Chanson - Page 5

  • Interview de Leona Winter (The Voice France): "J'ai réalisé mon rêve de gosse à Liège"

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    Rémy Solé est le transformiste français originaire de Perpignan qui s’est présenté à l’émission The Voice France sur TF1 sous les traits de la chanteuse Leona Winter. Désormais qualifié dans l’équipe de Jenifer, il passera prochainement à l’étape supérieure, celle des « K.O. ». En attendant, nous l’avons rencontré dimanche dernier au Trocadero. Celui qui a vécu pendant un an à Liège était de passage au Troca à l’occasion de la dernière représentation de la revue.

    D’où vient ce personnage?

    Je l’ai créé en 2012, à 17 ans. Nous avons déménagé avec mon mari du côté de Barcelone pour monter un cabaret. Le jour de l’ouverture, je suis monté sur scène en femme. C’était complètement improvisé. Les gens ont aimé. Il y avait une dimension supplémentaire.

    Vous aviez déjà chanté en homme?

    Oui, bien entendu. Je chante depuis mes 8 ans. Me transformer, c’était au départ un coup commercial pour attirer les gens. Mais je me suis vite pris au jeu. Je me suis senti beaucoup plus à l’aise sur scène.

    Pourquoi?

    Car je vois que je plais en femme et ça me permet de faire tomber des barrières.

    D’où vient ce pseudonyme?

    Au départ, c’était Miss Leona. Car je suis fan de Leona Lewis. Mais quand j’ai remporté le concours de Miss Europe Continental, j’ai dû changer mon nom.

    Comment êtes-vous arrivé à Liège ?

    Une troupe belge est passée dans notre cabaret en Espagne. Nous avons voulu les suivre et vivre une nouvelle aventure en Belgique. L’amitié et le bouche-à-oreille ont fait le reste. J’ai remplacé une chanteuse malade en dernière minute au Trocadero.

    Que retenez-vous de Liège ?

    J’aime beaucoup y revenir. Le public y est très pointilleux et il apprécie l’art. Les Liégeois sont attentifs et à l’écoute. Et puis, j’ai réalisé mon rêve de gosse au Troca en tant que meneuse de revue. J’en rêvais depuis tout petit.

    Quel genre vous définit le mieux ?

    Je sépare bien les deux. Dans le privé, je suis Rémy, un homme. Par contre, une fois sur scène en Leona, je me présente et me considère comme une femme. Mais l’artiste demeure Rémy. En homme ou femme, je chante de la même manière. Mais Leona fait tomber la barrière de la pudeur en moi. J’ai besoin de Leona et Leona a besoin de Rémy.

    Pourriez-vous chanter en homme ?

    Sincèrement, je ne sais pas. Tout se fera en fonction de l’évolution du personnage et des rencontres. Les portes sont ouvertes. Je n’ai que 24 ans.

    Comment cette différence a-t-elle été accueillie ?

    Étonnement, très bien. J’ai même été surpris. Après la mésaventure de Bilal à l’Eurovision, je pensais me faire descendre.

    Quel regard portez-vous sur cette polémique ?

    J’étais triste pour lui, mais aussi pour le regard sur la communauté. On se met à nu sur scène. Mais je l’ai trouvé très fort. Je l’ai beaucoup suivi. Il m’a poussé à avancer.

    Et après The Voice ?

    J’ai envie de découvrir d’autres horizons, réaliser un album et pourquoi pas faire du théâtre. VINCENT ARENA

  • Karin Clerq signe un retour en beauté

    Elle est de celles qui ne tiennent pas en place… et qui pourtant savent prendre leur temps. Si Karin Clerq a attendu neuf longues années entre son troisième et son quatrième album, c'est parce qu'elle s'est consacrée à d'autres projets. Auteure, compositrice, chanteuse, comédienne… la Bruxelloise a plusieurs cordes à son arc. Elle sera bientôt au Centre culturel de Seraing pour défendre « La boite de Pandore », son disque le plus abouti à ce jour.

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  • La Roumanie pourrait envoyer un Liégeois à l’Eurovision…

    C’est une belle histoire entre le Liégeois Olivier Kaye (originaire de Theux) et la Roumanie, une histoire d’amour qui dure depuis quelques mois déjà. « Depuis mon double succès au concours en août dernier, j’ai gardé de très bons contacts en Roumanie. J’avais déjà eu l’occasion de collaborer à distance avec le chanteur roumain Ovi. Lors du concours, il était invité à l’émission. Après la finale, nous nous sommes rencontrés, nous avons mangé ensemble. »

    De l’amitié nouvelle, naît une chanson : « Right Now ». « Ovi a composé le titre. J’en suis l’interprète. Nous avons enregistré la chanson en octobre dernier. Au départ, on voulait représenter la Belgique avec. Mais elle n’a pas été retenue… » Très vite, l’idée de proposer ce titre en anglais à la Roumanie est apparue comme une évidence pour le Liégeois. « Le compositeur de la chanson est roumain. De mon côté, j’ai été plébiscité par le public roumain lors du concours télévisé là-bas. Je reçois encore des messages de Roumain qui m’encouragent. C’est de ces liens que m’est venue la motivation de représenter la Roumanie à l’Eurovision. »

    Vers la mi-janvier, Olivier Kaye défendra son titre sur la TVR, première chaîne de télévision roumaine. « Je me suis qualifié pour les demi-finales. Il reste 24 concurrents en lice. Je pense avoir mes chances. Surtout grâce au succès du concours que j’ai remporté ».

    Cette chance, cette opportunité professionnelle supplémentaire, Olivier Kaye compte bien la saisir. « Ce serait vraiment génial d’être choisi. Ce serait pour moi une belle façon de remercier le public roumain pour son formidable accueil. » VINCENT ARENA