Les Ardentes sous la menace du Coronavirus

La nouvelle est tombée comme un coup de massue. Dès le 18 mars, le festival de Glastonbury annonçait que son édition 2020 était annulée, en raison de la crise sanitaire actuelle. Prévue du 24 au 28 juin prochain, la grand-messe était censée réunir plus de 200 000 spectateurs et des superstars comme Paul McCartney, Taylor Swift, Diana Ross ou encore Kendrick Lamar. Comme les grands évènements sportifs, la tenue des festivals semble de plus en plus compromise cet été. Mais qu’en est-il des Ardentes, qui devaient déjà composer avec un déménagement de Coronmeuse vers Rocourt ?

Depuis le week-end dernier, une rumeur insistante indiquait que l’évènement était annulé. Contactés par nos soins, les organisateurs ont tenu à la démentir. « Pour l’instant, nous nous en tenons aux recommandations du Conseil national de sécurité », précise Gaëtan Servais, co-directeur du festival. « Dans sa dernière annonce, le Gouvernement a décidé de ne pas se projeter plus loin que le 19 avril. Il est vrai que Pieter De Crem a déclaré que les festivals seront certainement reportés, mais Sophie Wilmès a affirmé dès le lendemain qu’il était trop tôt pour en parler. Nous ne prendrons évidemment aucun risque au niveau de la santé des festivaliers, ça reste notre priorité numéro 1. Si elle est en péril, nous n’hésiterons pas à reporter la prochaine édition des Ardentes. Mais il est encore trop tôt pour prendre une décision en ce sens. Nous préférons attendre les prochaines mesures gouvernementales. Et d’ici-là, nous continuons à travailler d’arrache-pied pour que le festival ait lieu comme prévu. »

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Vers un report plutôt qu'une annulation

Manque de chance, ces complications coïncident avec le déménagement des Ardentes de Coronmeuse vers Rocourt. Les efforts logistiques et l’enveloppe budgétaire n’ont jamais été aussi importants pour le festival liégeois, qui se serait bien passé de ces complications supplémentaires. « Notre budget a gonflé de 5 millions à 9 millions d’euros », explique Gaëtan Servais. « Tous les frais n’ont pas encore été engagés, mais nous avons dépensé des sommes importantes, notamment pour la programmation et la communication. Des acomptes ont aussi été déjà versés à certains fournisseurs. En cas de report, la pérennité du festival serait en danger. Nous aurions alors besoin d’un coup de pouce de nos sponsors et des autorités pour nous relever. A l’heure actuelle, nous étudions la possibilité d’un report, à une date où la situation sanitaire sera revenue à la normale. Mais ça reste un plan B, nous gardons espoir de pouvoir organiser le festival en juillet. »

Dépassant jusqu’ici les attentes des organisateurs, la vente de billets a quant à elle chuté en flèche dès l’annonce des premières mesures de confinement. Mais on peut parier qu’elles repartiront de plus belle si l’évènement est maintenu.

G.S.

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