai passé mon temps à faire des allers-retours entre Liège et Paris. Dès janvier, nous reprendrons le chemin du nord de la France pour des repérages dans le cadre de mon film.

 

 

Quelle est votre plus grande satisfaction pour 2019 ?

Certainement notre festival qui est l’aboutissement de plusieurs années de travail. Nous récoltons aujourd’hui le fruit de notre labeur. Désormais, on parle du festival au-delà nos frontières et les gens veulent y venir. Nous en sommes très fiers. J’en suis très heureux et je n’ai jamais été autant épanoui.

Que peut-on souhaiter à ce festival ?

Notre but est de créer de l’emploi et de faire bouger l’économie locale. Que ce soit avec les dalles de la rue Pont d’Avroy produites à Sprimont, ou notre propre bière « La Comédie » brassée à Liège, nous voulons favoriser les producteurs locaux et faire rayonner le patrimoine liégeois à travers ce festival. Nous allons donc nous atteler à le pérenniser et à déjà préparer les prochaines années.

Quelle est votre plus grande crainte ?

La routine ! Nous souhaitons absolument toujours innover et nous démarquer. J’ai peur de tomber dans une certaine routine. Je déteste ça ! Le jour où cela arrive, je préfère arrêter et passer la main.

Si vous deviez faire passer un message, quel serait-il ?

J’ai eu la chance d’aller parler aux enfants dans les écoles. Mon message est toujours le même. Il faut oser et entreprendre. Je me suis toujours lancé de grands défis. C’est d’ailleurs comme ça que je conçois mon quotidien. Il ne faut pas avoir peur de prendre des risques. D’ailleurs, je soutiendrai toujours celles et ceux qui veulent se lancer.

Comment envisagez-vous l’année 2020 ?

Ce sera l’année de la concentration et de l’application. Je me sens beaucoup moins nerveux que par le passé. De par mon expérience, j’avance désormais avec plus de sérénité. J’espère franchir étape après étape tout en restant les pieds sur terre. Je compte bien me servir de cette expérience pour mener à bien mes deux grands projets en 2020.

Lesquels ?

Tout d’abord la cinquième édition du festival qui aura lieu fin d’année. Nous voulons l’installer dans la continuité. Notre défi sera d’amener à Liège des acteurs d’outre-Manche et d’outre-Atlantique. Et puis, il y aura le tournage de mon premier film. Mon premier long-métrage.

Pouvez-vous nous en dire plus ?

Ce ne sera pas une comédie. Mais plutôt un film sérieux. Un drame familial et social qui parlera de l’adoption. Le titre sera « Derrière la porte », avec un scénario écrit par Stefan Cuvelier et Julien Demarche. Nous allons tourner pendant 40 jours dans le nord de la France d’ici quatre à cinq mois. J’aurai la chance de diriger Gérard Depardieu et Gérard Jugnot, mais également Valérie Bonneton, Edouard Montoute, Gérard Chaillou, Emmanuelle Galabru et Renaud Rutten.

 

Êtes-vous anxieux à cette idée ?

J’ai déjà réalisé plusieurs courts-métrages. Je me dis que c’est la même chose, mais à grande échelle. Je suis quelqu’un de très timide et de réservé à la base. Mon plus grand défi sera de gérer l’aspect humain et d’être à l’écoute.

Son année 2019

 

 

Ses coups de coeur

 

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