Soutenons la culture: Renaud Rutten (comédien)

Où en est votre situation ?

Comme de nombreux collègues artistes, j’ai reporté tous mes spectacles. Dont tous ceux programmés en France et en Belgique en duo avec mon ami Jean-Marie Bigard. Heureusement, j’ai eu la chance de remonter un peu sur scène entre les deux confinements. Mais devant une salle à moitié pleine suite aux mesures sanitaires. J’ai tourné quelques séquences, des publicités à domicile et de la promo. Mais en général, c’étaient souvent des prestations qui n’étaient pas rémunérées. Nous travaillons surtout dans l’optique de la reprise.

Quel est votre quotidien aujourd’hui ?

Je suis actuellement à Paris. Je répète la pièce de théâtre « Qui est Monsieur Schmitt ? » avec Valérie Bonneton et Stéphane de Groodt. Une pièce qui est programmée jusqu’à nouvel ordre en janvier au théâtre Édouard VII à Paris. Je viens de terminer deux tournages, un pour la télévision et un autre pour le cinéma. Mais aujourd’hui, quand j’ai la chance de travailler, c’est de manière totalement différente.

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Peut-on évaluer vos pertes ?

Je suis indépendant. La perte au niveau du chiffre d’affaires de ma société de production s’élève à 80 % sur cette année 2020.

Quelles sont vos perspectives ?

Je ne veux plus attendre qu’on vienne me chercher chez moi. J’ai décidé de prendre le taureau par les cornes. Je viens de créer une comédie policière interactive où le spectateur peut jouer à l’inspecteur. Un peu comme dans le spectacle que je proposais sur scène et où le spectateur pouvait choisir sa fin alternative. Dernièrement, je viens aussi de créer « Papotes Internes », ma propre émission de télévision. Le concept est simple : je reçois un invité comme si c’était notre premier rendez-vous. Je m’intéresse surtout au côté humain plutôt qu’à la personne publique, avec des invités que l’on n’a pas l’habitude de voir à la télévision. Je me suis un peu inspiré de « La Parenthèse Inattendue » de Frédéric Lopez. Un format de 26 minutes réalisé par mon ami Patrick Alen. Nous cherchons encore un réseau de distribution ou une chaîne intéressée.

Comment envisagez-vous l’avenir ?

La scène me manque. J’espère que tout va pouvoir redémarrer rapidement en 2021. L’envie est également présente du côté du public. Je demeure confiant et je profite de la vie. Car je ne peux imaginer que le monde puisse se passer de culture et de spectacles vivants. VINCENT ARENA

Photo: Laura Hollange.

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