La Meuse 04 - Page 3

  • Sorties: tout repart, sauf les discothèques et le clubbing !

    Totalement à l’arrêt depuis le 13 mars dernier, les discothèques, le monde de la nuit et tous ses acteurs affrontent une crise unique en son genre. DJ’s, serveurs, portiers, personnels de bar et autres gérants de discothèque n’entrevoient aucune issue et attendaient impatiemment l’annonce du CNS. Si un espoir demeurait envisagé ces derniers jours, ce dernier a fermé la porte à toute activité avant septembre prochain.

    JM.jpg« Ai-je encore le droit de réagir ? », s’interroge Jean-Marc Rodolfs. A la tête de deux discothèques bien connues des Liégeois depuis près de 38 ans, il gère les activités de l’Alhambra Club et du Barocco. « Ma première réaction est un dégoût total. Nous n’avons aucun autre choix que celui d’obtempérer. Notre secteur est non seulement oublié des autorités mais également totalement méconnu de nos dirigeants. Ce que je déplore surtout, c’est le flou artistique qui règne quand notre secteur est évoqué. Hormis la date butoir du 31 août, aucune autre date et aucun plan de relance ne sont envisagés. Même quand notre première ministre évoque le fait de nous aider lors de son allocution, aucune mesure claire n’est énoncée. »

    Au centre de l’actualité et du discours politique de ces derniers jours, les rassemblements spontanés et non autorisés comme celui de la place Flagey à Ixelles ont également retenu l’attention des professionnels du métier. « Des actions de ce type ont certainement influencé négativement l’avis des experts. Pour ma part, j’estime qu’il serait plus opportun et judicieux de les accepter dans un cadre professionnel et sécurisé. Quand on voit la tolérance accordée à d’autres secteurs comme les parcs de loisirs ou les centres de wellness, il y a de quoi se poser des questions. » Au même titre que le secteur de l’événementiel, les discothèques réclament un plan de travail et des dates pour travailler sur une éventuelle reprise. « Le quotidien et l’agenda d’une discothèque ne se gèrent pas en une semaine. Nous avons besoin d’un projet clair et précis de reprise afin de travailler sur notre plan de redémarrage. »

    Clubbing en plein air: «On va s’adapter»

    BB.jpgTony Vermiglio organise depuis plusieurs années divers événements clubbing itinérants comme la Beach Box et le festival électronique United Holi Colorz qui rassemblent des milliers de fêtards en plein air à Coronmeuse. Le CNS ayant autorisé pour cet été les événements culturels en plein air à raison d’un nombre limité de participants, mais de manière statique, il travaille sur la reprise. « On se dirige vers une édition de la Beach Box adaptée aux nouvelles mesures pour le mois d’août. Nous allons travailler sur la base du dernier texte de loi du CNS afin de nous adapter aux mesures de sécurité. Nous étudions la possibilité d’un concept extérieur, sans piste de danse, en format terrasse avec des espaces privatifs afin de respecter les distanciations sociales. Et surtout, limiter notre capacité d’accueil. » VINCENT ARENA

  • Première sortie pour Flak Records, le label du patron des Ardentes

    C’est l’histoire d’un coup de foudre artistique. Une rencontre tellement marquante qu’elle donne naissance à un nouveau départ. En janvier dernier, Jean-Christophe Renault invite Fabrice Lamproye au studio Dada à Bruxelles, où il enregistre son nouvel album. Aucun plan de carrière dans l’affaire, juste l’envie pour le musicien liégeois de partager ses nouvelles créations avec le patron des Ardentes. Très rapidement, les discussions s’orientent pourtant vers la création d’un label permettant à ces petits bijoux de voir le jour en vinyle. C’est désormais chose faite, avec la sortie d’un disque absolument ravissant tant dans la forme que dans le fond. Entretien croisé.

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  • Du théâtre en mode drive-in en juillet à la Courte Échelle

    Il fallait y penser. Si les théâtres ne peuvent bénéficier de la même tolérance que celle accordée aux cinémas ou aux transports en commun, à la Courte Échelle on a décidé de trouver une alternative en toute sécurité pour reprendre une activité publique. « Ce sera un événement atypique », annonce Luc Jaminet, le créateur et metteur en scène de ce spectacle intitulé « 2120 – Une comédie post-apocalyptique ».

    « Nous pourrons accueillir sept voitures dans notre cour qui nous sert de parking. Un lieu qui nous appartient et qui va se transformer en scène vivante. Les spectateurs demeureront dans leurs voitures du début à la fin du spectacle. Il y aura un espace scénique à l’avant. Mais les comédiens bougeront constamment et évolueront autour des voitures. Nous avons même imaginé un système de communication entre les comédiens et les occupants des voitures via leurs smartphones. »

    Située rue de Rotterdam à Liège, à proximité du parc d’Avroy, la Courte Échelle est un lieu culturel où les compagnies théâtrales amateurs s’organisent sous forme d’ateliers. « Nous accueillions des personnes de tous les âges. Des enfants aux seniors. Nous proposons une dynamique de créations collectives. Initialement prévus en mai et en juin, nos spectacles sont reportés aux mois de novembre et décembre prochain. »

    Luc Jaminet.jpgPour ce spectacle unique en son genre, une troupe de treize comédiens amateurs et intergénérationnels a été mobilisée. « Pour la première fois, nous avons travaillé de manière transversale avec des comédiens de 16 à 80 ans. Nous allons proposer aux spectateurs une véritable attraction foraine vivante, une machine à voyager dans le temps. Nous débuterons dans les années 60 pour se projeter jusqu’en 2120 dans un futur post-apocalyptique digne de l’univers de Mad Max. »

    Ce spectacle interactif inédit comportera sept histoires et autant de personnages. Il vous en coûtera 50€ par voiture avec un nombre illimité de passagers. À voir du 1er au 9 juillet, uniquement sur réservation. VINCENT ARENA

    Réservations au 04/229.39.39 ou via le site www.courte-echelle.be