Chanson

  • Pierre Theunis fête ses 40 ans de carrière au Forum de Liège

    Papa de deux garçons de 32 et 17 ans, Pierre Theunis est désormais un jeune grand-père de 57 ans qui peut se targuer d’une carrière artistique de 40 ans! « Mon père m’a donné mon premier cachet d’artiste à 17 ans. » Mais c’est, enfant, du haut de ses 10 ans et avec ses parents, que Pierre a commencé son écolage de la scène en portant les câbles et les caisses de matériel. « Nous travaillons depuis toujours en famille. A l’époque, j’accompagnais mes parents qui faisaient de la revue. Ils avaient créé la Compagnie Mosane, une troupe itinérante. Ma mère, chanteuse lyrique, a chanté pendant dix ans à l’Opéra Royal de Wallonie. Mon frère, Jacky Valentin, était chanteur, ma sœur dansait et moi je jouais de la batterie et de la basse. Bref, tout se faisait en famille. »

    Notre homme décide ensuite de voler de ses propres ailes en solo. Il anime les chaudes soirées des Caves de Porto au centre-ville puis, ouvre son propre établissement à Robermont. Le « Music Hall » connaîtra ses heures de gloire de 1992 à 2000. « Je me considère aujourd’hui comme un humoriste et fantaisiste multi-instrumentiste. J’aime allier musique et humour sur scène. »

    Dans les années 80, Pierre collabore avec la RTBF et accompagne sur scène Patrick Bruel, Sacha Distel, Gérard Lenorman, Julien Clerc, Maurane ou encore Pierre Rapsat. « C’était une chance et un véritable honneur de pouvoir rencontrer et partager tous ces moments sur scène avec de tels artistes. »

    De ces années de gloire s’en suit une belle aventure. En 1995, Pierre Theunis est choisi pour écrire et composer le titre « La Voix est Libre » que Frédéric Etherlinck défendra à l’Eurovision à Dublin sous les couleurs nationales. Deux ans plus tard, c’est en 1997 qu’il rencontre celle qui ne le quittera plus. A la ville comme sur scène, Betty La Ferrara est devenue sa partenaire de jeu, sa compagne, son binôme.

    « Comme mes parents avant moi, j’ai toujours conservé ces valeurs familiales. Être sur scène avec Betty, c’est un bonheur au quotidien. Nous menons tous nos projets ensemble. »

    Le vendredi 26 avril prochain, ils monteront main dans la main sur la scène du Forum de Liège pour un concert où plus de 1.300 places nt déjà été vendues (NDLR : il reste des places). « Je vais évoquer mes souvenirs, mes 40 ans de scène avec un hommage à mes parents. Betty, mais également huit fidèles musiciens, dont Emilio Raponi et Jean-Paul Furnémont, seront à mes côtés pendant plus de deux heures. Didier Boclinville se chargera de la présentation, à sa manière et il y aura des duos et des surprises. »

    Et demain ? C’est sur scène et uniquement sur scène que Pierre Theunis entrevoit l’avenir. « Je ne veux rien faire d’autre. Même si c’est très dur physiquement. Mais tant que je peux le faire, je continuerai le plus longtemps possible. »

    Betty La Ferrara: à la ville comme à la scène

    Pierre Theunis et Betty.jpgBetty La Ferrara partage la vie de Pierre Theunis depuis plus de 21 ans. Et depuis 15 ans, elle l’accompagne également sur scène. « Je l’ai rencontrée au Music Hall. Elle était toute jeune et venait chanter chez moi. Elle est ensuite venue prendre des cours de chant. Nous ne nous sommes plus jamais quittés. » Il faut dire que l’un ne va jamais sans l’autre. Au théâtre comme au chant, Betty assure. Actuellement, ils sont ensemble sur scène au café-théâtre La Bouch’Rit, rue Saint-Gilles à Liège, dans une comédie intitulée « Les Voisins 3 ».

    Une ultime suite qui rencontre comme toujours un joli succès auprès des Liégeois. Ensemble, ils ont eu un garçon de 17 ans. Parmi les proches de Pierre Theunis, on retrouve également les frères Saive, Jean-Michel et Philippe (qui gère les événements), mais également « La Bande des Liégeois », Renaud Rutten, Didier Boclinville et Alain Soreil.

    Ses souvenirs: «L’Eurovision à Dublin et le Music Hall»

    Son premier Forum : « C’était en 2006. Comme le dit souvent Michel Fugain, le Forum demeure pour moi la plus belle scène et le plus beau théâtre. »

    L’Eurovision de la chanson : « Une aventure extraordinaire qui date de 1995. Nous avions accompagné toute l’équipe à Dublin. Aujourd’hui encore, je reprends cette chanson sur scène lors de mes spectacles. »

    La Cage aux Folles : « Il y a quatre ans déjà. Toujours au Forum de Liège. Je faisais partie de la comédie musicale et 30 musiciens jouaient dans la fosse orchestre. »

    Le Music Hall : « Nous avons passé des soirées extraordinaire durant huit années de 1992 à 2000. Les amis et les artistes comme François Pirette passaient après leurs spectacles. On improvisait jusqu’au petit matin. »

    Les spectacles : « J’ai eu la chance de me produire un peu partout en Wallonie, à Bruxelles et même dans le nord de la France. » VINCENT ARENA

  • Marianne James au Voo Rire: "Je suis la vraie Tatie Jambon"

    Marianne, vous voilà dans un nouveau rôle, pourquoi ?

    Je n’attendais que ça ! J’ai tourné pendant onze années dans la peau de Maria Ulrika Von Glott, cette cantatrice allemande foldingue dans « L’Ultima Recital ». J’ai compris avec le temps que c’était trop long. Désormais, comme avec Miss Carpenter, je me limite à trois ans d’exploitation d’un personnage. C’est bien suffisant.

    Et cette fois, ce n’est pas un rôle de composition. Si ?

    Ah non ! Tatie Jambon, c’est vraiment moi ! Et je le suis aussi dans la vraie vie. Ce sont mes neveux qui m’ont surnommée comme ça.

    Mais pourquoi ?

    Leur maman possède un chien qui est… végan. Je lui donnais du jambon en cachette. Le toutou est tombé amoureux de moi et les enfants m’ont trouvé ce nom. Quand Valérie Bourre et Sébastien Buffet, à qui l’on doit les deux livres CD qui ont donné vie à ce spectacle, ont entendu mon histoire à la radio, ils ont décidé de créer ce personnage pour moi.

    On vous sent désormais épanouie…

    Je vous rassure, je n’étais pas schizophrène. Les autres personnages que j’ai incarnés par le passé ne me ressemblaient pas. Ici, j’ose le dire et je le revendique même : c’est moi ! Tatie Jambon dit ce que je pense. Dans ses amours comme dans ses excès, je lui ressemble en tous points.

    C’est un spectacle pour enfants ?

    Oui, mais pas que. C’est une fable moderne. Et avant tout un concert ! La scénographie, ce sont les musiciens, le groupe. Il s’adresse aux enfants à partir de 4 ans mais aussi aux adultes. On embarque toute la famille avec des thèmes d’actualité. On y aborde, avec pédagogie et psychologie, des sujets sociétaux comme le droit à la différence qui me tient tout particulièrement à cœur.

    À cause des rondeurs que vous assumez ?

    Comme le personnage dessiné sur l’affiche, je voulais qu’on voie ses formes, ses rondeurs, son ventre. Elle me ressemble. Et comme j’assume mes rondeurs et ma différence, je voulais que ça se retrouve aussi sur l’affiche. Ma volonté est de décomplexer les enfants.

    Quel est le retour des plus petits ?

    Ils comprennent tout, même par le rire ! Ils viennent d’ailleurs m’en parler après le concert. Le rire, c’est très sérieux. Les enfants sont les citoyens de demain.

    Un mot sur le festival Voo Rire ?

    Qui n’est pas ami avec les frères Taloche ? Je suis très heureuse qu’ils aient pensé à moi pour leur festival. Cette invitation, elle ne se refuse pas.

    Votre Belgique, c’est aussi celle de Maurane…

    Je ne peux pas admettre qu’elle soit partie. Elle me manque. Elle venait souvent me voir sur scène. Nous nous sommes liées d’amitié très vite. On m’a d’ailleurs reproché à mes débuts d’avoir la même voix qu’elle. C’est ce qui m’a poussée vers l’humour.

    Va-t-on vous revoir dans « La France à un incroyable talent » ?

    Rien n’est encore décidé. Mais ça se discute en coulisses pour le moment. On pensait ce concept enterré. Qui aurait cru que cette 13e saison allait être un aussi beau succès ? Je suis très fière d’en avoir fait partie.

    Selon vous, peut-on encore continuer à rire de tout ?

    On ne peut pas empêcher les gens de parler sur internet. Malheureusement, on ne sait jamais qui se cache derrière un écran. Mais je pense que nous devons continuer à parler et à rire de tout sur scène en tant qu’artistes. Sinon, la vie serait bien triste.

    Que pensez-vous de la polémique sur Michael Jackson ?

    Tout ça me rend triste. Il y a tellement d’argent en jeu que je reste très mitigée. Je continue de l’écouter. Il demeure un artiste majeur et sa musique me donne une force dingue depuis toujours. VINCENT ARENA

  • Adamo présent pour les 40 ans du festival de la chanson italienne

     

     

    « En 40 ans, ce concert de Salvatore Adamo est certainement mon plus cadeau », commentait ému Rocco de Primis, le fondateur du plus vieux festival italien soutenu par radio Hitalia. « Au départ, il devait juste nous honorer de sa présence. Mais il aura finalement improvisé un véritable récital sur scène avec ses musiciens. Venant d’un artiste comme lui, c’est un grand honneur pour la communauté italienne et la ville de Liège. »

    Il ne restait plus une place dans la salle du Palais des Congrès où 500 personnes s’étaient donné rendez-vous pour célébrer la langue italienne. De nombreuses personnalités politiques comme Marie Arena, Frédéric Daerden, Jean-Claude Marcourt et Marc Tarabella avaient fait le déplacement. Mario Barravecchia, président du jury, la chanteuse italienne Marcela Bella et les dix candidats en lice se sont succédé sur scène.

    Et c’est la Liégeoise Julie Carpino, finaliste de l’émission The Voice Belgique en 2014, qui a remporté le concours. « Elle rencontrera prochainement à l’ambassade d’Italie à Bruxelles le dernier gagnant du festival de San Remo », conclut Rocco de Primis. « Une belle reconnaissance pour notre événement. » VINCENT ARENA