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  • Exclusivité pour La Meuse : Mark Ronson sera cet été aux Ardentes !

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    Bonne nouvelle pour les amateurs de pop classieuse : Mark Ronson sera cet été aux Ardentes. Après les rockeurs d’Indochine et le rappeur JoeyStarr, c’est le troisième poids lourd à s’ajouter à une affiche qui commence lentement mais sûrement à prendre forme.

    Si vous n’étiez pas sur une île déserte ces dernières années, vous avez forcément craqué pour un des tubes signés Mark Ronson, parfois même sans savoir qu’il était aux commandes. Paru l’an dernier, le seul « Uptown Funk » a été classé numéro 1 dans une quinzaine de pays dont la France, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et la Belgique. Il ne s’agit pourtant pas du seul fait d’arme de ce gaillard né il y a 40 ans à St John’s Wood, un quartier huppé du centre de Londres.

    Fils d’un riche producteur anglais, Mark Daniel Ronson partit vivre à New York avec sa maman dès l’âge de huit ans, après que celle-ci ait divorcé et refait sa vie avec le guitariste des Foreigners Mick Jones. Durant son adolescence, il vécut entouré de nombreux musiciens parmi lesquels Mick Jagger, David Bowie et Paul McCartney, rien que ça. La présence de légendes du rock dans ses parages ne l’empêcha pas de s’intéresser à la culture hip hop. Il devint peu à peu le DJ préféré des stars, officiant même lors du mariage hyper médiatisé de Tom Cruise et Katie Holmes.

    L’homme derrière les tubes d’Amy Winehouse, Lily Allen et Adèle

    Son premier album baptisé « Here Comes The Fuzz » est paru en 2003, mais c’est surtout en tant que producteur que Mark Ronson se fit d’abord connaître du grand public. Particulièrement doué pour dénicher les talents de demain, il mit ainsi successivement le grappin sur Amy Winehouse, Lily Allen et Adèle, façonnant quelques-uns des plus grands tubes de ces dernières années. Ce n’est finalement que l’an dernier que sa carrière solo décollait grâce à « Uptown Special », un quatrième album qui figure parmi les meilleures ventes de 2015, tous styles confondus.

    Muni d’une culture musicale ahurissante et d’un sens du show particulièrement développé, celui qui est marié au mannequin français Josephine de La Baume se produira en DJ-set le jeudi 7 juillet sur la grande scène des Ardentes. Et que ceux qui regrettent qu’il ne s’agisse pas d’un « vrai » concert se rassurent : le bonhomme sait y faire pour mettre le feu à un dancefloor. Présent dans les mêmes conditions au festival de Dour l’an dernier, il y a mis tout le monde d’accord avec un set à la fois classieux et terriblement efficace. Accompagné de deux chanteurs qui ont eux aussi le chic pour faire remuer les popotins, il livrera à coup sûr un des spectacles à ne pas louper cet été.

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    La venue d’une star de cette envergure fait évidemment de l’ombre à tous les autres artistes qui seront officiellement confirmés aujourd’hui par les organisateurs des Ardentes. On s’en voudrait cependant d’oublier le petit prodige français Broken Back, l’ancien membre de Starflam Baloji et surtout les Casseurs Flowters, le duo de rappeurs que les ados s’arrachent depuis quelques années et que leurs parents ont récemment découvert dans les capsules « Bloqués » sur Canal+. Petit à petit, la onzième édition des Ardentes commence à avoir fière allure.

     > Les Ardentes 2016, du 6 au 10 juillet sur la plaine du Parc Astrid.
     > Les nouvelles confirmations : Mark Ronson DJ set, Casseurs Flowters, Yelawolf, Sniper, Broken Back, Section Boyz, Onra live, Baloji, Marc Ribot & Young Philadelphians, Jameszoo et Woodie Smalls.
     > Tarifs hors frais de réservation : Pass pour les 4 jours : 110 euros, tickets un jour : 55 euros.
     > Préventes à la Fnac, au MediaMarkt, à Belle-Île et sur www.lesardentes.be

  • Le Up! Festival vient sonner le glas de l’hiver

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    De tous les festivals liégeois, c’est sans doute le plus ensoleillé. Même s’il a lieu tout à la fin de l’hiver, le Up! Festival réunit chaque année des groupes tellement chaleureux qu’on a l’impression de se retrouver sur la plage de Copacabana en juillet.

    L’affiche de cette douzième édition ne manquant vraiment pas d’allure, on peut résolument miser sur un nouveau succès. Au total, on retrouvera pas moins de 10 concerts ou DJ-sets, équitablement répartis sur les deux scènes aménagées dans le manège et les écuries de la Caserne Fonck. Rock, Folk, blues, reggae, world music, hip hop… l’évènement sera plus que jamais placé sous le signe de la variété et de l’ouverture d’esprit, loin des évènements aseptisés qui ne s’adressent qu’à un public bien précis. Le tout pour un prix riquiqui, puisque les préventes sont disponibles pour 10 euros à peine.

    Les festivités débuteront sur le coup de 19h avec le DJ-set de Kid Viciouzz, un liégeois spécialisé dans le rock qui dépote. Trente minutes plus tard, ce sera au tour de Boogie Beasts de proposer le premier concert de la soirée. Composé de deux limbourgeois et autant de liégeois, ce combo noir-jaune-rouge propose un blues-rock crasseux dans la veine du Jon Spencer Blues Explosion. A voir. On poursuivra ensuite avec Atomic Spliff, un groupe ragga liégeois qui avait particulièrement séduit le public des Ardentes l’an dernier. Autres régionaux de l’étape : les excellents Dalton Télégramme, qui seront là pour défendre « Sous la Fourrure », leur très joli premier album.

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    The Herbaliser en tête d’affiche

    La tête d’affiche du festival a cette fois été confiée au légendaire groupe anglais The Herbaliser. Auteur de 9 albums en 20 ans de carrière, ce combo s’est surtout fait remarquer par ses prestations scéniques sidérantes, à mi-chemin entre le hip hop, le jazz et le funk. Accompagnés de 5 musiciens tous plus doués les uns que les autres, les leaders Jake Wherry et Ollie Teeba devraient enflammer le public liégeois. Au rayon des curiosités, on vous conseille aussi d’aller jeter un coup d’œil à la performance de King Prawn, un groupe britannique proposant un ambitieux mélange de ska, de hip hop et de rock. La fête se prolongera jusqu’aux petites heures avec le DJ et producteur liégeois Compuphonic (photo), qui proposera pour l’occasion un set orienté funk et soul. On vous aura prévenu : ça va chauffer ! 

     > Up! Festival, le 19/03 à la Caserne Fonck (10 euros en prévente, 12 euros sur place).
     
    5 x 2 places à gagner pour le festival !
     
    Vous aimeriez participer à cet évènement ? C’est votre jour de chance, on vous y invite ! Pour participer, rien de plus simple. Il suffit d’envoyer vos coordonnées complètes à l’adresse e-mail concoursupfestival@gmail.com et de répondre à la question suivante : « Combien d’albums a publié The Herbaliser, la tête d’affiche du Up! Festival ? ». Les gagnants seront avertis par e-mail et pourront entrer gratuitement à la soirée en compagnie de la personne de leurs choix.
  • Dan San revient tout en douceur

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    On peut dire qu’ils nous avaient manqué, ceux-là. Quatre ans après « Domino », les liégeois de Dan San reviennent aujourd’hui avec « Shelter », un deuxième album à la fois mélancolique et lumineux. Un disque plus mature, aussi, où ces amoureux des mélodies folk à la Simon & Garfunkel ont parfaitement exploité leurs différentes expériences dans des projets parallèles.

    Quatre ans séparent les deux premiers opus de Dan San, mais on peut dire qu’aucun membre du groupe ne s’est tourné les pouces entre temps. Le chanteur Thomas Medard a ainsi conçu un magnifique album solo sous le nom de The Feather, tandis que le bassiste Maxime Lhuissier a fait parler ses envies de pop décontractée avec Pale Grey. Les autres membres du combo se sont aussi distingués aux côtés de Gaëtan Streel, Yew ou encore Dalton Telegramme.

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    Comme un besoin de voir ailleurs

    « La tournée qui a suivi notre premier album était assez intense », confie Thomas Medard. « Nous avons proposé plus de 120 concerts à travers la Belgique, mais aussi en France, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Suisse, en Autriche et en Angleterre. Ce fut évidemment une expérience fantastique, mais nous avons senti à un moment qu’il était temps de nous éloigner les uns des autres. Nous avons alors pris une pause qui a duré un peu plus d’un an. Ce n’est qu’après ce laps de temps que nous avons de nouveau ressenti l’envie de refaire de la musique tous ensemble. »

    Après avoir mené sa barque seul sur l’album de The Feather, Thomas Medard a alors redécouvert les affres de la création en groupe. De son propre aveu, ce cap ne fut pas toujours facile à franchir. « Nous sommes tous de très bons amis, mais nous n’avons pas toujours les mêmes points de vue en matière de musique », avoue-t-il. « Du coup, les discussions ont parfois duré très longtemps. Le processus fut assez long et par moments douloureux, mais je pense que ce fut bénéfique pour l’album. Nous n’avons gardé que les idées qui faisaient l’unanimité au sein du groupe. Nous sommes donc tous très fiers du résultat final. »

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    Des chansons en costume

    Pour les aider à trancher dans le vif, les liégeois ont fait appel au producteur français Yann Arnaud, qui a déjà travaillé dans le passé avec des formations comme Air, Phoenix ou encore Syd Matters. Il les a emmenés dans son studio parisien de La Frette, un vieux manoir où des micros sont branchés de la cave au grenier. « Nous avons pu enregistrer des parties de morceaux dans le grand salon et même dans la cage d’escalier », sourit Thomas Medard. « C’était une expérience un peu folle. C’est la première fois que nous faisons appel à un producteur, son apport s’est vraiment révélé crucial. Il nous disait souvent qu’il était là pour mettre un beau costume à nos morceaux. » Cette tenue de gala ne convient pas mal du tout aux liégeois. Ils livrent ici leurs meilleures chansons à ce jour, quelque part entre les mélodies subtiles de Nick Drake et les atmosphères euphorisantes de Girls in Hawaii. Le disque parfait pour regarder paisiblement l’hiver qui cède le relais au printemps.

    > Dan San - « Shelter », disponible à partir du 11 mars chez les disquaires et sur toutes les plateformes de streaming et de téléchargement.

    Crédit photos : Gilles Dewalque