Festivals

  • Des concerts en pleine nature au Hou’tain Rock Festival

    On dit que la chance sourit aux audacieux. Chaque année depuis 2014, le Hou’tain Rock Festival développe une approche qui lui est propre : une affiche éclectique et pointue, des prix incroyablement démocratiques et un cadre aussi verdoyant qu’inédit, la salle « Les Vrais Amis » dans le petit village de Houtain-Saint-Siméon. Un peu casse-gueule sur papier, la formule recueille pourtant un franc-succès. La preuve que le public liégeois est avide de découvertes et de concepts originaux.

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  • Un hommage à Belmondo au prochain festival du film policier

    Une flopée de vedettes du grand écran sont déjà passées par Liège à l’occasion de ce festival. Alain Delon, Paul-Michael Glaser, Michel Galabru, Georges Lautner, Jean-Marie Poiré, Robert Hossein, ou encore Claude Brasseur en ont été les invités.

    Cette année, c’est l’actrice Nathalie Baye qui a été désignée présidente du jury long métrage. « Nous comptons désormais six jurys, dont deux officiels », explique le directeur du festival, Cédric Monnoye. « Nous lançons une nouvelle compétition officielle dédiée aux séries policières. L’idée est de surfer sur la nouvelle vague des séries qui sont désormais légion à la télévision. Il est donc logique que nous nous y intéressions. Il y aura huit séries inédites en compétition afin que le festival puisse servir de tremplin. Nous devrons certainement trouver notre public. Nous nous sommes fixés trois ans. »

    Mais Nathalie Baye ne devrait pas être la seule attraction de cette 13e édition. Pour la première fois en 13 ans, ce festival rendra hommage au monument Jean-Paul Belmondo. « Nous ne l’avions pas encore mis à l’honneur. C’est au travers de trois de ses films cultes, sur le genre policier, que nous le ferons cette année avec une soirée spéciale. » Des classiques du genre, « À bout de souffle », « Le Doulos » et « 100.000 Dollars au soleil » seront projetés dans les salles obscures.

    Belmondo à Liège

    Et il se chuchote que Jean-Paul Belmondo pourrait être de la partie en Cité ardente lors de cette soirée. « Nous y travaillons et vous donnerons la réponse dans deux semaines », lâche Cédric Monnoye.

    Parmi les invités, nous pointerons également l’acteur américain Antonio Fargas, alias Huggy les bons tuyaux dans « Starsky et Hutch ». Il sera quant à lui présent lors d’un focus sur le courant culturel des années 70 « Blacksploitation ».

    En marge du festival, toutes les activités habituelles (Le Grand Procès, la nuit du court-métrage, les documentaires) seront proposées durant ces quatre jours au centre-ville. « Nous organiserons également pour la première fois une cérémonie qui récompensera les figurants du cinéma. Avec ces nouveautés, notre volonté est de continuer à grandir. Ceci avec l’espoir d’accueillir 12.000 personnes dans les salles durant le festival. »

    VINCENT ARENA

  • Marianne James au Voo Rire: "Je suis la vraie Tatie Jambon"

    Marianne, vous voilà dans un nouveau rôle, pourquoi ?

    Je n’attendais que ça ! J’ai tourné pendant onze années dans la peau de Maria Ulrika Von Glott, cette cantatrice allemande foldingue dans « L’Ultima Recital ». J’ai compris avec le temps que c’était trop long. Désormais, comme avec Miss Carpenter, je me limite à trois ans d’exploitation d’un personnage. C’est bien suffisant.

    Et cette fois, ce n’est pas un rôle de composition. Si ?

    Ah non ! Tatie Jambon, c’est vraiment moi ! Et je le suis aussi dans la vraie vie. Ce sont mes neveux qui m’ont surnommée comme ça.

    Mais pourquoi ?

    Leur maman possède un chien qui est… végan. Je lui donnais du jambon en cachette. Le toutou est tombé amoureux de moi et les enfants m’ont trouvé ce nom. Quand Valérie Bourre et Sébastien Buffet, à qui l’on doit les deux livres CD qui ont donné vie à ce spectacle, ont entendu mon histoire à la radio, ils ont décidé de créer ce personnage pour moi.

    On vous sent désormais épanouie…

    Je vous rassure, je n’étais pas schizophrène. Les autres personnages que j’ai incarnés par le passé ne me ressemblaient pas. Ici, j’ose le dire et je le revendique même : c’est moi ! Tatie Jambon dit ce que je pense. Dans ses amours comme dans ses excès, je lui ressemble en tous points.

    C’est un spectacle pour enfants ?

    Oui, mais pas que. C’est une fable moderne. Et avant tout un concert ! La scénographie, ce sont les musiciens, le groupe. Il s’adresse aux enfants à partir de 4 ans mais aussi aux adultes. On embarque toute la famille avec des thèmes d’actualité. On y aborde, avec pédagogie et psychologie, des sujets sociétaux comme le droit à la différence qui me tient tout particulièrement à cœur.

    À cause des rondeurs que vous assumez ?

    Comme le personnage dessiné sur l’affiche, je voulais qu’on voie ses formes, ses rondeurs, son ventre. Elle me ressemble. Et comme j’assume mes rondeurs et ma différence, je voulais que ça se retrouve aussi sur l’affiche. Ma volonté est de décomplexer les enfants.

    Quel est le retour des plus petits ?

    Ils comprennent tout, même par le rire ! Ils viennent d’ailleurs m’en parler après le concert. Le rire, c’est très sérieux. Les enfants sont les citoyens de demain.

    Un mot sur le festival Voo Rire ?

    Qui n’est pas ami avec les frères Taloche ? Je suis très heureuse qu’ils aient pensé à moi pour leur festival. Cette invitation, elle ne se refuse pas.

    Votre Belgique, c’est aussi celle de Maurane…

    Je ne peux pas admettre qu’elle soit partie. Elle me manque. Elle venait souvent me voir sur scène. Nous nous sommes liées d’amitié très vite. On m’a d’ailleurs reproché à mes débuts d’avoir la même voix qu’elle. C’est ce qui m’a poussée vers l’humour.

    Va-t-on vous revoir dans « La France à un incroyable talent » ?

    Rien n’est encore décidé. Mais ça se discute en coulisses pour le moment. On pensait ce concept enterré. Qui aurait cru que cette 13e saison allait être un aussi beau succès ? Je suis très fière d’en avoir fait partie.

    Selon vous, peut-on encore continuer à rire de tout ?

    On ne peut pas empêcher les gens de parler sur internet. Malheureusement, on ne sait jamais qui se cache derrière un écran. Mais je pense que nous devons continuer à parler et à rire de tout sur scène en tant qu’artistes. Sinon, la vie serait bien triste.

    Que pensez-vous de la polémique sur Michael Jackson ?

    Tout ça me rend triste. Il y a tellement d’argent en jeu que je reste très mitigée. Je continue de l’écouter. Il demeure un artiste majeur et sa musique me donne une force dingue depuis toujours. VINCENT ARENA