Fêtes populaires

  • Concerts: «Un soir au château» avec Suarez en tête d’affiche

    Si la situation demeure compliquée pour l’événementiel, plusieurs projets commencent à voir le jour. « Un soir au château » est une initiative de deux sociétés liégeoises spécialisées dans la sonorisation. «Avec le beau temps, nous espérons atteindre la capacité maximale de 400 personnes », annonce Jonathan Minette qui propose une formule concert exclusivement assise dans le parc et la grande prairie du château de Waroux à Alleur. «Nous placerons des tables dans la prairie, chacune espacée de deux mètres. Les gens disposeront de chaises pour aller se placer aux tables en respectant leur bulle respective. Le port du masque sera obligatoire jusqu’à la table. »

    pierre-theunis-et-betty-la-ferrara-nouveau-spectacle_597094.jpgAu programme des trois jours, Pierre Theunis et Betty La Ferrara samedi à 20h30, le groupe Suarez samedi soir à la même heure et les 98% le dimanche à 16h suivis de Goldmanmania à 19h. Il reste des places pour le vendredi (25€) et le samedi (30€) et quelques dernières places pour le dimanche (25€). Un « pass » est également proposé pour les trois jours au prix de 67,50€.

    f1f0285c-ffe4-11e9-9a45-05d5cb61e454_original.jpg12a5defbf0beb1cf9d6abfe2287b924f15a8bdd9.jpg

     

    Infos et tickets : www.unsoirauchateau.be.

  • La Bouffonerie fête ses 10 ans!

    Créateur des lieux, Benoît Fontaine est au four et au moulin depuis dix ans. De l’accueil des clients à la scène, en passant par le service aux tables, il en est le créateur et l’emblématique patron. « Nous sommes les seuls à Liège à proposer un tel service. De l’arrivée au départ, le client ne quitte pas sa table. Nous lui proposons le service d’un véritable restaurant avec un spectacle vivant et humoristique pour accompagner le repas. »

    À la tête de la cuisine, le chef Cédric Semal a donné une nouvelle dimension au restaurant. « Nous avons désormais atteint un certain niveau également dans l’assiette. Nous proposons de la cuisine française mais toujours avec un ancrage local et liégeois. » Car tant sur scène qu’à table, La Bouffonerie revendique sa liégitude. « Nous travaillons le plus possible avec des produits locaux et des commerces de proximité. » Situé au 17 dans la rue Haute-Sauvenière, La Bouffonerie est le digne successeur de l’ancien Chez Sulon. « Notre volonté et de perpétuer l’esprit qui en a fait sa renommée. »

    Pour célébrer son 10e anniversaire, le restaurant proposera 10 soirées spéciales avec des créations et des invités sur scène du mardi 22 septembre au samedi 3 octobre. VINCENT ARENA

    Infos et réservations: www.labouffonnerie.be et 0479/211.676

  • Cent artistes, DJ’s et techniciens du son ont manifesté en silence place Saint-Lambert

    C’est une action nationale baptisée « Sound Of Silence » qui a été relayée sur le terrain par le secteur liégeois ce jeudi. Un mouvement né au nord du pays sur les réseaux sociaux et qui a rapidement été relayé aux quatre coins du pays.

     

    Sans perspective de reprise, ce secteur revendique des aides et des mesures claires. Le rendez-vous avait été donné ce jeudi à midi sur la place Saint-Lambert. Une action qui rappelle un peu le « SOS Assiettes Vides» lancés par l’Horeca qui a pu depuis reprendre ses activités sous conditions.

     

    C’est en silence et debout sur des « Flight Case » vides, symboles de tout un secteur oublié et à l’arrêt depuis mars, que l’événementiel liégeois est venu crier au secours. Ils étaient une bonne centaine.

     

    Dans la foule, des visages bien connus comme les chanteurs Pierre Theunis et Bob Basomboli des 98% Maximum Soul, des DJ’s, Olivier Soquette, Daniel Frère, ou Michel Depas, le directeur du Trocadero.

    Mais également de nombreux anonymes, des personnes de l’ombre, ces invisibles qui œuvrent jour et nuit en coulisses pour assurer le spectacle.

     

     

    Tous étaient réunis pour faire entendre leurs voix dans cette crise sanitaire où ils se sentent oubliés. Oubliés tant par les mesures floues appliquées à un secteur qui semble méconnu du grand public et des autorités, mais aussi par les aides octroyées jugées insuffisantes.

    Une minute de silence

     

    Après quelques notes de musique sur la chanson « Sound Of Silence » de Simon and Garfunkel, les personnes présentes ont respecté une minute de silence.

    Une croix orange arborait leurs masques en symbole d’un silence imposé depuis six mois à tout un secteur composé essentiellement d’indépendants empêchés d’exercer leur métier. Un mot, un sentiment revenait régulièrement dans la bouche des manifestants : «J’adore mon métier mais ce n’est pas un loisir ! C’est ce qui me permet de me nourrir et de nourrir ma famille. » Un avis partagé par toutes les personnes interrogées. Associé à un manque de reconnaissance des autorités, ce sentiment gronde au sein d’un secteur qui se sent oublié et qui réclame des aides importantes et des mesures claires afin de pouvoir redémarrer ses activités. Trois actions ont déjà eu lieu. La première sur les réseaux sociaux, une seconde sur le terrain avec des autocollants apposés sur des bâtiments à Bruxelles. Cette troisième action place Saint-Lambert devrait en appeler d’autres si la situation devait demeurer en état.

    VINCENT ARENA

    « Le flou artistique des mesures »

    Ali El Mekkedem.
    Ali El Mekkedem. - TVA

    Organisateur d’événements, Ali El Mekkedem gère sa société liégeoise du nom d’Alinéas.

    « Nous avons ressenti la crise dès février. Nous sommes à 5% de nos activités normales. Depuis le début de la crise, c’est le flou artistique. Cette crise a été gérée de manière journalière et non anticipative. Un événement ne se prépare pas à court terme. Mais en politique, chacun semble tirer la couverture. Nous sommes des travailleurs de l’ombre. Des invisibles. Certains autres secteurs semblent privilégiés. Il y a donc un sentiment de frustration. Car de nombreuses familles sont impactées. Nous demandons des perspectives, une date, ou alors une aide réelle. Si un autre secteur était impacté comme le nôtre, il y aurait eu d’autres moyens. » V.A.

    En culture, il y a nous aussi

    Le coordinateur.
    Le coordinateur. - TVA

    Gérant de la société Euro Musique et fournisseur de matériel audiovisuel, Jonathan Minette est le coordinateur de l’action à Liège. « C’est clairement un cri de détresse que nous lançons pour rappeler que nous existons. Et surtout, que nous ne disposons d’aucune perspective. On parle beaucoup de culture depuis quelques jours. Mais la culture ce n’est pas nous. La culture dont on parle, ce sont les théâtres subventionnés. L’événementiel, c’est des traiteurs, des services de gardiennage, des artistes, des DJ’s, des musiciens, des techniciens, des sociétés d’organisations d’événements. Des annonces ont été faites. Ce sont des lueurs d’espoir. Mais ce n’est pas suffisant. Ce n’est pas rentable ni viable à l’heure actuelle. Si nous ne sommes pas entendus, d’autres actions verront le jour et sont prévues. » V.A.

    Pierre Theunis: « Mon vrai métier, c’est la scène »

    Pierre Theunis
    Pierre Theunis - TVA

    « Nous avons tenté de rester créatif sur les raisons sociaux durant cette période très bizarre. Mon vrai métier, c’est la scène. Sans tous ces métiers de l’ombre, des artistes comme moi qui sommes dans la lumière, nous ne pourrions jamais y être. Nous sommes tous dans le même bateau. Je pense surtout aux personnes qui œuvrent dans le privé. On peut désormais remplir partiellement des salles. Mais ce n’est pas assez. Un organisateur fait son bénéfice sur le dernier quart de salle qu’il remplit. Tout est flou. Rien n’est clair. On ne sait pas où nous allons. Qu’on nous laisse pratiquer notre métier. C’est le mien depuis 35 ans. Je n’ai pas envie de faire autre chose. Nous avons besoin d’aides efficaces. » V.A.