Soutenons la culture: Fabrice Lamproye (Reflektor)

Où en est la situation du Reflektor ?

Nous sommes à l’arrêt complet depuis l’annonce du premier confinement en mars dernier. Nous n’avons à l’heure actuelle aucune perspective de réouverture. C’est une ASBL privée qui gère le Reflektor et qui en est sa cheville ouvrière. C’est cette même équipe qui œuvre à l’organisation des Ardentes. Généralement, nous employons dix personnes à temps plein. Sans oublier tous nos collaborateurs ponctuels comme les techniciens du son et de la lumière. Aujourd’hui, nous sommes encore trois personnes à fonctionner. Les autres sont à l’arrêt ou au chômage technique.

Quel est le quotidien de vos équipes aujourd’hui ?

Mis à part la tenue de quelques émissions pour la télévision, des résidences d’artistes pour leurs répétitions et la mise à disposition des lieux pendant un mois pour la Croix Rouge, nous n’avons plus aucune activité liée au Reflektor. Nous travaillons sur la programmation des Ardentes pour 2021.

Peut-on évaluer vos pertes ?

Nous avons perdu les trois quarts de notre programmation. Heureusement, nous avons reçu des aides publiques. Principalement de la fédération Wallonie-Bruxelles. La ville de Liège nous a également maintenu son soutien. Mais nous n’avons à l’heure actuelle aucune garantie que ces aides seront prolongées en 2021. Rien n’a encore été prononcé à ce sujet pour le prochain exercice.

Quelles sont vos perspectives ?

À court terme, je suis assez pessimiste concernant le Reflektor. En septembre, nous avons ouvert nos portes pour un concert unique dans le cadre du respect des règles sanitaires, avec une capacité réduite à 100 places assises. Au final, cela ressemblait plus à un showcase qu’à un concert. Avec notre petite superficie au sol, les lieux ne se prêtent pas à ce genre d’événement. Ce n’est ni notre mission, ni notre philosophie. La promiscuité du public nous place dans une situation similaire à celle des boîtes de nuit.

Comment envisagez-vous l’avenir ?

Nous ne pourrons rouvrir le Reflektor qu’en situation normale. Mais je suis optimiste quant au fait de pouvoir proposer nos festivals durant l’été. Une fois que la situation sera maîtrisée. Nous aurons besoin de signaux clairs avant mars pour tout mettre en place. J’espère que le vaccin va y contribuer. VINCENT ARENA

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