Théâtre - Page 3

  • "Ce que disent les Liégeois": le 5e épisode est diponible sur le web !

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    Et en à peine une heure ce mardi, ce cinquième épisode comptait déjà plus de 10.000 vues sur le coup de midi. « Je ne pensais pas réaliser autant d’épisodes », nous confie Pierre Ligot. « Mais il y a tellement d’expressions liégeoises que je ne pouvais pas m’arrêter après le succès du premier. »

     

     

     

    Véritable phénomène sur les réseaux sociaux, principalement sur Facebook et YouTube, ces capsules humoristiques en format court rencontrent à chaque volet un véritable raz-de-marée auprès des Liégeois sur la toile. «  J’ai carrément une bible chez moi où je note toutes mes idées au fur et à mesure. Je note ce que j’entends dans la vie de tous les jours. Et je peux vous assurer que j’ai encore de la matière. »

    De là à déjà penser à un sixième épisode… «  Je ne sais pas si l’aventure continuera. Je travaille actuellement sur mon nouveau projet. Une série humoristique qui sera diffusée dès le printemps prochain exclusivement sur internet. Mais on ne sait jamais. »

    Avec les Dardenne et Bouli Lanners ?

    Les quatre premiers épisodes de cette saga dédiée aux expressions liégeoises comptent plus de 7,5 millions de vues sur internet. « C’est dingue ! L’engouement des gens est incroyable. Ici, en à peine une heure, ce nouvel épisode avait déjà été vu plus de 10.000 fois. C’est grâce aux frères Taloche qui ont apprécié mon travail que Virginie Hocq a accepté de jouer le jeu. Avec Martin Charlier, ce sont les deux nouveaux invités de ce cinquième volet. »

    Et à qui peut-on s’attendre pour un éventuel sixième opus ? « Ce serait très drôle de faire tourner les réalisateurs liégeois, les frères Dardenne et Bouli Lanners. » Voilà un appel du pied qui est désormais lancé. VINCENT ARENA

  • Une nouvelle série sur le Web pour le Liégeois Pierre Ligot

    « La Boîte de Pierre Ligot » est une nouvelle série destinée au Web et dédiée à l’humour. Nous avons assisté au tournage du premier épisode en compagnie des comédiens Edouard Montoute et Sarah Grosjean.

    C’est dans une chambre d’hôtel du nouveau Van der Valk à Liège que nous avons retrouvé Pierre Ligot entouré de son équipe. « Je connais son univers, ça me correspond bien et je lui fais confiance », nous confie Sarah Grosjean, une des « Poufs » du Grand Cactus sur la Une. « Ce genre de tournage, c’est ce que je préfère. Et puis, c’est très facile de tourner avec Edouard Montoute. » Le comédien français (« Taxi », « Astérix et Cléopâtre ») est désormais un habitué de notre Cité ardente. « C’est grâce au Festival du film de comédie et à mon ami Adrien François que j’ai rencontré Pierre Ligot. J’avais déjà vu sa tronche sur ses vidéos. Quand il m’a envoyé le scénario, ça m’a donné envie de revenir à Liège. C’est une vraie récréation pour moi. »

     

    À 40 ans, Pierre Ligot s’est fait connaître du public grâce à ses capsules diffusées sur le net. « Ce que disent les Liégeois » ont été vues 8 millions de fois. « Cette nouvelle série, c’est un peu comme une sorte de boîte à idées de tournage. C’est un format très court dédié à l’humour décalé et absurde. J’y traite de la relation entre les hommes et les femmes, les relations de couples, mais aussi l’amitié entre les filles et entre les mecs. »

    Si le format reste court et exclusivement destiné à internet, principalement sur You Tube et Facebook, la forme sera néanmoins quelque peu différente. « Avec cette série, je vais proposer des scènes plus qualitatives. Un peu comme si elles sortaient d’un film. Le système narratif sera identique aux codes du cinéma. » Prévue pour le printemps prochain, la série verra défiler de nombreux comédiens dans les prochaines semaines.

    En marge de sa série, Pierre Ligot finalise actuellement l’arrivée de son propre théâtre. « Il devrait ouvrir ses portes à la rentrée, en septembre prochain rue Libotte à Liège. Il se nommera le théâtre Beliart, comme ma société de production. Mon but étant de continuer à développer mes activités autour de mon univers, au théâtre comme sur les écrans, pour un jour pouvoir réaliser mon propre film. » VINCENT ARENA

  • En 2018, Renaud Rutten a dépassé les frontières liégeoises

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    2018 est sans conteste l’année de la consécration pour Renaud Rutten. L’humoriste et comédien liégeois a clairement passé un palier en cette année. En marge de ses nombreux spectacles qui affichent désormais tous « complet », il est enfin sorti de nos frontières liégeoises. Un spectacle sur scène en duo avec Jean-Marie Bigard, un premier rôle dans un long-métrage au cinéma et, cerise sur le gâteau, une place d’invité dans le canapé rouge chez Michel Drucker pour Noël.

    Peut-on dire que 2018 est votre année ?

    Ce fut en effet une très belle année marquée par de jolies rencontres. Je pense que la vie est faite de petits tremplins. Le passage chez Michel Drucker en fait partie. Nous sommes très peu de Liégeois à y être passés. Mais ma carrière ne s’arrête pas là. Je suis par exemple très fier de mon premier film « Les Grands Seigneurs ».

    Est-ce une année où la chance vous a souri ?

    Jacques Brel disait que la chance n’existe pas, il faut juste s’y préparer. Les gens ne s’en rendent peut-être pas compte, mais il y a des années de travail derrière cet aboutissement. Ce qui m’arrive aujourd’hui est le fruit d’années de labeur et de beaucoup de travail. J’aime tout particulièrement cette phrase : « Le succès n’arrive avant le travail que dans le dictionnaire. » Les gens pensent que des artistes comme Arnaud Tsamère ou Jérémy Ferrari ont connu de suite le succès. Pour bien les connaître, je peux vous assurer qu’il y a des années de travail en amont avant de connaître un tel succès.

    Vous avez connu vos années de galère…

    Absolument ! Je peux dire que j’ai mangé mon pain noir. Je me suis pris des claques dans la gueule. Je me souviens d’un spectacle il y a des années du côté de Welkenraedt, du temps de « La Bande de Contact ». Je m’étais pris un four. Il y a 20 ans, je suis parti jouer à Paris au petit Point-Virgule. A l’époque, je jouais tous les soirs devant quatre personnes. Ma plus grande fierté, c’est d’y revenir en 2019 avec Jean-Marie Bigard au Grand Point-Virgule dans une salle comble.

    Avez-vous encore aujourd’hui des appréhensions, des moments de doute ?

    Je suis quelqu’un de positif. Je suis plutôt dans une bonne passe. Mais on ne peut pas s’empêcher de penser que ça peut s’arrêter du jour au lendemain. Les gens, le public, sont adorables. Mais ils peuvent aussi être cruels. Ils aiment m’associer aux blagues ou aux publicités. J’assume complètement. Mais j’ai aussi envie qu’on se souvienne de moi pour autre chose. Je suis surtout très fier d’avoir tourné dans Braquo, Le Petit Nicolas, Zone Blanche ou encore Dikkenek. J’aime le cinéma. Et je ne veux pas me limiter à « Kedodo ».

    Comment appréhendez-vous la critique ?

    Je l’accepte et je trouve même ça normal. Si c’est fait intelligemment, j’aime la critique. Une critique intelligente peut être très constructive.

    Avez-vous une référence dans le métier ?

    Je suis très admiratif de la carrière de Michel Serrault. Il arrivait à alterner les genres sans être cloisonné dans son rôle de « La Cage aux Folles ».

    Que pensez-vous de Louis de Funès qui a connu la gloire et la reconnaissance sur le tard ?

    Je pense que c’est encore possible aujourd’hui. J’y crois. Ce qui est formidable dans ce métier, c’est qu’il suffirait d’un premier rôle marquant pour passer un autre palier. Mon ami José Garcia en est un bel exemple. Il a connu une ascension fulgurante. En deux ans à peine, il est devenu bankable. Peu de gens le savent, mais je vous avoue que je passe encore aujourd’hui des castings tous les quinze jours à Paris où l’on me dit non.

    Une envie pour 2019 ?

    Continuer à progresser. Je ne souhaite pas nécessairement être plus drôle. Mais pouvoir avoir encore plus de choix et plus de liberté dans mon travail. Pouvoir choisir est le vrai aboutissement dans ce métier. Pouvoir choisir la manière de le faire et surtout continuer à prendre autant de plaisir.

    Un rêve ultime ?

    J’apprécie tout particulièrement Jean Dujardin. Ou encore Omar Sy qui me fait beaucoup rire. J’adorerais jouer à leur côté. VINCENT ARENA

     

    Son année 2018

    Les Gilets Jaunes. On ne peut pas passer à côté. Je pense qu’il est normal que les gens s’offusquent. Mais nous n’avons pas toujours la bonne manière de faire. Le fanatisme et les débordements sont toujours dérangeants.

    La Coupe du Monde de football. Je suis en admiration devant le parcours des Diables Rouges. Que ce soit en football ou en hockey, nous sommes désormais connus dans le monde entier grâce à eux, alors que nous ne sommes qu’un petit pays. J’ai vraiment vibré avec les Diables durant cet été.

    L’héritage de Johnny Hallyday. Toute cette merde, cet étalage public, j’estime que c’est de l’irrespect envers l’artiste. J’étais fan et je pense que tout ça l’aurait gonflé. Je ne sais pas qui a raison et qui a tort, mais on en entend trop parlé.

     

    Ses coups de cœur

    Un disque. Diana Krall, c’est du jazz.

    Une série. Je suis fan de « La Casa de Papel ».

    Une émission de TV. « Objectif Top Chef ». Je trouve que Philippe Etchebest possède un énorme charisme.

    Un humoriste. Frayssinet et Haroun. Deux belles découvertes.

    Une BD. « Zaï, Zaï, Zaï, Zaï ». J’en ai pleuré de rire.

    Un jeu vidéo. « Toy Blast ». J’adore y jouer dans ma loge sur mon téléphone.