Danse

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  • Le Cube à Barchon ferme ses portes après 7 ans

    Le Cube proposait depuis sept ans plusieurs événements chaque mois, dont des soirées clubbing. Ne pouvant plus assurer les charges locatives, ses deux patrons ont décidé de jeter l’éponge et cherchent un nouveau locataire.

    Doté d’une surface de 880m² et pouvant accueillir plus de 500 personnes, Le Cube à Barchon était le cadre depuis sept ans de plusieurs événements. Des ventes de vêtements, un salon du rhum, des cours de danse, des après-midis « Handiscothèque » destinées aux personnes handicapées tous les premiers mercredis du mois, mais aussi des soirées clubbing deux samedis par mois.

    A l’arrêt total depuis dix mois, Digger et Max ont décidé de mettre un terme définitif aux activités du Cube. « Nous ne pouvons plus supporter le loyer. Sans pouvoir exploiter les lieux, ce n’est plus viable. » Le restaurant d’ambiance « Au Bout La Bas » (NLDR : partie attenante au Cube) poursuivra quant à lui ses activités. « Nous avons reçu des aides pour la partie Horeca. Nous continuons à proposer des plats à emporter du jeudi au samedi et nous ouvrirons dès que nous serons autorisés à le faire. Par contre, aucune aide ne nous a été attribuée pour la partie événementielle. Nous avons fait appel à l’ASBL Blegny Move. Mais sans succès. »

    Les lieux dédiés au clubbing et aux événements se meurent et deviennent une denrée rare en région liégeoise. « Lors de sa création il y a sept ans, cette salle polyvalente était venue répondre à une réelle demande. Mais nous sommes conscients que nos soirées ne pourront pas reprendre avant un an. Notre propriétaire a été compréhensif en réduisant notre loyer. Mais les aides étant insuffisantes, nous ne pouvons plus assumer que la moitié de nos charges. »

    Quand à l’avenir des lieux, les paris sont ouverts. « Nous disposons encore du bail de location. L’endroit est donc disponible pour un éventuel nouveau locataire qui souhaiterait l’exploiter dans un autre domaine. » En attendant, l'hécatombe continue dans le milieu de la nuit. Un nouveau coup dur dans cette crise pour le secteur de l’événementiel qui perd à nouveau l'un de ses bastions. VINCENT ARENA

  • Soutenons la culture: interview de Jonathan Minette (Euro-Musique)

    Où en est la situation de votre société ?

    Depuis notre prestation le 7 mars dernier au Forum avec Pierre Theunis, nous sommes pratiquement à l’arrêt complet. Nous avons eu la chance de pouvoir un peu travailler durant l’été sur de petits événements dans les règles sanitaires. J’emploie deux personnes à temps plein qui sont aujourd’hui au chômage technique. Je peux les rappeler si nécessaire pour des prestations sporadiques. La mise en place de ce chômage « Corona » est une bonne chose.

    Quel est votre quotidien aujourd’hui ?

    Je passe deux heures par jour au bureau pour assurer le côté administratif. Nous essayons de continuer à travailler un peu en diversifiant notre offre. Nous effectuons le transport de décorations de Noël pour les galeries commerciales. Un de mes employés œuvre à la Cour de Justice de l’Union européenne au Luxembourg où il assure le bon fonctionnement des audiences. Il m’arrive aussi parfois de louer un piano à Typh Barrow ou Alice on the roof pour leurs enregistrements à la télévision.

    Peut-on évaluer vos pertes ?

    Financièrement, elles s’élèvent à plus de 80 %. Mais il y a aussi la perte d’énergie pour essayer de subsister qui est énorme. À l’heure actuelle, nous n’avons plus aucune garantie sur notre avenir.

    Quelles sont vos perspectives ?

    Nous bénéficions des aides de la Région wallonne. Mais ce n’est malheureusement qu’une goutte d’eau dans notre océan. Actuellement, nous puisons dans nos réserves. Nous devrons trouver des alternatives à court et moyen termes. L’action nationale « Sound Of Silence » s’est ralliée à l’Event Confédération qui rassemble désormais d’autres fédérations qui défendent les intérêts des secteurs liés à l’événementiel. On espère ainsi obtenir de nouvelles aides.

    Comment envisagez-vous l’avenir ?

    C’est très compliqué. Aucune perspective de relance n’étant établie pour la culture. Nous travaillons sur l’année 2021, mais sans garantie que les festivals auront lieu l’été prochain. Nous venons de signer un contrat pour une éventuelle tournée en Asie et des représentations au Japon en 2022. En espérant que l’on puisse assurer le contrat. VINCENT ARENA

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